LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

Le mystère de l’Ascension


La lumière est le langage de Dieu, mais aussi le refuge où il se cache.

« Pour moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes»
, dit Jésus (Jn12, 32). Il part avec une promesse, enracinée dans la mémoire de son séjour sur la terre. La promesse et la mémoire s’unissent, remplissent notre temps. Un temps «évangélisé» désor­mais, comblé par une vie. Cette vie continue en nous ici et mainte­nant. Or, elle appar­tient irréversiblement au passé : la Révélation de Dieu est close dans l’histoire, fermée dans des circonstances, des mots, des événements qui ne se produiront plus.
La parole de Dieu est mise tout entière en un personnage histo­rique, dans ce qu’il a dit, dans ce qu’il a fait. Mais l’Homme de Nazareth n’habite plus à Naza­reth et ne célèbre pas la Pâque à Jérusalem. Or, sa Résurrection est célébrée sur toute la terre, et
la création entière lui sert d’ha­bitation. Nous reconnaissons Jésus dans «les plus petits de ses frères » : pauvres, torturés, tués. Son visage apparaît aussi dans les yeux de l’enfant qui vient au monde, en chaque créature appelée à la vie par l’amour du Créateur.
Cloué dans un petit coin de l’histoire humaine, Dieu se révèle partout, et sa brève exis­tence terrestre est élargie à tout ce qui passe à travers le temps. La seconde per­sonne de la Trinité vient sur terre et devient un gosse juif, le Verbe qui a créé l’univers reste la chair, mais Dieu est esprit (Jn 4, 24). Si nous n’avons pas de vertige de notre credo, c’est que nous sommes trop habitués à la coïncidence des choses incompatibles.
Entre celui qui est, qui était et qui vient (Ap 1, 8), il y a des cou­rants du temps que la pensée hu­maine ne sait traverser à la nage, mais qu’elle peut survoler par le regard. Comme les apôtres jadis, elle suit la montée de Jésus vers le haut et voit sa disparition dans l’azur. Sur le sillage du Christ qui
disparaît dans l’infini tout son temps monte vers le Royaume. Son héritage historique (paroles, actes, passion…) reste avec nous, mais devient éternel, inépuisa­ble, « royal ». Tout ce qui est irré­parablement divisé ( « Tu es sur la terre et Dieu est dans le ciel » ) se réunit pour toujours et la ligne de leur « assemblage » est trace de Jésus qui va de la mémoire à la promesse, de la vie d’ici-bas au monde qui viendra.
Or, cette trace – un signe pour nous ! – ne passe pas par la terre solide, mais se perd dans les rayons de soleil. Pour traverser ce vide de bas à haut, chacun devrait prendre son risque. La lumière est le langage de Dieu, mais aussi le refuge où il se ca­che, et le ciel limpide au-dessus de nous est tailladé par les larges vols des recherches humaines. Le mystère de l’Ascension est celui de la liberté de Dieu qui attire, et de l’homme qui répond par son regard suivi par la foi. Jésus monte et reste, meurt et ressus­cite, naît à Bethléem ou ouvre les portes de l’éternité, s’enlève de la terre pour y séjourner pour toujours. Dieu est souverain dans le ciel, mais sur la terre tu es libre.




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ven. 18 avr. 2008

Un prêtre catholique français publie en russe une étude sur le concile de Moscou de 1917-1918



Le site du service de presse du patriarcat de Moscou annonce la parution en russe du livre du père Hyacinthe Destivelle, intitulé Le Concile de Moscou de 1917-1918 et le principe de conciliarité. Cet ouvrage, qui porte sur l'application du principe de sobornost' au concile de l'Eglise orthodoxe russe de 1917-1918, est une version augmentée de la monographie parue en 2006 aux Éditions du Cerf dans la collection théologique Cogitatio Fidei.

Le livre du père Hyacinthe Destivelle, préfacé par l'évêque Hilarion (Alfeyev), est publié par les Éditions de la procure patriarcale (Krutitskoe partiarshee podvorie, Moscou), dans la série scientifique «Documents pour l'histoire de l'Église». C'est la première fois qu'une recherche d'un prêtre catholique paraît dans cette collection. L'ouvrage a été également publié en italien aux éditions du monastère de Bose.

Le père Hyacinthe Destivelle a vécu deux ans en Russie où il a soutenu une thèse de doctorat à la faculté de philosophie de l'université d'État de Saint-Pétersbourg. Il est actuellement directeur du Centre Istina à Paris.

18 avr 2008 - Russie : décès de l'écrivain orthodoxe Zoïa Krakhmalnikova

L'écrivain orthodoxe Zoïa Krakhmalnikova est morte, le 18 avril 2008, à Moscou, à l'âge de 80 ans, des suites d'une longue maladie, a annoncé la station de radio russe " Échos de Moscou ". Entre 1976 et 1982, Zoïa Krakhmalnikova avait été la fondatrice et rédactrice de la collection Nadejda.Khristianskoïé tchténié (" L'espérance. Lecture chrétienne ") qui rassemblait des textes à caractère suite...

