LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

de la charité 4-LXXI

maxime le confesseurVoilà le trésor caché dans le champ de ton cœur, et que tu n'as pas trouvé à cause de ta paresse. Si tu l'avais trouvé, tu aurais certes tout vendu pour acheter ce champ. Mais tu as laissé le champ, tu cherches aux alentours du champ, où l'on ne trouve rien, que des ronces et des épines.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

de la charité 4-LXX

maxime le confesseurPuisque, selon le divin Apôtre, le Christ habite en nos cœurs par la foi et que, d'autre part, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont en Lui cachés, tous les trésors de la sagesse et de la connaissance sont dans nos cœurs, mais cachés. Ils se révèlent au cœur dans la mesure de la purification que chacun a réalisée par l'observation des commandements.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

maxime le confesseurCertains frères se croient exclus des grâces du saint Esprit. C'est qu'ils ignorent, à cause de leur négligence à pratiquer les commandements, que quiconque garde très pure la foi au Christ, possède en soi, en bloc, tous les dons divins. Notre paresse nous tenant éloignés de l'amour effectif pour Lui, qui nous manifeste les trésors divins cachés en nous, il est normal que nous nous croyions exclus des dons divins.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

Le 15 mai, nous célébrons la mémoire de notre Vénérable Père PACHOME le GRAND (1)

Notre bienheureux Père Pachôme naquit de parents païens en Haute Egypte, vers 292, mais dès son enfance il ressentit une vive répulsion à l'égard du culte idolâtre et montra un penchant naturel pour le bien. Enrôlé de force dans l'année lors de la campagne de Maximin-Daïa contre Licinius (312), il fut ému par l'attitude charitable des Chrétiens de Thèbes envers les conscrits que l'on traînait sans ménagement vers leur garnison comme des prisonniers. Aussitôt libéré, il fut baptisé au village de Schenesèt et, la nuit suivante, il vit une rosée descendre du ciel et se répandre sur sa tête, puis elle se condensa dans sa main droite et devint du miel qui s'écoula sur toute la terre. Il commença aussitôt à mener une vie ascétique, en se guidant selon sa conscience, et à servir les habitants du lieu, surtout lors d'une épidémie de peste. Au bout de trois ans, incommodé par la fréquentation des séculiers et mû désormais par un violent amour pour Dieu seul, il devint disciple d'un Saint vieillard, rude et austère, qui vivait en reclus en dehors du village : Saint Palamon (cf. 12 août).

Après l'avoir rudement éprouvé, celui-ci le revêtit de l'Habit monastique et lui enseigna à veiller comme il le faisait lui-même, la moitié de la nuit, et souvent la nuit entière, en récitant des passages de l'Ecriture Sainte, à jeûner tous les jours jusqu'au soir en été, et à ne manger en hiver qu'un jour sur deux ou trois, sans jamais consommer ni huile, ni vin, ni mets cuits. Leur Office liturgique consistait en cinquante groupes de Psaumes conclus par une prière pendant la nuit, et soixante pendant la joumée, sans compter le perpétuel souvenir de Dieu qu'ils entretenaient dans leur esprit et dans leur coeur, selon la recommandation de l'Apôtre (I Thess. 5:17).

Pour subvenir à leurs besoins, et surtout au soin des pauvres, ils tressaient des objets en fil, en poil ou en fibre de palmier, et travaillaient même pendant la nuit, en récitant la parole de Dieu, afin de lutter contre le sommeil. Si, malgré le travail manuel, le sommeil les accablait, ils se levaient et allaient transporter du sable dans des paniers, d'un endroit du désert à l'autre. Un jour de Pâques, Pachôme versa un peu d'huile sur le sel écrasé qui était leur nourriture habituelle. Palamon se frappant le visage, se mit alors à pleurer et dit : « Mon Seigneur est crucifié, et moi je mange de l'huile ! »

Pachôme supportait non seulement de bon gré la rigoureuse discipline du vieillard, mais il s'appliquait surtout à garder son cœur pur par une stricte vigilance sur ses pensées, dépensant toutes les ressources de son esprit à apprendre par coeur les paroles de Dieu afîn de les faire siennes. Il avait coutume de s'éloigner dans le désert pour prier ou de se tenir debout, la nuit entière, dans les tombeaux, en tendant les mains vers le ciel comme s'il était crucifié, et versant tant de sueur que le sol en devenait boueux à ses pieds. Pendant ces prières nocturnes les démons s'acharnaient contre lui et l'attaquaient ouvertement, mais l'homme de Dieu les couvrait de confusion en louant Dieu et en se moquant de leurs vains artifices. Comme leurs attaques se faisaient plus pressantes, il affligea davantage son corps et demanda à Dieu de lui retirer le sommeil jusqu'à ce qu'il remporte définitivement la victoire. Il fut exaucé et acquit dès lors une telle faveur auprès de Dieu, que son corps jouissait déjà en partie de l'incorruptibilité promise aux élus : il pouvait marcher sans danger sur les serpents et les scorpions, et traverser le Nil au milieu des crocodiles.

