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უფალო იესუ ქრისტე, ძეო ღმრთისაო, შემიწყალე მე ცოდვილი. Prière de Jésus
Croix orthodoxe russe
PATRIARCAT ORTHODOXE DE ROUMANIE
METROPOLE D'EUROPE OCCIDENTALE ET MERIDIONNALE
PAROISSE FRANCOPHONE
SAINT JEAN CASSIEN ET SAINTE GENEVIEVE
PERE YVES DULAC,RECTEUR, 2 RUE BONHEUR,MAGNY LES HAMEAUX,PORT:0684209557
PERE JEAN PIERRE BIGNON ,PORT:0616358959
LIEU DE CULTE:CHAPELLE VIEILLE-CATHOLIQUE,15 RUE DE DOUAI,75009 PARIS
SIEGE DE L'ASSOCIATION CULTUELLE:6 RUE DE LA BELLEFEUILLE,92100,BOULOGNE
LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)
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18 avr 2008 - Russie : décès de l'écrivain orthodoxe Zoïa Krakhmalnikova
L'écrivain orthodoxe Zoïa Krakhmalnikova est morte, le 18 avril 2008, à Moscou, à l'âge de 80 ans, des suites d'une longue maladie, a annoncé la station de radio russe " Échos de Moscou ". Entre 1976 et 1982, Zoïa Krakhmalnikova avait été la fondatrice et rédactrice de la collection Nadejda.Khristianskoïé tchténié (" L'espérance. Lecture chrétienne ") qui rassemblait des textes à caractère suite...
17 avr 2008 - RUSSIE : l'Église russe dénonce l'extension de la juridiction du patriarche oecuménique à la Chine
Lors de sa session du 15 avril dernier, le saint-synode de l'Église orthodoxe russe, réuni sous la présidence de son primat, le patriarche de Moscou Alexis II, a publiquement dénoncé l'extension de la juridiction du patriarche oecuménique à la Chine. Le 9 janvier 2008, le saint-synode du patriarcat oecuménique a procédé à la réorganisation de son diocèse d'Asie du Sud-Est, dont le siège est à Hong Kong, en étendant sa juridiction au territoire de la République populaire de suite...
Le dernier bulletin de la communauté orthodoxe de Compiègne (communauté des Saints Dimitri et Marie
et leurs compagnons) propose la traduction de deux textes inédits en français de Mgr Antoine (Bloom) de Souroge sur « Le but de la confession et l'essence du péché ».
Pour lire ces textes, cliquez sur ce lien.
Photographie : Mgr Antoine en 1998 (source)
Les membres du Saint Synode de l'Eglise orthodoxe russe ont condamné l'auto proclamation de l'indépendance du Kosovo, a annoncé le 15 avril le bureau de presse du Patriarcat de Moscou.
Le prochain congrès de l’Acer-Mjo aura lieu du 16 au 18 mai dans le Pas-de-Calais sur le thème « Quels repères dans un monde globalisé ? ». Pour le programme, l’inscription et tous les renseignements pratiques, voir ce document (pdf).
Le samedi 5 avril, quelques professeurs et étudiants de l’Institut Saint-Serge se sont rendus au cimetière russe, pour commémorer le 15ème anniversaire du décès de Mgr Georges (Wagner). Après la célébration de la divine liturgie, ils ont prié sur le tombeau de Mgr Georges. Ensuite, ils ont visité les tombes des anciens professeurs de l’Institut. Pour visionner l’album de photographies, cliquez ici.
Par ptit moine le mercredi 2 avril 2008, 17:52 - Lien permanent
Je me joins à l'appel publié par Jean-Michel pour le soutien du père Denis Guillaume.
Père Denis a fait un travail inestimable en traduisant en français la majorité des textes liturgiques orthodoxes. Il était alors diacre dans l'Église catholique et soutenu dans son travail
par Rome. Aujourd'hui il est orthodoxe, archimandrite, mais vit dans une pauvreté un peu desespérée. C'est invraisemblable, injuste et il faut donc l'aider. Voir la liste des ouvrages sur le
billet de Jean-Michel, mais téléphoner au père Denis avant de commander pour confirmer.
À notre bon cœur !