17 avr 2008 - RUSSIE : l'Église russe dénonce l'extension de la juridiction du patriarche oecuménique à la Chine

Lors de sa session du 15 avril dernier, le saint-synode de l'Église orthodoxe russe, réuni sous la présidence de son primat, le patriarche de Moscou Alexis II, a publiquement dénoncé l'extension de la juridiction du patriarche oecuménique à la Chine. Le 9 janvier 2008, le saint-synode du patriarcat oecuménique a procédé à la réorganisation de son diocèse d'Asie du Sud-Est, dont le siège est à Hong Kong, en étendant sa juridiction au territoire de la République populaire de suite...

« Le but de la confession et l’essence du péché » - par Mgr Antoine (Bloom)

Mas_98 Le dernier bulletin de la communauté orthodoxe de Compiègne (communauté des Saints Dimitri et Marie et leurs compagnons) propose la traduction de deux textes inédits en français de Mgr Antoine (Bloom) de Souroge sur « Le but de la confession et l'essence du péché ». Pour lire ces textes, cliquez sur ce lien.

Photographie : Mgr Antoine en 1998 (source)

Le Synode de l'Eglise orthodoxe russe a condamné l'auto proclamation de l'indépendance du Kosovo

Les membres du Saint Synode de l'Eglise orthodoxe russe ont condamné l'auto proclamation de l'indépendance du Kosovo, a annoncé  le 15 avril le bureau de presse du Patriarcat de Moscou.

Lire la suite "Le Synode de l'Eglise orthodoxe russe a condamné l'auto proclamation de l'indépendance du Kosovo" »

« Quels repères dans un monde globalisé ? » - le prochain congrès de l’Acer-Mjo

Le prochain congrès de l’Acer-Mjo aura lieu du 16 au 18 mai dans le Pas-de-Calais sur le thème « Quels repères dans un monde globalisé ? ». Pour le programme, l’inscription et tous les renseignements pratiques, voir ce document (pdf).

Le 15e anniversaire du décès de Mgr Georges (Wagner)

Le samedi 5 avril, quelques professeurs et étudiants de l’Institut Saint-Serge se sont rendus au cimetière russe, pour commémorer le 15ème anniversaire du décès de Mgr Georges (Wagner). Après la célébration de la divine liturgie, ils ont prié sur le tombeau de Mgr Georges. Ensuite, ils ont visité les tombes des anciens professeurs de l’Institut. Pour visionner l’album de photographies, cliquez ici.

père Denis Guillaume

Je me joins à l'appel publié par Jean-Michel pour le soutien du père Denis Guillaume.
Père Denis a fait un travail inestimable en traduisant en français la majorité des textes liturgiques orthodoxes. Il était alors diacre dans l'Église catholique et soutenu dans son travail par Rome. Aujourd'hui il est orthodoxe, archimandrite, mais vit dans une pauvreté un peu desespérée. C'est invraisemblable, injuste et il faut donc l'aider. Voir la liste des ouvrages sur le billet de Jean-Michel, mais téléphoner au père Denis avant de commander pour confirmer.
À notre bon cœur !

Père Denis Guillaume
CCP Marseille 11 208 37 R
IBAN : FR 07 20041 01008 1120837R029 18
BIC (SWIFT) : PSSTFRPPMAR

02 avril 2008

Père Denis Guillaume: S.O.S & catalogue des publications (02/04/2008)

 

S.O.S. du Père Denis Guillaume,

bien connu pour ses nombreuses traductions

en français des textes grecs et slaves

des offices religieux de la vraie Foi

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Je suis malade, âgé et sans ressources, sans retraite, car j’ai travaillé toute ma vie de façon bénévole, pour l’amour du seigneur notre Dieu. Naguère, je subsistais grâce à la vente de mes livres, mais à présent, les souscripteurs se font de plus en plus rares et la charité semble avoir disparu du monde chrétien : seuls les musulmans peuvent survivre, de nos jours, à cause d’un précepte incontournable, celui de l’aumône. Les journées d’hôpital me coûtent deux fois plus cher que mes très sobres journées à domicile. Je devrais me faire remplacer plusieurs dents, arrachées à l’hôpital mais le travail des dentistes privés et des prothésistes est devenu hors de prix. S’il vous plaît, aidez-moi en me commandant quelque livre, pour votre usage ou pour faire cadeau. Merci et que Dieu vous le rende !

Père Denis Guillaume

54 Bd Gambetta, 3000 Nîmes

mission Saint-Stelian

missionsaintstelian.over-blog.com

Un blog et une action à soutenir — la «mission orthodoxe Saint-Stelian» qui œuvre pour la Roumanie : missionsaintstelian.over-blog.com

« La mission orthodoxe Saint-Stelian se propose de répandre les cités de la charité fondées par saint Basile le Grand, nommées nouvelles villes par saint Grégoire de Nazianze dans le sens de la charité évangélique qui les animait, prémisse et annonce du Royaume, appelées plus tard basiliades en égard à leur fondateur.
Ces basiliades regroupaient autour d’une église, des écoles et des hôpitaux, hospices, orphelinats, léproserie, où fidèles et moines ou moniales travaillaient au service du plus pauvre.
Dans cet objectif, elle soutiendra des prêtres, paroisses et monastères engagés dans les œuvres sociales en Roumanie.
La mission est placée sous la protection de Saint Stelian, protecteur des jeunes en Roumanie, et de Notre-Dame de Toute Protection. »

Ce samedi avant les Rameaux, nous célébrons la Résurrection, le quatrième jour, du Saint et Juste Lazare, l'ami du Christ.