Au bout de quatre ans de luttes, la vision de la rosée céleste se renouvela, mais il attendit encore trois années avant de s'éloigner seul dans le désert. Lorsqu'il parvint à un lieu nommé Tabennêsis, sur la rive nord-est du Nil, il entendit une voix céleste qui lui ordonnait d'y rester pour y fonder un Monastère. Ayant obtenu l'autorisation de Palamon, juste avant son décès, Pachôme s'y installa et s'adonna seul à de grandes ascèses, jusqu'à ce que son frère aîné, Jean, vînt le rejoindre.

Mettant tout en commun, ils vivaient dans un grand renoncement et distribuaient aux pauvres le fruit de leur travail, en ne gardant que le strict nécessaire pour vivre : deux pains et un peu de sel par jour. A la fin de leur veille quotidienne, ils prenaient un peu de repos, assis, sans s'appuyer le dos au mur. Pendant le jour, ils s'exposaient aux ardeurs du soleil, gardant en esprit la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ et les épreuves des Martyrs.

Un jour un Ange de Dieu apparut à Pachôme pendant sa vigile et lui dit à trois reprises : « Pachôme, la volonté de Dieu est que tu serves la race des hommes, pour les réconcilier avec Lui. » Dès lors des hommes des villages environnants se rassemblèrent autour de lui pour mener ensemble la vie anachorétique : chacun vivait séparément, comme il l'entendait, et foumissait sa part pour les besoins matériels de la communauté. Pachôme se mettait humblement à leur service, préparait la nourriture qu'ils désiraient, recevait les hôtes et servait les frères quand ils étaient souffrants, alors qu'il se contentait pour lui-même de pain et de sel en tout temps. Ces hommes rudes ne lui montraient cependant aucun respect, ils méprisaient son humilité et se moquaient même de lui. L'homme de Dieu prit patience pendant cinq ans, jusqu'au jour où, après en avoir reçu l'ordre de Dieu au cours d'une nuit de prière, il leur imposa une règle de vie commune et chassa avec autorité tous ceux qui ne voulaient pas s'y conformer (2). De nouveaux candidats à la vie monastique s'étant présentés, Pachôme, après les avoir rudement éprouvés, leur imposa de vivre "selon les Ecritures", en mettant tout en commun, dans une parfaite égalité, à l'imitation de la communauté apostolique (cf. Actes 2). Se mettant à leur service comme auparavant, il leur enseignait à porter leur croix pour suivre le Christ et à n'avoir d'autre souci que de repasser dans leur esprit les paroles du Seigneur. On rapporte qu'un Ange, vêtu en moine, lui montra le modèle de leur habit et lui remit une tablette sur laquelle était inscrite la règle de la communauté. Elle prescrivait de donner à manger et à boire à chacun en fonction de sa constitution et de son travail, sans empêcher ceux qui voulaient pratiquer davantage l'ascèse. Ils devaient vivre dans des cellules séparées, regroupées en "maisons"(3) selon leurs affinités ou leurs occupations, et se réunir trois fois par jour pour adresser à Dieu douze groupes de Psaumes et de prières. Comme Pachôme objectait que cela ne faisait pas beaucoup de prières, l'Ange répondit : « Tout ce que je prescris c'est pour être sûr que même les petits pourront observer la règle sans découragement. Quant aux parfaits, ils n'ont pas besoin de loi, puisque dans leur cellule, ils consacrent leur vie entière à la contemplation de Dieu »(4).

Lorsque les frères atteignirent le nombre de cent, Pachôme leur bâtit une église dans le monastère; et, le dimanche, il invitait un Prêtre du village à venir célébrer la Divine Liturgie, car il refusait qu'aucun des moines ne soit ordonné Clerc, de crainte que la vaine gloire et la jalousie ne viennent rompre leur belle harmonie. Peu après sa consécration comme Archevêque d'Alexandrie, Saint Athanase rendit visite au monastère de Tabennêsis (329), mais Pachôme, ayant appris qu'on voulait l'ordonner Prêtre, se cacha jusqu'au départ du prélat.