Père Denis Guillaume
CCP Marseille 11 208 37 R
IBAN : FR 07 20041 01008 1120837R029 18
BIC (SWIFT) : PSSTFRPPMAR
S.O.S. du Père Denis Guillaume,
bien connu pour ses nombreuses traductions
en français des textes grecs et slaves
des offices religieux de la vraie Foi
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Je suis malade, âgé et sans ressources, sans retraite, car j’ai travaillé toute ma vie de façon bénévole, pour l’amour du seigneur notre Dieu. Naguère, je subsistais grâce à la vente de mes livres, mais à présent, les souscripteurs se font de plus en plus rares et la charité semble avoir disparu du monde chrétien : seuls les musulmans peuvent survivre, de nos jours, à cause d’un précepte incontournable, celui de l’aumône. Les journées d’hôpital me coûtent deux fois plus cher que mes très sobres journées à domicile. Je devrais me faire remplacer plusieurs dents, arrachées à l’hôpital mais le travail des dentistes privés et des prothésistes est devenu hors de prix. S’il vous plaît, aidez-moi en me commandant quelque livre, pour votre usage ou pour faire cadeau. Merci et que Dieu vous le rende !
Père Denis Guillaume
54 Bd Gambetta, 3000 Nîmes
Par ptit moine le mercredi 16 avril 2008, 15:18
« La mission orthodoxe Saint-Stelian se propose de répandre les cités de la charité fondées par saint Basile le Grand, nommées nouvelles villes par saint Grégoire de Nazianze dans le sens de la charité évangélique qui les animait, prémisse et annonce du Royaume, appelées plus tard basiliades en égard à leur fondateur.
Ces basiliades regroupaient autour d’une église, des écoles et des hôpitaux, hospices, orphelinats, léproserie, où fidèles et moines ou moniales travaillaient au service du plus pauvre.
Dans cet objectif, elle soutiendra des prêtres, paroisses et monastères engagés dans les œuvres sociales en Roumanie.
La mission est placée sous la protection de Saint Stelian, protecteur des jeunes en Roumanie, et de Notre-Dame de Toute Protection. »
Comme tout être humain,
Jésus, Tu pleures et Tu frémis ;
en Ton pouvoir divin,
Tu ressuscites Ton ami.
Cette vie de Saints est tirée du :
"Triode de Carême", Diaconie Apostolique 1993
Ce dimanche des Rameaux nous célébrons la fête brillante et glorieuse de l'Entrée à Jérusalem de notre Seigneur Jésus
Christ.
Assis sur un poulain
que la raison n'éclaire,
le Verbe qui maintient
les pôles de la terre
veut rendre au genre humain sa raison prisonnière.
Cette vie de Saints est tirée du :
"Triode de Carême", Diaconie Apostolique 1993
L’Eglise russe s’apprête à examiner, lors du prochain concile des évêques (du 24 au 28 juin prochains à Moscou), la question de la reconnaissance de la sainteté de l'archevêque Jean (Maximovitch). Celui-ci a été canonisé en 1994 par l’Eglise russe hors frontières.
Le monastère Saint-Silouane, près du Mans dans la Sarthe, a un nouveau site Internet.
7 jours avant Pâques
TROPAIRE
KONDAKION
ÉVANGILE DES MATINES
À LA LITURGIE DE LA FÊTE :
ANTIENNES
ENTRÉE ET PROKIMENON
ÉPÎTRE ET ALLÉLUIA
ÉVANGILE
CHANT DE COMMUNION
MÉDITATION SUR LA FÊTE
NOTES
Pour affermir la croyance en la commune résurrection avant ta Passion, ô Christ notre Dieu, tu as ressuscité Lazare d’entre les morts. Comme les enfants de ce temps, nous portons les symboles de la victoire et te chantons comme au vainqueur de la mort : Hosanna au plus haut de cieux, béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur.
Au ciel sur le trône des Chérubins, ici-bas siégeant sur l'ânon, ô Christ notre Dieu, tu reçois la louange des anges et les hymnes des enfants qui chantent au-devant de toi : Béni soit celui qui vient pour tirer Adam du tombeau.
ÉVANGILE DES
MATINES
(Mt 21, 1-17)
À LA LITURGIE DE LA FÊTE :
PREMIÈRE ANTIENNE
J'aime le Seigneur qui écoute la voix de ma prière.
Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu,
ô Sauveur, sauve-nous.