Comme tout être humain,
Jésus, Tu pleures et Tu frémis ;
en Ton pouvoir divin,
Tu ressuscites Ton ami.

aaaLazare était de race juive et il appartenait à la secte des Pharisiens, étant, à ce qu'il paraît, le fils du pharisien Simon, originaire du village de Béthanie. Alors que notre Seigneur Jésus Christ séjournait sur terre pour le salut du genre humain, Il S'unit d'amitié avec lui. Comme le Christ S'entretenait fréquemment avec Simon, parce que ce dernier avait en haute estime la doctrine de la résurrection des morts, et qu'Il entrait souvent dans sa maison, Lazare devint Son ami intime ; et non seulement lui, mais également ses deux sœurs, Marthe et Marie. Alors qu'approchait la Passion salvatrice, afin de rendre plus crédible le Mystère de la Résurrection, Jésus séjournait au-delà du Jourdain, où Il ressuscita d'abord la fille de Jaïre, puis le fils de la Veuve. Et Son ami Lazare, atteint d'une grave maladie, mourut. Jésus était loin, mais il dit à Ses Disciples : « Lazare repose » et, après un léger intervalle, Il ajouta : « Lazare est mort ». Quittant le Jourdain, Il vint donc à Béthanie, comme ses sœurs L'en avaient prié. Béthanie se trouve à cinq stades de Jérusalem. Venant à Sa rencontre, les sœurs de Lazare Lui dirent : « Seigneur, si Tu avais été là, notre frère ne serait pas mort. Maintenant, si Tu le veux, ressuscite-le, car Tu le peux. » Jésus demanda à la foule : « Où l'avez-vous mis ? » Et aussitôt on Le conduisit au sépulcre. Conme on ôtait la pierre, Marthe lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c'est le quatrième jour. »
aaaAlors Jésus pria, versa des larmes sur lui, puis Il dit d'une voix forte : « Lazare, viens ici ! » Et aussitôt le mort sortit : on le délia, et il se retira dans sa maison.
aaaCe merveilleux prodige provoqua de l'envie chez ceux des Juifs qui enrageaient contre le Christ. Et de nouveau Jésus dut prendre la fuite. Les grands prêtres songèrent même à tuer Lazare, parce que beaucoup, en le voyant, se joignaient au Christ. Ayant eu vent de leurs projets, Lazare se hâta de gagner l'île de Chypre pour y séjourner. Plus tard il fut institué par les Apôtres Evêque de Citium. Là, il passa, dans le bonheur et l'amitié divine, trente ans de sa nouvelle vie, puis il mourut à nouveau. Il y fut enterré, accomplissant de nombreux Miracles.
aaaOn dit qu'après son retour à la vie il ne mangea que des douceurs ; et que la toute Sainte Mère de Dieu lui fit cadeau de son omophore, qu'elle lui remit de Ses propres mains. Ses Saintes et vénérables Reliques,
retrouvées là-bas grâce à une vision divine, furent transférées par le très sage Empereur Léon, dans l'église qu'il avait fait édifier en son nom à Constantinople ; elles y furent déposées de façon solennelle et somptueuse, à droite de l'église, en entrant le long des murs qui font face au sanctuaire. Ses Saintes Reliques y demeurent jusqu'à présent, exhalant un merveilleux parfum.
aaaSi l'on a décidé que sa Résurrection devait être fêtée en ce jour, c'est que nos Pères Saints et Théophores, ou plutôt les Saints Apôtres eux-mêmes, considérant qu'il fallait placer les Saintes Souffrances de notre Seigneur Jésus Christ après le jeûne du Carême, puisqu'il nous purifie, et en outre estimant que ce miracle fut la cause et l'origine de la fureur des Juifs contre le Christ, ont placé ici ce prodige surnaturel. L'Evangéliste Jean est le seul qui ait écrit à ce sujet, les autres Evangélistes s'en étant abstenus, peut-être parce que Lazare était encore vivant et visible.
aaaOn dit que c'est à cause de lui que ce dernier Evangile a été écrit et que les autres Evangélistes n'ont rien dit de l'éternelle génération du Christ. Car ce que l'on cherchait à certifier, c'est que le Christ est Fils de Dieu et Dieu Lui-même, qu'Il est ressuscité et qu'Il y aura une résurrection des morts ; ce qui, à cause de Lazare, est plus facile à croire. Cependant il n'a rien dit au sujet de l'Hadès, soit qu'il ne lui ait pas été donné de voir exactement les choses de l'au-delà, soit que, les ayant vues, il ait reçu l'ordre de ne pas en parler. Depuis lors, tout homme qui vient de mourir est appelé « Lazare », et le linceul a reçu à son tour le nom de « lazaroma », un mot allusif, en mémoire du premier Lazare. Car, s'il ressuscita à la parole du Christ et se remit à vivre, de même celui qui meurt à présent, mais pour ressusciter au son de la dernière trompette, vivra éternellement.

Par les prières de ton ami Lazare, Christ notre Dieu, aie pitié de nous. Amen.

Cette vie de Saints est tirée du :
"Triode de Carême", Diaconie Apostolique 1993
Ce dimanche des Rameaux nous célébrons la fête brillante et glorieuse de l'Entrée à Jérusalem de notre Seigneur Jésus Christ.