La communauté, appelée par lui Koinonia' (5), devenant nombreuse, Pachôme désigna des frères affermis dans la vertu pour l'assister : l'un comme administrateur du service matériel, avec un second, d'autres comme responsables des "maisons"; d'autres encore étaient chargés du soin des malades, de la réception des hôtes ou de la vente à l'extérieur des produits fabriqués au monastère. Trois fois par semaine, Saint Pachôme instruisait lui-même l'ensemble de la communauté, en interprétant les Ecritures et, aux deux jours de jeûnes, les chefs des maisons faisaient à leur tour une catéchèse destinée à leurs moines respectifs.

La soeur de Pachôme, Marie, étant elle aussi venue le rejoindre, le Saint lui fit construire un monastère, dans le village, où de nombreuses soeurs se rassemblèrent pour y mener une vie toute semblable à celle des moines, guidées par un vieillard grave et avisé, nommé Pierre.

Le Saint recevait avec circonspection les candidats qui se présentaient et n'acceptait qu'un petit nombre de ceux qui avaient mené auparavant une vie impure ou avaient un caractère revêche, de peur qu'ils n'entraînassent les autres frères dans la perdition. Mais pour ceux d'entre eux qu'il acceptait, il luttait avec eux jour et nuit, afin de les tirer de l'asservissement aux passions. Lorsqu'il trouvait des moines rétifs, il essayait de les corriger et priait instamment pour eux, en ajoutant à ses jeûnes, ses veilles et ses macérations, afin qu'ils se repentissent et apprennent le mystère de la vie monastique et la paix que l'on tire de l'obéissance. Mais s'ils persistaient à contredire, il les renvoyait de la communauté, pour ne pas empêcher les autres frères de croître dans la crainte de Dieu. Une année, il renvoya ainsi jusqu'à cent moines, sur les trois cents que comportait la communauté.

Grâce à son don de clairvoyance, Saint Pachôme devinait les fautes et les pensées perverses des frères, et il savait les guérir avant qu'ils ne commettent le péché. Bien qu'il guérît des malades et délivrât des possédés, tant parmi les frères que parmi les séculiers qui se pressaient au monastère, il s'en remettait en tout à la volonté de Dieu et ne se fâchait jamais quand le Seigneur n'exauçait pas sa prière. Il enseignait que supérieures aux guérisons corporelles sont les guérisons spirituelles des âmes qui, de l'erreur ou de la négligence, parviennent à la connaissance du vrai Dieu et au repentir. Il ne demandait jamais à Dieu de recevoir des visions, car elles peuvent être une voie d'illusion, et disait : « Si tu vois un homme pur et humble, c'est une grande vision. Quoi de plus grand en effet que de voir Dieu invisible dans un homme visible, temple de Dieu. »

Même lorsqu'il était accablé par la maladie, le bienheureux refusait de se faire servir ou de s'accorder un quelconque soulagement. Il n'acceptait qu'un seul remède : le Nom du Seigneur, et enseignait aux malades par son exemple à supporter avec patience et actions de grâces leurs maux, afin de remporter une double couronne : celle de l'ascèse et de la patience dans les épreuves. Dans les maladies des frères, il savait discemer infailliblement celles qui étaient provoquées par les démons ou par un effet de leurs passions, et il leur enseignait à les vaincre par la bonne résolution de l'âme. Mais lorsqu'il s'agissait de véritables faiblesses du corps, il venait alors lui-même servir les malades et n'hésitait pas à donner à certains de la viande en nourriture, en dépit de l'usage monastique.