Il incline son oreille vers moi, au jour où je l'appelle. (Refrain)
Les tourments de la mort m'enserraient, les périls de l'enfer m'environnaient. (Refrain)
Peine et misère me tenaient, mais j'invoquais le Nom du Seigneur. (Refrain)
Gloire au Père... Maintenant... (Refrain)
DEUXIÈME ANTIENNE
J'ai gardé ma confiance, lors même que j'ai dit : je suis trop humilié !
Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu,
monté sur le petit d'une ânesse,,
nous qui te chantons, alléluia.
Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait ? (Refrain)
J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le Nom du Seigneur. (Refrain)
Gloire au Père... Maintenant...
Fils unique et Verbe de Dieu...
TROISIÈME ANTIENNE
Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour.
Refrain : Pour affermir la croyance en la commune résurrection avant ta Passion, ô Christ notre Dieu, tu
as ressuscité Lazare d’entre les morts. Comme les enfants de ce temps, nous portons les symboles de la victoire et te chantons comme au vainqueur de la mort : Hosanna au plus haut de cieux,
béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur.
(Le Tropaire)
La maison d'Israël peut le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)
La maison d'Aaron peut le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)
Ceux qui craignent le Seigneur peuvent le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)
CHANT D'ENTRÉE
Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
(nous vous bénissons depuis sa maison),
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu.
Sauve-nous, ô Fils de Dieu,
monté sur le petit d'une ânesse,,
nous qui te chantons, alléluia.
PROKIMENON
Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu.
Verset : Rendez grâce au Seigneur,
car il est bon, car éternel est son amour.
ÉPÎTRE (Ph 4, 4-9)
ALLÉLUIA
Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles.
Verset : Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu.
Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu. Alléluia.
MÉDITATION SUR LA
FÊTE
AVEC LE PÈRE LEV GILLET
Le samedi de Lazare occupe une place très spéciale dans le calendrier liturgique. Il est en dehors des quarante jours de pénitence du Carême ; il est aussi en dehors des jours douloureux de la semaine-sainte, – ceux inclus entre le lundi et le vendredi. Avec le dimanche des Rameaux, il forme un court prélude joyeux aux jours douloureux. Un lien topographique l’unit au dimanche des Rameaux : Béthanie est le lieu de la résurrection de Lazare et aussi le point de départ de l’entrée de Jésus à Jérusalem [1]. (… )
Nous entrons maintenant dans la semaine la plus sacrée de l’année [3]. Elle débute par la fête de l’entrée de Jésus à Jérusalem qui, nous l’avons déjà dit, forme avec la résurrection de Lazare, un prélude joyeux et glorieux aux douloureuses humiliations qui vont suivre. (…)
" Voici que ton roi vient "
Dès le premier jour de la semaine-sainte, nous devons " recevoir " Jésus-Christ et accepter comme souveraine sa volonté sur nous. Cet accueil fait au Christ qui vient à nous est le sens du Dimanche des Rameaux [7].
Aux vêpres du dimanche, célébrées le samedi soir, nous lisons trois leçons de l’Ancien Testament. La première, tirée de la Genèse (49, 1-2, 8-12), contient les derniers avis de Jacob à ses fils ; ce passage a été choisi parce qu’il fait, en quelques paroles, allusion au " sceptre ", à " l’âne ", au " sang de la vigne " qui lave les vêtements, – toutes choses auxquelles l’entrée de Jésus à Jérusalem avant sa Passion donnent un sens nouveau : " Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda… jusqu’à la venue de celui à qui il est, à qui obéiront les peuples. Il lie à la vigne son ânon, au cep le petit de son ânesse, il lave son vêtement dans le vin et son habit dans le sang des raisins ". La deuxième leçon, tirée du prophète Sophonie (3, 14-19), annonce elle aussi la présence consolante du roi : " Pousse une clameur d’allégresse, Israël… Le Seigneur roi d’Israël est au milieu de toi. Tu n’as plus de malheur à craindre ". La troisième leçon est la prophétie de Zacharie (9, 9-15) qui trouva son accomplissement le jour des Rameaux : " Exulte de toutes tes forces, fille de Sion.. Voici que ton roi vient à toi. Il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, sur un ânon, petit d’une ânesse [8] ".