Assis sur un poulain
que la raison n'éclaire,
le Verbe qui maintient
les pôles de la terre
veut rendre au genre humain sa raison prisonnière.

aaaAprès que Lazare fut ressuscité des morts, beaucoup, à la vue de ce qui était arrivé, eurent foi dans le Christ. Alors, il fut décidé par vote, à l'assemblée des Juifs, de faire mourir et le Christ et Lazare. Jésus se retira, laissant la place au mal ; et les Juifs méditèrent de Le tuer au cours de la Fête de Pâques. Cela lui donnant assez de temps pour Se tenir à l'écart, «six jours avant la Pâque», ainsi qu'il est écrit, «Jésus vint à Béthanie, où se trouvait Lazare, qu'Il avait ressuscité des morts». Là, il y eut un repas, et Lazare mangeait aussi avec Lui. Et sa soeur Marie versa du parfum sur les pieds de Jésus. Le lendemain, il envoya ses Disciples chercher l'ânesse avec son petit. Et Celui qui a pour trône le ciel monta sur l'ânon pour entrer à Jérusalem. Les enfants des Hébreux jetèrent sous ses pas leurs vêtements, ainsi que des branches de palmier qu'ils avaient coupées; d'autres, tenant les branches en main, criaient en Lui faisant cortège «Hosanna au Fils de David ; béni soit le Roi d'Israël qui vient au nom du seigneur!» En cet événement c'est l'Esprit Saint qui inspirait leur langue pour louer et acclamer le Christ. Et, par les palmes qui leur servirent de rameaux (car en hébreu on dit «palme» pour désigner un rameau flasque), ils montrèrent et symbolisèrent la victoire du Christ sur la mort. Car c'était la coutume, pour les vainqueurs des luttes auss bien que des guerres, de les honorer avec des rameaux d'arbres à feuilles persistantes et de les accompagner ainsi dans les processions de triomphe. Le poulain, c'est nous, le peuple rassemblé des nations païennes, sur lequel le Christ s'assoit et prend son repos, comme vainqueur et triomphateur, Lui qui es proclamé Roi de toute la terre. A propos de cette solennité, le Prophète Zacharie dit encore : «Réjouis-toi grandement, fille de Sion; voici que ton Roi s'avance vers toi, doux et monté sur le petit d'une ânesse, de celle qui porte le joug.» Et David dit à propos des enfants: «De la bouche des enfants, des tout petits, tu as tiré la louange.» Mais, à l'entrée du Christ, tout Jérusalem fut en émoi, comme il est dit, et en incitant les foules à la révolte les grands prêtres avaient en vue de de le faire mourir. Quant à lui, il leur échappait en se cachant; et, quand il se montrait, il leur parlait en paraboles.

Cette vie de Saints est tirée du :
"Triode de Carême", Diaconie Apostolique
1993


Rubrique à la Une

Relations entre les Eglises

Le métropolite Cyrille a présidé une liturgie dans la représentation du patriarcat d'Antioche à Moscou



Le Patriarcat de Moscou et l’archevêque Jean (Maximovitch) de Changaï

L’Eglise russe s’apprête à examiner, lors du prochain concile des évêques (du 24 au 28 juin prochains à Moscou), la question de la reconnaissance de la sainteté de l'archevêque Jean (Maximovitch). Celui-ci a été canonisé en 1994 par l’Eglise russe hors frontières.

Le nouveau site Internet du monastère Saint-Silouane

Le monastère Saint-Silouane, près du Mans dans la Sarthe, a un nouveau site Internet.

ÉTATS-UNIS : Le patriarcat oecuménique envisage de déplacer l'Institut de théologie de Halki en GrèceLe patriarcat oecuménique envisage de déplacer l'Institut de théologie de Halki en Grèce, a révélé dans son édition du 15 avril dernier, le quotidien en langue grecque The National Herald, qui paraît à New-York. Selon des sources officielles grecques qui ont requis l'anonymat, le patriarche oecuménique Bartholomée Ier aurait demandé au Premier ministre grec, Costas Caramanlis, son soutien pour ouvrir une école de théologie, présentée comme un " Nouveau Halki ", dans les locaux du monastère de Farmakolytria, situé à Vassillika, près de Thessalonique (Grèce du nord). Cette demande aurait été formulée lors de l'entretien qu'ont eu Bartholomée Ier et Costas Caramanlis, le 23 janvier dernier, au Phanar, le siège du patriarcat à Istanbul (l'ancienne Constantinople), en marge de la visite officielle de trois jours que le Premier ministre grec effectuait en Turquie (SOP 325). Toujours selon The National Herald, le patriarche aurait acquit la conviction que les autorités turques, en dépit de leurs nombreuses promesses en ce sens, n'ont en fait absolument pas l'intention de permettre la réouverture de l'Institut de Halki et que leurs récentes déclarations, souvent contradictoires, tantôt annonçant une réouverture prochaine, tantôt avançant de nouvelles difficultés, ne visent qu'à gagner du temps face à la pression internationale (SOP 308.16 et 309.19). Interrogée d'ailleurs sur cette question lors d'une conférence de presse à Washington, le 15 avril, la secrétaire d'Etat Condoleezza Rice, citée par l'agence Reuters, a déclaré que l'Administration américaine demandait officiellement encore une fois à la Turquie d'autoriser la réouverture de l'Institut de Halki. Fondé en 1844 dans les locaux du monastère de la Sainte-Trinité, sur l'île d'Heybeliada, en mer de Marmara, l'Institut de théologie de Halki a été fermé sur ordre des autorités turques en 1971. Au cours de ces huit dernières années, le patriarche Bartholomée Ier est intervenu à plusieurs reprises pour demander sa réouverture, indispensable pour former les clercs et les théologiens dont le patriarcat oecuménique a besoin (SOP 243.21, 267.3, 270.23). La réouverture de l'Institut a également été inscrite sur la liste des exigences préalables à l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