Le nombre des frères ne cessant de croÎtre, Pachôme alla fonder, à la suite d'une vision, un autre monastère, à Pabau (en copte : Phbôou), un peu en aval du Nil (environ 3 km de Tabennêsis). Il le fit construire très vaste et l'organisa de la même manière que Tabennêsis. Lorsque Pabau fut peuplé, le supérieur d'un monastère appelé Chenoboskion (Senesêt) demanda au Saint de placer sa communauté sous sa juridiction, avec les mêmes règles de vie. Pachôme s'y rendit avec quelques frères qu'il laissa là pour y instruire les moines sur la discipline de la Koinonia. Il fit de même pour le monastère de Monchôsis (Thmousons); puis, à la suite d'une nouvelle vision, il alla fonder un nouveau monastère à Tsè (Tasé). A la requête de l'Evêque de Panopolis (Smin), il en fonda un autre dans cette région, peinant lui-même avec les frères pour la construction des bâtiments. Peu après, un notable, Pétronios, (cf. 23 oct.) offrit le monastère qu'il avait fondé à Thbéou (Tébeu), dans la région de Diospolis. Saint Pachôme mit un certain Apollonios à la tête du monastère, et fit de Pétronios le supérieur d'une autre fondation : Tsmine (Tsménai), proche de Panopolis. Enfîn, après une nouvelle vision, il fonda un très grand monastère à Phnoum (Pichnoum), loin au sud, dans le désert de Snê. Cette vaste congrégation de neuf monastères et deux couvents féminins, comptait trois mille moines durant la vie de Saint Pachôme et jusqu'à sept mille par la suite. Tous y vivaient dans l'harmonie et la fidélité aux lois instituées par l'homme de Dieu. Chez eux il n'y avait aucun souci pour les affaires du monde et ils étaient constamment transportés au ciel, à cause de leur tranquillité (hésychia) et de leur genre de vie semblable à celle des Anges. Le Saint visitait fréquemment les uns et les autres, pour les instruire de la Parole de Dieu, corriger les égarements et encourager les frères à persévérer dans leurs combats. Il résidait habituellement au monastère de Pabau, où il vivait comme un simple moine, membre d'une "maison" et soumis à la discipline commune ; car, inébranlablement affermi sur le roc de l'humilité, il n'avait jamais eu la pensée qu'il était chef ou père des moines, mais seulement leur serviteur. En visite un jour à Tabennêsis, il s'assit pour le travail manuel et se laissa instruire par un enfant-moine qui lui reprochait de ne pas travaille r correctement.

L'économe du grand monastère de Pabau était chargé de superviser l'administration matérielle de la Koinonia : il recueillait les objets fabriqués dans les monastères et les desservait dans tous leurs besoins. Deux fois l'an, les frères se réunissaient à Pabau, pour célébrer la fête de Pâques tous ensemble et, au mois d'août, après la récolte, les intendants remettaient leurs comptes, et l'on procédait à la nomination de nouveaux responsables. Lorsque Pachôme n'avait pas le loisir de se rendre dans un monastère, il envoyait son disciple le plus cher, Théodore (cf. 16 mai), ou adressait une lettre à l'économe, écrite dans un langage secret, que lui seul pouvait comprendre. Il avait toujours le visage grave et triste, car Dieu lui avait accordé de contempler en vision les tourments éternels réservés aux pécheurs et aux moines indignes de leur profession, et c'est pourquoi, chaque fois qu'il prenait la parole, il avertissait ses disciples sur le Jugement à venir. Un jour, un moine négligent vint à mourir. Le Saint ordonna avec autorité de ne chanter ni office de funérailles ni d'offrir de sacrifice en sa mémoire, et il fit brûler ses vêtements, laissant tous les frères dans l'effroi pour leur correction.

Pendant une famine, l'homme de Dieu resta à jeun et dit : « Moi non plus je ne mangerai pas aussi longtemps que mes frères auront faim et ne trouveront pas de pain à manger », appliquant ainsi la parole de l'Apôtre : « Si un membre soutffre, tous les membres souffrent avec lui » (I Cor. 12:26).

La réputation de Saint Pachôme s'étant répandue dans toute l'Egypte, il advint que certains mirent en doute son charisme de clairvoyance et ses révélations. Convoqué à Latopolis (en 345) devant une assemblée d'Evêques qui le questionnèrent à ce sujet, Pachôme répondit que le Seigneur ne lui accordait pas constamment une telle grâce du discernement et de la clairvoyance des coeurs, mais seulement quand Il le voulait, pour l'édification de la Koinonia et le salut des âmes, et dans la mesure de sa propre soumission à la volonté de Dieu. Il fut innocenté et, rendant grâce à Dieu, déclara, à propos de cette épreuve et du nouvel exil de Saint Athanase : « Il nous faut soutenir toutes sortes d'épreuves, car cela ne nuit pas. »

Vers Pâques 346, une épidémie de peste se déclara dans la Koinonia et extermina plus de cent frères parmi les plus éminents. Le Saint fut atteint à son tour, mais refusa tout traitement particulier. Bien que son corps fût affaibli à l'extrême, ses yeux étaient flamboyants. Il passa les premiers jours de la Grande Semaine à prier le Seigneur pour que l'unité de la Koinonia ne soit pas rompue après sa mort. Puis, réunissant les frères, il les prit à témoin que, durant toute sa vie, il ne leur avait rien caché et avait vécu comme l'un d'entre eux, se conduisant envers tous comme un serviteur et comme une nourrice qui réchauffe ses enfants. Il ajouta que les règles et traditions qu'il avait instituées pour eux sous l'inspiration du Seigneur, étaient la seule voie pour obtenir le repos de l'âme et le salut éternel. Vers la Pentecôte, il désigna Pétronios, qui avait été lui aussi atteint par la maladie, comme successeur, puis ordonna aux frères de cesser leurs larmes, car l'ordre lui était venu du Seigneur d'aller rejoindre le séjour des Pères. Il ordonna avec grande sévérité à Théodore d'aller ensevelir son corps dans un endroit secret, afin qu'on ne lui offrît pas de culte, et l'exhorta à prendre soin des frères négligents. Il remit son âme apostolique à Dieu le 9 mai 346, à l'âge de soixante ans. A ce moment l'endroit fut agité d'un tremblement de terre, un parfum céleste se dégagea, et plusieurs anciens virent des troupes d'Anges escorter l'âme du Saint jusqu'au lieu de son repos.