Les chants de matines nous invitent à aller, nous aussi, au-devant du Roi qui vient : " Venons avec des branches louer le Christ, notre Maître… Le Seigneur notre Dieu nous est apparu ; célébrons la fête. Réjouissons-nous et exaltons le Christ. De même que les rameaux et les branches, élevons nos voix vers lui dans la louange… Nous portons aussi des branches d’olivier et des rameaux, criant vers toi avec reconnaissance : " hosanna au plus haut des cieux. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". L’évangile lu à matines (Mt 21, 1-11, 15-17) décrit l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem [9]. Vers la fin des matines, l’évêque ou le prêtre prononce une prière de bénédiction sur les palmes ou rameaux qui sont ensuite distribués aux fidèles.
À la liturgie [10], l’épître de Saint Paul aux Philippiens (4, 4-9) nous annonce la proximité du Seigneur : " Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous. Le Seigneur est proche ". L’évangile (Jn 12, 1-18) raconte la dernière onction sur les pieds de Jésus accomplie à Béthanie par Marie – L’Église rappellera notre attention sur cet épisode le matin du mercredi-saint – puis l’entrée à Jérusalem. La bénédiction finale commence ainsi : " Ô toi qui, pour notre salut, a voulu être assis sur un ânon, le fils d’une ânesse… etc. ".
Essayons maintenant de recueillir quelques-uns des enseignements de ce dimanche.
" Voici que ton Roi vient à toi… " Jésus vient aujourd’hui à nous comme notre roi. Il est plus que le Maître instruisant ses disciples. Il réclame de nous que nous acceptions en toutes choses sa volonté et que nous renoncions à nos désirs propres. Il vient à nous pour prendre solennellement possession de notre âme, pour être intronisé dans notre cœur.
" À toi… ". C’est non seulement vers l’humanité en général que Jésus vient. Il vient vers chacun de nous en particulier. " Ton Roi ". Jésus veut être mon roi. Il est le roi de chacun de nous dans un sens unique, entièrement personnel et exceptionnel. Il demande une adhésion, une obéissance intérieures et intimes.
Ce roi est " humble ". Il vient à nous sur un pauvre animal, symbole d’humilité et de douceur. Un jour il reviendra dans sa gloire pour juger le monde. Mais aujourd’hui il écarte tout appareil de majesté ou de puissance. Il ne demande aucun royaume visible. Il ne veut régner que sur nos cœurs : " Mon fils, donne-moi ton cœur " (Pr 23, 26).
Et cependant la foule avait instinctivement raison quand elle acclamait Jésus comme le roi visible d’Israël. Jésus est le roi non seulement des individus, mais des sociétés humaines. Sa royauté est sociale. Elle s’étend au domaine politique et économique aussi bien qu’au domaine moral et spirituel. Rien n’est étranger à la seigneurie de Jésus [12].
La foule qui acclamait Jésus portait des palmes et des branches. Ces branches étaient probablement des rameaux d’olivier, – l’arbre que l’on rencontre le plus fréquemment près de Jérusalem. Les palmes et les rameaux d’olivier ont chacun leur signification symbolique. La palme exprime la victoire, l’olivier exprime la paix et l’onction. Allons au-devant de Jésus en rendant hommage à la fois à sa force et à sa tendresse, en lui offrant à la fois nos victoires (qui sont ses victoires) sur nous-mêmes et sur le péché et notre paix intérieure (qui est sa paix).
" Les gens, en très grande foule étendirent leurs manteaux sur le chemin… " Jetons aux pieds de Jésus nos vêtements, nos possessions, notre sécurité, nos biens extérieurs, et aussi nos fausses apparences et par-dessus tout nos idées, nos désirs, nos sentiments. Que le roi triomphant foule à ses pieds tout ce qui est à nous. Que tout ce qui nous est précieux lui soit soumis et offert.
La foule criait : " Hosanna ! [13] Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". Si je suis capable de prononcer cette phrase en toute sincérité et en toute soumission, si elle exprime un élan de tout mon être vers le Roi que désormais j’accepte, je me suis, à cette seconde même, détourné de mes péchés et j’ai reçu en moi Jésus-Christ. Qu’il soit donc bienvenu et béni, celui qui vient à moi !
[1] Au IVe siècle, la célébration de la semaine-sainte à Jérusalem s’ouvrait le samedi, veille du Dimanche des Rameaux, par un service dans le sanctuaire dit " Lazarium ", à Béthanie.