                                   

7 jours avant Pâques

TROPAIRE
KONDAKION
ÉVANGILE DES MATINES
À LA LITURGIE DE LA FÊTE :
   
ANTIENNES
    ENTRÉE ET PROKIMENON
    ÉPÎTRE ET ALLÉLUIA
    ÉVANGILE
    CHANT DE COMMUNION
MÉDITATION SUR LA FÊTE
    NOTES

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TROPAIRE
(Ton 1)

Pour affermir la croyance en la commune résurrection avant ta Passion, ô Christ notre Dieu, tu as ressuscité Lazare d’entre les morts. Comme les enfants de ce temps, nous portons les symboles de la victoire et te chantons comme au vainqueur de la mort  : Hosanna au plus haut de cieux, béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur.

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KONDAKION
(Ton 6)

Au ciel sur le trône des Chérubins, ici-bas siégeant sur l'ânon, ô Christ notre Dieu, tu reçois la louange des anges et les hymnes des enfants qui chantent au-devant de toi : Béni soit celui qui vient pour tirer Adam du tombeau.

 

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ÉVANGILE DES MATINES
(Mt 21, 1-17)

 

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À LA LITURGIE DE LA FÊTE :

ANTIENNES

PREMIÈRE ANTIENNE

J'aime le Seigneur qui écoute la voix de ma prière.

Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu,
ô Sauveur, sauve-nous.

Il incline son oreille vers moi, au jour où je l'appelle. (Refrain)

Les tourments de la mort m'enserraient, les périls de l'enfer m'environnaient. (Refrain)

Peine et misère me tenaient, mais j'invoquais le Nom du Seigneur. (Refrain)

Gloire au Père... Maintenant... (Refrain)

DEUXIÈME ANTIENNE

J'ai gardé ma confiance, lors même que j'ai dit : je suis trop humilié !

Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu,
monté sur le petit d'une ânesse,,
nous qui te chantons, alléluia.

Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait ? (Refrain)

J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le Nom du Seigneur. (Refrain)

Gloire au Père... Maintenant...

Fils unique et Verbe de Dieu...

TROISIÈME ANTIENNE

Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour.

Refrain : Pour affermir la croyance en la commune résurrection avant ta Passion, ô Christ notre Dieu, tu as ressuscité Lazare d’entre les morts. Comme les enfants de ce temps, nous portons les symboles de la victoire et te chantons comme au vainqueur de la mort  : Hosanna au plus haut de cieux, béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur.
(Le Tropaire)

La maison d'Israël peut le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)

La maison d'Aaron peut le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)

Ceux qui craignent le Seigneur peuvent le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)

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ENTRÉE ET PROKIMENON

CHANT D'ENTRÉE

Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
(nous vous bénissons depuis sa maison),
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu.

Sauve-nous, ô Fils de Dieu,
monté sur le petit d'une ânesse,,
nous qui te chantons, alléluia.

PROKIMENON

Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu.

Verset : Rendez grâce au Seigneur,
car il est bon, car éternel est son amour.

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ÉPÎTRE ET ALLÉLUIA

ÉPÎTRE (Ph 4, 4-9)

 

ALLÉLUIA

Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles.

Verset : Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu.

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ÉVANGILE
(Jn 12, 1-18)

 

 

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CHANT DE COMMUNION

Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu. Alléluia.

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MÉDITATION SUR LA FÊTE
AVEC LE PÈRE LEV GILLET

 

Le samedi de Lazare occupe une place très spéciale dans le calendrier liturgique. Il est en dehors des quarante jours de pénitence du Carême ; il est aussi en dehors des jours douloureux de la semaine-sainte, – ceux inclus entre le lundi et le vendredi. Avec le dimanche des Rameaux, il forme un court prélude joyeux aux jours douloureux. Un lien topographique l’unit au dimanche des Rameaux : Béthanie est le lieu de la résurrection de Lazare et aussi le point de départ de l’entrée de Jésus à Jérusalem [1]. (… )

Nous entrons maintenant dans la semaine la plus sacrée de l’année [3]. Elle débute par la fête de l’entrée de Jésus à Jérusalem qui, nous l’avons déjà dit, forme avec la résurrection de Lazare, un prélude joyeux et glorieux aux douloureuses humiliations qui vont suivre. (…)

" Voici que ton roi vient "

Dès le premier jour de la semaine-sainte, nous devons " recevoir " Jésus-Christ et accepter comme souveraine sa volonté sur nous. Cet accueil fait au Christ qui vient à nous est le sens du Dimanche des Rameaux [7].