Lorsque Saint Antoine le Grand apprit le décès de Saint Pachôme, dans son désert lointain, il le loua comme un nouvel Apôtre et fit les plus grands éloges de la vie cénobitique dont il avait été le fondateur. Répliquant à ceux qui lui disaient qu'il avait atteint une plus grande gloire dans la vie érémitique, il répondit que c'était par nécessité qu'il avait embrassé la vie solitaire, car il n'y avait pas alors de cénobion, et il ajouta : « Dans le Royaume des cieux, nous nous verrons l'un et l'autre, nous verrons tous les Pères et surtout notre Maître et notre Dieu Jésus-Christ. »

Après le décès de Saint Pachôme, Pétronios gouvema la Koinonia seulement quelques jours, avant de remettre lui aussi son âme à Dieu. Abba Horsièse (cf. 15 juin) fut alors désigné pour veiller au respect des traditions et assurer, à l'exemple de Pachôme, le ministère de la parole. Mais, à la suite de la révolte d'Apollonios, supérieur du monastère de Monchôsis, Horsièse démissionna et désigna Théodore comme supérieur à sa place. Après la disparition des premiers disciples de Saint Pachôme, les monastères de la Koinonia se développèrent grandement, tant en nombre qu'en biens matériels, mais cet éclat fut de courte durée et, après avoir été victimes de la décadence, ils furent ensuite emportés par les invasions des barbares. Les institutions, les règles écrites et surtout l'esprit du cénobitisme, dont Pachôme avait été le fondateur, furent néanmoins légués à l'Eglise comme la voie parfaite d'imitation de la communauté apostolique et comme une échelle dressée vers le Royaume des cieux (6).

1). Nous utilisons pour cette notice la Première Vie grecque, traduite par A. J. Festugière, Les Moines d'Orient IV/2, Paris, 1965, et les Vies coptes traduites par A. Veilleux in "Spiritualité orientale n° 38", Abbaye de Bellefontaine, 1984.
2). Cet épisode n'est rapporté que par une des Vies coptes.
3). Chaque maison comprenait de vingt à quarante moines.
4). Cet épisode de la Règle révélée par l'Ange n'apparaÎt que dans Pallade, Histoire Lausiaque, 34.
5). C'est-à-dire "Communion", terme qui évoque clairement que la communauté monastique est une image de l'Eglise en sa plénitude, en tant qu'assemblée eucharistique.
6). De manière paradoxale, les institutions pachômiennes ont laissé moins d'impact en Orient qu'en Occident, où elles furent diffusées grâce aux traductions de St. Jérôme et aux oeuvres de St. Cassien, qui avaient l'un et l'autre visité des monastères pachômiens du Delta du Nil.

 Mai 2008 


Monastère d'Optino

Lorsque nous voulons faire quelque chose, mais sommes incapables de le faire, alors aux yeux de Dieu qui connaît nos coeurs, c'est comme si nous avions accompli cette action. Ceci est vrai, que l'action projetée soit bonne ou mauvaise.

Saint Marc l'Ascète

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Quand un homme sait qu'il peut s'éloigner de Dieu comme une feuille tombe d'un arbre, alors il connaît le poids de son âme.

Saint Isaac le Syrien

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Par mes pensées, je suis tombé  parmi les larrons et maintenant je suis meurtri par eux et couvert de plaies. Tiens-toi près de moi, ô Christ mon sauveur et sauve-moi.

Saint André de Crête.

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La voie de l'humilité est celle du contrôle de soi, de la prière, et celle qui te fait te considérer comme inférieur à toutes les créatures.

Abba Sisoès

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Qu'il y ait en nous l'amour de la lumière et l'estime de la bonté, afin que comme si nous cheminions en plein jour, nous puissions désirer que nos œuvres resplendissent en présence de Dieu.

Saint  Ambroise de Milan

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Crois moi, quand je dis que je n'ai jamais été aussi sûr de mon coeur dans la paix que je ne le fus dans le temps de la persécution, car je crois fermement que si je mourrais pour le Christ et étant raffermi par Sa miséricorde, je trouverai plus grande miséricorde encore en Lui.