[3] La semaine qui précède le dimanche de la Résurrection est appelée par les Grecs la " sainte et grande semaine ", par les Latins " grande semaine " (hebdomada major) ou " semaine sainte " (hebdomada sancta). Les Russes l’appellent " semaine de la Passion " ; ce nom prête à confusion, car les Latins nomment " semaine de la Passion " (hebdomada Passions) la semaine qui précède le dimanche des Palmes et que les Grecs appellent " semaine des rameaux ". Il ressort des documents historiques que la semaine-sainte était célébrée dans presque tout le monde chrétien à la fin du IVe siècle, avec des offices spéciaux et des jeûnes particulièrement stricts. Nous avons de nombreux et précieux renseignements sur la célébration de la semaine-sainte à Jérusalem à cette date, grâce au récit que nous en a laissé vers 388 un témoin oculaire, la pèlerine Etheria.
[7] À la fois les Grecs et les Latins donnent ce nom au dimanche qui précède Pâques. Nous savons que, dès 397, des palmes étaient, ce dimanche, bénies dans les églises de Mésopotamie. À Jérusalem, vers la même date, le dimanche des Rameaux était célébré comme il suit. Les fidèles se réunissaient au lever du jour dans l’Anastasie (église du Saint Sépulcre) ; de là, ils se rendaient au Martyrium (église du Golgotha) où était célébré le service ordinaire du dimanche. Au début de l’après-midi, une procession allait au mont des Oliviers où un office avait lieu. Vers trois heures, la procession se transportait à l’Imbomon, lieu où, selon une tradition, se serait accomplie l’Ascension de Notre-Seigneur. Un autre office y était célébré. Vers cinq heures la procession descendait à Jérusalem, les enfants portant des palmes et des branches d’olivier, et l’on chantait les vêpres dans l’Anastasie. Des prières au Martyrium achevaient la journée.
[8] Le prophète veut opposer à l’image classique des rois montant sur des chariots ou des chevaux une image nouvelle : un roi dont l’entrée dans sa propre capitale est une manifestation d’humilité. L’âne est le contraire du cheval qui suggère guerre et conquête.
[9] Le récit de Matthieu reproduit, avec de légères retouches le récit de Marc (11, 1-11). Matthieu fait de Bethphage le point de départ de l’entrée à Jérusalem, tandis que Marc mentionne à la fois Bethphage et Béthanie. Bethphage signifie " maison des figues vertes ". Y a-t-il un lien entre ce nom et la malédiction du figuier stérile, au début de la dernière semaine d’enseignement de Jésus ?
[10] La liturgie de ce dimanche est celle de Saint Jean Chrysostome.
[11] Proverbes 23 : 26.
[12] Certaines Églises – surtout qui s’appuyaient sur l’État (et particulièrement les Églises orthodoxe et luthérienne) – ont trop souvent accepté l’autorité de l’État comme suprême et indiscutée en matière d’éthique sociale, nationale et internationale. On voit même telle ou telle de ces Églises acclamer et bénir un État que maintenant combat et opprime le christianisme. L’Église romaine prêche le Christ-Roi et a institué une fête de la royauté du Christ ; mais ses silences, en certains cas récents, ont affligé beaucoup d’âmes qui attendaient d’elle certaines paroles précises. À Byzance, le césaro-papisme s’épanouissait au moment même où les décorateurs des églises se plaisaient à représenter le Christ avec les attributs de la souveraineté : Hérode aussi couronnait Jésus et l’habillait de pourpre, à sa manière…
[13] Au temps du Christ, parmi une population qui ne parlait plus l’hébreu, le mot hébreu Hosannah avait perdu sa force et son sens primitif. Il était devenu simplement une sorte d’acclamation, un cri d joie ou de bienvenue. C’est dans ce sens qu’on l’employait le septième jour de la fête des Tabernacles, appelé " jour de l’hosannah " ou le " grand hosannah ". Mais, originellement, le mot Hosannah avait un sens très fort : " sauve maintenant, prie. " Les implications du terme étaient nettement messianiques. C’est dans ce sens profond que le Saint-Esprit, lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem, a mis ce mot sur les lèvres de la foule, – sans que celle-ci en eût conscience.
Extrait du livre L'An de grâce du Seigneur,
signé « Un moine de l'Église d'Orient »,
Éditions AN-NOUR (Liban) ;
Éditions du Cerf, 1988.
უფალო იესუ ქრისტე, ძეო ღმრთისაო, შემიწყალე მე ცოდვილი. Prière de Jésus
Croix orthodoxe russe