Aux vêpres du dimanche, célébrées le samedi soir, nous lisons trois leçons de l’Ancien Testament. La première, tirée de la Genèse (49, 1-2, 8-12), contient les derniers avis de Jacob à ses fils ; ce passage a été choisi parce qu’il fait, en quelques paroles, allusion au " sceptre ", à " l’âne ", au " sang de la vigne " qui lave les vêtements, – toutes choses auxquelles l’entrée de Jésus à Jérusalem avant sa Passion donnent un sens nouveau : " Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda… jusqu’à la venue de celui à qui il est, à qui obéiront les peuples. Il lie à la vigne son ânon, au cep le petit de son ânesse, il lave son vêtement dans le vin et son habit dans le sang des raisins ". La deuxième leçon, tirée du prophète Sophonie (3, 14-19), annonce elle aussi la présence consolante du roi : " Pousse une clameur d’allégresse, Israël… Le Seigneur roi d’Israël est au milieu de toi. Tu n’as plus de malheur à craindre ". La troisième leçon est la prophétie de Zacharie (9, 9-15) qui trouva son accomplissement le jour des Rameaux : " Exulte de toutes tes forces, fille de Sion.. Voici que ton roi vient à toi. Il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, sur un ânon, petit d’une ânesse [8] ".

Les chants de matines nous invitent à aller, nous aussi, au-devant du Roi qui vient : " Venons avec des branches louer le Christ, notre Maître… Le Seigneur notre Dieu nous est apparu ; célébrons la fête. Réjouissons-nous et exaltons le Christ. De même que les rameaux et les branches, élevons nos voix vers lui dans la louange… Nous portons aussi des branches d’olivier et des rameaux, criant vers toi avec reconnaissance : " hosanna au plus haut des cieux. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". L’évangile lu à matines (Mt 21, 1-11, 15-17) décrit l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem [9]. Vers la fin des matines, l’évêque ou le prêtre prononce une prière de bénédiction sur les palmes ou rameaux qui sont ensuite distribués aux fidèles.

À la liturgie [10], l’épître de Saint Paul aux Philippiens (4, 4-9) nous annonce la proximité du Seigneur : " Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous. Le Seigneur est proche ". L’évangile (Jn 12, 1-18) raconte la dernière onction sur les pieds de Jésus accomplie à Béthanie par Marie – L’Église rappellera notre attention sur cet épisode le matin du mercredi-saint – puis l’entrée à Jérusalem. La bénédiction finale commence ainsi : " Ô toi qui, pour notre salut, a voulu être assis sur un ânon, le fils d’une ânesse… etc. ".

Essayons maintenant de recueillir quelques-uns des enseignements de ce dimanche.

" Voici que ton Roi vient à toi… " Jésus vient aujourd’hui à nous comme notre roi. Il est plus que le Maître instruisant ses disciples. Il réclame de nous que nous acceptions en toutes choses sa volonté et que nous renoncions à nos désirs propres. Il vient à nous pour prendre solennellement possession de notre âme, pour être intronisé dans notre cœur.

" À toi… ". C’est non seulement vers l’humanité en général que Jésus vient. Il vient vers chacun de nous en particulier. " Ton Roi ". Jésus veut être mon roi. Il est le roi de chacun de nous dans un sens unique, entièrement personnel et exceptionnel. Il demande une adhésion, une obéissance intérieures et intimes.

Ce roi est " humble ". Il vient à nous sur un pauvre animal, symbole d’humilité et de douceur. Un jour il reviendra dans sa gloire pour juger le monde. Mais aujourd’hui il écarte tout appareil de majesté ou de puissance. Il ne demande aucun royaume visible. Il ne veut régner que sur nos cœurs : " Mon fils, donne-moi ton cœur " (Pr 23, 26).

Et cependant la foule avait instinctivement raison quand elle acclamait Jésus comme le roi visible d’Israël. Jésus est le roi non seulement des individus, mais des sociétés humaines. Sa royauté est sociale. Elle s’étend au domaine politique et économique aussi bien qu’au domaine moral et spirituel. Rien n’est étranger à la seigneurie de Jésus [12].

La foule qui acclamait Jésus portait des palmes et des branches. Ces branches étaient probablement des rameaux d’olivier, – l’arbre que l’on rencontre le plus fréquemment près de Jérusalem. Les palmes et les rameaux d’olivier ont chacun leur signification symbolique. La palme exprime la victoire, l’olivier exprime la paix et l’onction. Allons au-devant de Jésus en rendant hommage à la fois à sa force et à sa tendresse, en lui offrant à la fois nos victoires (qui sont ses victoires) sur nous-mêmes et sur le péché et notre paix intérieure (qui est sa paix).

" Les gens, en très grande foule étendirent leurs manteaux sur le chemin… " Jetons aux pieds de Jésus nos vêtements, nos possessions, notre sécurité, nos biens extérieurs, et aussi nos fausses apparences et par-dessus tout nos idées, nos désirs, nos sentiments. Que le roi triomphant foule à ses pieds tout ce qui est à nous. Que tout ce qui nous est précieux lui soit soumis et offert.