Saint Athanase le Grand

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Une femme sait qu'elle a conçu lorsqu'elle ne perd plus de sang. L'âme est ainsi, elle sait qu'elle a conçu le Saint Esprit, quand les passions cessent de s'écouler d'elle.

Abba Longin

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Notre humilité est notre plus sûr intercesseur devant la face de Dieu. C'est à force d'humilité et de pénitence que les derniers seront les premiers.

Saint Macaire d'Optino

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Force-toi à dire de nombreuses prières, car la prière est la lumière de ton âme.

Abba Isaïe le Solitaire

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Fortifions-nous et oeuvrons avec enthou

Saint Dorothée de Gaza

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Armons de courage nos intellects, fortifions nos âmes, préparons nos coeurs:  le combat est pour notre âme, notre espérance des réalités éternelles.

Saint Cyril de Jérusalem

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Le combat est nécessaire.

Saint Ignace ( Briantchaninov)

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Sache ceci, mon garçon, ce ne sont ni le jeûne, ni les veilles, ni les efforts corporels, ni tout autre action louable, mais un cœur et une âme humbles,simples et bons, voilà ce qui plait à Dieu et le fait apparaître devant nous.

Saint Syméon le Pieux

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Dans le monde, chaque chose est vendue a son prix, mais la promesse de la vie éternelle est acquise pour peu de chose.

Saint Antoine le Grand

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" Tout père spirituel et higoumène devrait  être comme l'escargot quand il veut punir quiconque et comme un dauphin quand il s'agit de pardonner. L'escargot chemine lentement, ainsi un père spirituel ne devrait-ilpas être prompt à punir quelqu'un. Le dauphin nage très rapidement dans l'océan et ainsi le père spirituel devrait immédiatement pardonner à quiconque se repent et corrige sa faute." 

Staretz Cléopas de Sihastria ( Roumanie)

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Je pleure, j'aime et je prie.

Saint Néomartyr André D'Oufa

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La mort est désirable pour ceux qui aiment Dieu, mais redoutable pour ceux qui ne sont pas préparés.

Staretz Parfeny

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Si tu veux prier comme on doit le faire, imite le joueur de tympanon: penchant la tête et inclinant l'oreille vers les cordes, il frappe les cordes avec art et se réjouit de la mélodie qu'il tire de leurs notes harmonieuses.

Saint Patriarche Kallistos

( Version Française Claude Lopez-Ginisty d'après diverses sources patristiques en traduction anglaise)

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Constantinople : résultats des discussions entre le patriarche Bartholomée et l’archevêque Jérôme (10 mai 2008).

Ieronoikoum Lors de la visite de l’archevêque d’Athènes à Constantinople, les délégations, dirigées par le patriarche œcuménique Bartholomée et l’archevêque d’Athènes Jérôme, ont discuté des relations entre les deux Eglises. A cette occasion, un communiqué commun a été publié dont nous vous proposons la traduction française :

« Dans le cadre de la visite de son éminence Mgr Jérôme, archevêque d’Athènes et de toute la Grèce, à Sa Sainteté le patriarche œcuménique selon la tradition établie, des pourparlers ont été menés. (…) Les discussions se sont déroulées dans une atmosphère de fraternité et de franchise, et de collaboration et solidarité harmonieuse confirmant les liens historiques et inébranlables entre les deux Eglises. Les questions suivantes ont été discutées :

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Un festival de chœurs orthodoxes à Paris

Img_1912 Ce dimanche 18 mai, de 14h30 jusqu'à environ 18h, aura lieu un festival de chœurs orthodoxes dans la paroisse roumaine des Saints Archanges, rue Jean de Beauvais à Paris dans le 5e arrondissement.

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Visite de Mgr Gabriel de Comane en Pologne

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L’archevêque Gabriel de Comane s’est rendu en Pologne du 9 au 13 mai afin de représenter le Patriarcat oecuménique de Constantinople aux cérémonies organisées par l’Eglise orthodoxe de Pologne à l’occasion du double jubilé de son primat (10e anniversaire de son élection à la tête de l’Eglise orthodoxe de Pologne et ses 70 ans), le métropolite Sawa de Varsovie et de toute la Pologne.

Photographie : le 10 mai, l’une des cérémonies du jubilée (source)

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-171

 

D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

                                     Union Diocésaine Orthodoxe : Association cultuelle n°3/07320

1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.