La foule criait : " Hosanna ! [13] Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". Si je suis capable de prononcer cette phrase en toute sincérité et en toute soumission, si elle exprime un élan de tout mon être vers le Roi que désormais j’accepte, je me suis, à cette seconde même, détourné de mes péchés et j’ai reçu en moi Jésus-Christ. Qu’il soit donc bienvenu et béni, celui qui vient à moi !

 

 

NOTES

 

[1] Au IVe siècle, la célébration de la semaine-sainte à Jérusalem s’ouvrait le samedi, veille du Dimanche des Rameaux, par un service dans le sanctuaire dit " Lazarium ", à Béthanie.

[3] La semaine qui précède le dimanche de la Résurrection est appelée par les Grecs la " sainte et grande semaine ", par les Latins " grande semaine " (hebdomada major) ou " semaine sainte " (hebdomada sancta). Les Russes l’appellent " semaine de la Passion " ; ce nom prête à confusion, car les Latins nomment " semaine de la Passion " (hebdomada Passions) la semaine qui précède le dimanche des Palmes et que les Grecs appellent " semaine des rameaux ". Il ressort des documents historiques que la semaine-sainte était célébrée dans presque tout le monde chrétien à la fin du IVe siècle, avec des offices spéciaux et des jeûnes particulièrement stricts. Nous avons de nombreux et précieux renseignements sur la célébration de la semaine-sainte à Jérusalem à cette date, grâce au récit que nous en a laissé vers 388 un témoin oculaire, la pèlerine Etheria.

[7] À la fois les Grecs et les Latins donnent ce nom au dimanche qui précède Pâques. Nous savons que, dès 397, des palmes étaient, ce dimanche, bénies dans les églises de Mésopotamie. À Jérusalem, vers la même date, le dimanche des Rameaux était célébré comme il suit. Les fidèles se réunissaient au lever du jour dans l’Anastasie (église du Saint Sépulcre) ; de là, ils se rendaient au Martyrium (église du Golgotha) où était célébré le service ordinaire du dimanche. Au début de l’après-midi, une procession allait au mont des Oliviers où un office avait lieu. Vers trois heures, la procession se transportait à l’Imbomon, lieu où, selon une tradition, se serait accomplie l’Ascension de Notre-Seigneur. Un autre office y était célébré. Vers cinq heures la procession descendait à Jérusalem, les enfants portant des palmes et des branches d’olivier, et l’on chantait les vêpres dans l’Anastasie. Des prières au Martyrium achevaient la journée.

[8] Le prophète veut opposer à l’image classique des rois montant sur des chariots ou des chevaux une image nouvelle : un roi dont l’entrée dans sa propre capitale est une manifestation d’humilité. L’âne est le contraire du cheval qui suggère guerre et conquête.

[9] Le récit de Matthieu reproduit, avec de légères retouches le récit de Marc (11, 1-11). Matthieu fait de Bethphage le point de départ de l’entrée à Jérusalem, tandis que Marc mentionne à la fois Bethphage et Béthanie. Bethphage signifie " maison des figues vertes ". Y a-t-il un lien entre ce nom et la malédiction du figuier stérile, au début de la dernière semaine d’enseignement de Jésus ?

[10] La liturgie de ce dimanche est celle de Saint Jean Chrysostome.

[11] Proverbes 23 : 26.

[12] Certaines Églises – surtout qui s’appuyaient sur l’État (et particulièrement les Églises orthodoxe et luthérienne) – ont trop souvent accepté l’autorité de l’État comme suprême et indiscutée en matière d’éthique sociale, nationale et internationale. On voit même telle ou telle de ces Églises acclamer et bénir un État que maintenant combat et opprime le christianisme. L’Église romaine prêche le Christ-Roi et a institué une fête de la royauté du Christ ; mais ses silences, en certains cas récents, ont affligé beaucoup d’âmes qui attendaient d’elle certaines paroles précises. À Byzance, le césaro-papisme s’épanouissait au moment même où les décorateurs des églises se plaisaient à représenter le Christ avec les attributs de la souveraineté : Hérode aussi couronnait Jésus et l’habillait de pourpre, à sa manière…

[13] Au temps du Christ, parmi une population qui ne parlait plus l’hébreu, le mot hébreu Hosannah avait perdu sa force et son sens primitif. Il était devenu simplement une sorte d’acclamation, un cri d joie ou de bienvenue. C’est dans ce sens qu’on l’employait le septième jour de la fête des Tabernacles, appelé " jour de l’hosannah " ou le " grand hosannah ". Mais, originellement, le mot Hosannah avait un sens très fort : " sauve maintenant, prie. " Les implications du terme étaient nettement messianiques. C’est dans ce sens profond que le Saint-Esprit, lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem, a mis ce mot sur les lèvres de la foule, – sans que celle-ci en eût conscience.

 

Extrait du livre L'An de grâce du Seigneur,
signé « Un moine de l'Église d'Orient »,
Éditions AN-NOUR (Liban) ;
Éditions du Cerf, 1988.