Doyen : a.p. (protoiereu) Marc-Antoine Costa de Beauregard

Tél : 01 39 69 73 81 et 06 60 20 41 64 ; courriel : marcantoine.costa@neuf.fr

 

 

 

DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 171

 

Dimanche 18 mai 2008 : Dimanche du Paralytique ; ton 3

 

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

 

Tropaire de la Résurrection en ton 3 : Que les cieux se réjouissent !+ que la terre exulte d’allégresse !+ car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grande miséricorde.// 

 

Tropar Invierii, glasul 3

Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă. Gloire…

 

Kondakion du Paralytique en ton 3 : A mon âme tristement paralysée par mes péchés et mes transgressions,+ veuille, ô Christ, comme au Paralytique de jadis,/ en ta divine providence, accorder la guérison,// afin que, délivré, je puisse te chanter:/ « Dieu de tendresse, gloire à ta puissance infinie ! »//

Et maintenant…

 

Kondakion en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la Résurrection !//

 

Prokimenon, t. 3 : Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume! V : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !

 

Epître : Actes des apôtres 9, 32-42

Frères, en ces jours-là, il advint que Pierre parcourait toute la contrée de Galilée et de Samarie ; il s’arrêté également chez les saints qui habitaient Lydda. Il y trouva quelqu’un appelé Enée, gisant sur un grabat depuis huit ans. Pierre lui dit : « Enée, Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus. Lève-toi, et range tes affaires ! » Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la plaine de Saron virent cela et se tournèrent vers le Seigneur. A Joppé, il y avait une certaine disciple nommée Tabitha, ce qui se traduit Dorcas. Cette femme débordait d’œuvres de bien, se signalait par ses bonnes œuvres et pratiquait la miséricorde. Or il advint, en ces jours-là, qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. On lui fit sa toilette, et on la déposa dans la chambre haute. Et, puisque Lydda n’est pas loin de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, lui dépêchèrent deux hommes, avec la prière de se rendre chez eux sans tarder. Pierre aussitôt se leva et partit avec eux ; et, dès qu’il arriva, on le fit monter à la chambre haute. Là, toutes les veuves l’entourèrent et lui montrèrent en pleurant les tuniques et les manteaux que Dorcas, lorsqu’elle était avec elles, fabriquait en leur compagnie. Pierre fit sortir tout le monde et se mit en prière, à genoux. Puis, se tournant vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle s’assit. Il lui tendit la main, la fit lever, puis, appelant les veuves et les autres fidèles, la leur présenta en vie. Cela fut connu de tout Joppé, et nombreux furent ceux qui crurent au Seigneur.

 

Alléluia, t. 3: En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance, que je ne sois pas confondu pour l’éternité ! V : Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour me sauver !

Evangile : Jean 5, 1-15 (n.trad.)

En ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y avait une fête des Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques. Sous ceux-ci une foule de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds, paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui y entrait après le bouillonnement avait alors la santé, quel que fût son mal. Il était là quelqu’un de malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu, et sachant qu’il y avait déjà longtemps, lui dit : « Veux-tu avoir la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine lorsque l’eau s’agite et quand moi j’y vais, un autre y descend avant moi et reçoit la guérison et moi je m’en vais malade. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ cette personne eut la santé : il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat. Les Judéens dirent donc à celui qui avait été soigné : « C’est sabbat et il ne t’es pas possible de porter ton grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui m’a donné la santé, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent donc : « Qui est la personne qui t’a dit : Prends et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet, avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouve dans le Temple et lui dit : « Vois, tu es devenu en bonne santé; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’advienne pire. » Cette personne partit et dit aux Judéens que c’était Jésus qui lui avait donné la santé.

 

În vremea aceea, dupà acestea era o sàrbàtoare a Iudeilor si Iisus S-a suit la Ierusalim. Iar în Ierusalim, lângà Poarta Oilor, era o scàldàtoare, care se numea pe evreieste Vitezda, având cinci pridvoare. În acestea zàceau multime de bolnavi : orbi, schiopi, uscati, asteptând miscarea apei. Càci un înger al Domnului se cobora la vreme în scàldàtoare si tulbura apa si cine întra întâi, dupà tulburarea apei, se fàcea sànàtos, de orice boalà era tinut. Si era acolo un om, care era bolnav de treizeci si opt de ani. Iisus, vàzându-l pe acesta zàcând si stiind cà este as încà de multà vreme, i-a zis : Voiesti sà te faci sànàtos ? Bolnavul I-a ràspuns : Doamne, nu am om, cas à mà arunce în scàldàtoare, când se tulburà apa ; cà, pânà când vin eu, altul se coboarà înaintea mea. Iisus i-a zis : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si umblà ! Si îndatà omul s-a fàcut sànàtos, si si-a luat patul si umbla. Dar în ziua aceea era sâmbàtà. Deci ziceau iudeii càtre cel vindecat : Este zi de sâmbàtà si nu-ti este îngàduit sà-ti iei patul. El le-a ràspuns : Cel ce m-a fàcut sànàtos Acela mi-a zis : Ia-ti patul si umblà ! Ei l-au întrebat : Cine este omul care ti-a zis : Ia-ti patul tàu si umblà ? Iar cel vindecat nu stia cine este, càci Iisus se dàduse la o parte din multimea care era în acel loc. Dupà aceasta Iisus l-a aflat în templu si i-a zis : Iatà cà te-ai fàcut sànàtos. De acum sà nu mai pàcàtuiesti, cas à nu-ti fie ceva mai ràu. Atunci omul a plecat si a spus iudeilor cà Iisus este Cel ce l-a fàcut sànàtos.