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Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : " Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël ! " Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit : Sois sans crainte, fille de Sion : Voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse. Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord ; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait. La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l'avait ressuscité d'entre les morts, rendait témoignage.C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre : parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe. Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts. On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives. Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux ; et la maison s'emplit de la senteur du parfum. Mais Judas l'Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit : " Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu'on aurait donnés à des pauvres ? "Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait. Jésus dit alors : " Laisse-la : c'est pour le jour de ma sépulture qu'elle devait garder ce parfum. Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. " La grande foule des Juifs apprit qu'il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus.Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous. Que votre modération soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. N'entretenez aucun souci ; mais en tout besoin recourez à l'oraison et à la prière, pénétrées d'action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu. Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées, dans le Christ Jésus. Enfin, frères, tout ce qu'il y a de vrai, de noble, de juste, de pur, d'aimable, d'honorable, tout ce qu'il peut y avoir de bon dans la vertu et la louange humaines, voilà ce qui doit vous préoccuper. Ce que vous avez appris, reçu, entendu de moi et constaté en moi, voilà ce que vous devez pratiquer. Alors le Dieu de la paix sera avec vous.Quand En ce temps-là, ils s'approchèrent de Jérusalem et arrivèrent en vue de Bethphagé, au mont des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : " Rendez-vous au village qui est en face de vous ; et aussitôt vous trouverez, à l'attache, une ânesse avec son ânon près d'elle ; détachez-la et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : "Le Seigneur en a besoin, mais aussitôt il les renverra". " Ceci advint pour que s'accomplît l'oracle du prophète : Dites à la fille de Sion : Voici que ton Roi vient à toi ; modeste, il monte une ânesse, et un ânon, petit d'une bête de somme. Les disciples allèrent donc et, faisant comme leur avait ordonné Jésus, ils amenèrent l'ânesse et l'ânon. Puis ils disposèrent sur eux leurs manteaux et Jésus s'assit dessus. Alors les gens, en très nombreuse foule, étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient le chemin. Les foules qui marchaient devant lui et celles qui suivaient criaient : " Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! " Quand il entra dans Jérusalem, toute la ville fut agitée. " Qui est-ce ? " disait-on, et les foules disaient : " C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. " Puis Jésus entra dans le Temple et chassa tous les vendeurs et acheteurs qui s'y trouvaient : il culbuta les tables des changeurs, ainsi que les sièges des marchands de colombes. Et il leur dit : " Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites un repaire de brigands ! " Il y eut aussi des aveugles et des boiteux qui s'approchèrent de lui dans le Temple, et il les guérit. Voyant les prodiges qu'il venait d'accomplir et ces enfants qui criaient dans le Temple : " Hosanna au fils de David ! ", les grands prêtres et les scribes furent indignés et ils lui dirent : " Tu entends ce qu'ils disent, ceux-là ? " - " Parfaitement, leur dit Jésus ; n'avez-vous jamais lu ce texte : De la bouche des tout-petits et des nourrissons, tu t'es ménagé une louange ? " Et les laissant, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, où il passa la nuit.
16 Avr 2008 

უფალო იესუ ქრისტეძეო ღმრთისაოშემიწყალე მე ცოდვილი.  Prière de Jésus

Croix orthodoxe russe  

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PRIERE POUR LA PRETRISE

Seigneur Jésus-Christ, enflamme le cœur de tes prêtres avec le feu d'un amour ardent pour Toi, afin qu'ils cherchent à jamais Ta gloire. Donne-leur de la force afin qu'ils œuvrent sans discontinbuer dans Ta vigne terrestre, pour le salut de nos âmes et la gloire de Ton nom vénérable et majestueux du Père, du Fils et du Saint Esprit, maintenant et toujours et aux siècles des siècles.Amen!

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PRIERE DES EPOUX

Dieu miséricordieux, nous Te supplions de toujours nous rappeler que le mariage est sacré, et que nous devons le conserver ainsi. Accorde-nous Ta grâce, afin que nous puissions continuer à vivre dans la fidélité et dans l'amour, accrois en nous l'esprit de compréhension et de confiance mutuels, afin que nulle querelle ou conflit ne puisse avoir lieu entre nous. Accorde-nous Ta bénédiction afin que nous puissions être pour les autres et à Tes yeux, une famille idéale. Enfin, par Ta miséricorde, rends-nous dignes de la Vie Eternelle, car Tu es notre sanctification, et nous Te rendons gloire, Père, Fils et Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen!

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PRIERE DES CELIBATAIRES
Seigneur béni, Toi Qui nous as donné un exemple de pureté idéale, affermis-moi, je t'en supplie quand la tentation m'assaille et quand les passions violentes cherchent à m'anéantir, afin que je demeure constant(e) dans la vertu et innocent(e) dans mes pensées, paroles et actes, n'accomplissant que ce qui est agréable à Tes yeux. Accorde-moi de grandir en sagesse et intelligence, afin que je puisse Te servir dans la sainteté tous les jours de ma vie, par l'intercession de Ta Mère Tout-Immaculée et de tous Tes saints, ainsi que de mon (ma) saint(e) patron(ne)...Amen!


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PRIERE AU TEMPS DE L'EPREUVE

O Dieu, notre aide et notre assistance, Toi Qui es juste et miséricordieux, et Qui écoutes les supplications de Ton peuple, abaisse les yeux sur moi, misérable pécheur et délivre-moi de ce trouble qui m'assaille et pour lequel, je le sais, je souffre en toute justice.
Je reconnais et je crois, Seigneur, que toutes les épreuves de cette vie sont données par Toi pour notre châtiment lorsque nous nous éloignons de Toi et que nous désobéissons à Tes Commandements.
Ne me juge pas selon mes péchés, m