 

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

 

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)

 

Idées de catéchèse et d’homélie : a) le nom de Bethzatha (Béthesda, Bézatha ou Bethsaïde) veut dire « maison de la miséricorde », on peut y voir une figure de l’Eglise, en ce temps où on lit les Actes des apôtres et se construit l’Eglise par l’Esprit. Elle est une telle « maison » parce que s’y manifeste la puissance de la Résurrection, elle-même puissance de l’Esprit ;  b) maladie et péché : « ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive pire » ; la maladie est non une sanction juridique, mais la conséquence de la maladie de l’âme qu’est le péché ; le Christ, Médecin des âmes et des corps, soigne le péché par le repentir et le pardon, et soulage la corps en signe de la rémission des fautes (cf. Marc 2, 9) ; la santé n’est pas un dû ou un droit : elle est, comme la vie elle-même, un don gratuit de la part de Dieu ; c) l’annonce de la venue de l’Esprit : l’eau bouillonnante ; l’eau du baptême est pleine de l’Esprit ; l’eau, avec le feu et le vent, est un des signes de l’Esprit ; la Résurrection ouvre la voie à l’habitation de l’Esprit en ceux qui croient ; dès le matin de Pâques, l’Eglise entre dans le temps de Pentecôte (lecture du Pentecostaire), ce « carême de l’Esprit », cinquantaine qui répond à la cinquantaine précédant la Résurrection ; la Pâque est non seulement celle du Verbe fait chair et fait Homme, mais encore la Pâque de l’Esprit « issu du Père », par qui le Fils est ressuscité, et que Celui-ci envoie dans le monde pour qu’Il habite personnellement en la personne de chaque croyant. d) le Christ Dieu est le Maître du sabbat puisqu’Il en est l’instaurateur. C’est Lui qui parla à Moïse au désert et sur le mont Sinaï. Il ne relativise ni n’abolit la Loi : Il s’en manifeste (théophanie) comme le Souverain et le Donateur ; Il a donné la Loi écrite, Il donne maintenant la Loi non écrite, celle de l’Esprit, Loi nouvelle et charismatique qui accomplit la première et lui donne sa perfection. C’est la loi de l’amour absolu manifesté sur la Croix.

Nous venons d'apprendre la naissance au ciel de Mgr Marcos, Métropolite de l'Eglise orthodoxe copte,dans la nuit de samedi à dimanche à barcelone.
Mémoires éternelles
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Christos anesti!
En ce dimanche 11 mai, troisième dimanche de Pâques, il a plu à Dieu de rappeler à Lui ,dans la Lumière de Sa Résurrection son serviteur abba Marcos.
Hospitalisé à Barcelone, le 8 juin , Fête du saint apôtre Marc, évangéliste et martyr, fondateur de l'Eglise d'Alexandrie , un office funèbre y sera célébrée le jeudi 15 mai ,
fête de saint Athanase -le -Grand.
Les funérailles officielles auront lieu à la cathédrale du Caire.Il devrait être inhumé ensuite dans son monastère Deir Amba Bishoï du Wadi Natroun.
Que le Seigneur notre Dieu lui accorde la Mémoire éternelle !


 
13 Mai 2008 
Fathers praying 
Site de la photographie: The Orthodox Church / Various photos

 

VESPRES 

Sous la douce pénombre encensée,

Dans la lueur vibrante des cierges,

L’hymne vespérale a commencé

Et le calme où la prière émerge,

Fait entrer une paix dans le cœur

Qui abolit le souci du monde.

Là, le chant exhalé par le chœur,

Comme un galet projeté sur l’onde,

Etend son harmonieuse douceur.

Dans le regard vibrant des icônes,