LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

Le Kosovo-Métochie et l’Union Européenne au centre des législatives serbes

dimanche 11 mai 2008

Quelques 7 millions d’électeurs sont appelés aux urnes en Serbie aujourd’hui à l’occasion d’élections municipales et d’élections législatives anticipées.

Ces législatives interviennent tout juste deux mois après la démission du Premier Ministre, Vojislav Kostunica. Le chef du gouvernement avait en effet fait valoir qu’il ne voulait et qu’il ne pouvait travailler davantage avec des ministres laissant passer la question du Kosovo-Métochie au second plan, faisant ainsi voler en éclats la fragile coalition qui réunissait – pour l’essentiel - son parti, le DSS (Parti Démocrate de Serbie, centre droite), au DS (Parti Démocrate, centre gauche), parti du Président Boris Tadic.

L’affaire de l’ASA

Depuis, les relations n’ont cessé de se détériorer entre les anciens partenaires de coalition, pour finalement atteindre un point de non-retour le 29 avril dernier lors de la signature de l’ASA (Accord de Stabilisation et d’Association) avec l’Union Européenne par le Vice-Premier Ministre Djelic (DS), faisant fît de l’opposition de Kostunica, pourtant toujours chef du gouvernement dans l’attente des nouvelles élections.

Cet accord, première étape sur la longue route qui mène à l’adhésion à l’UE, est considéré par le Premier Ministre comme une « trahison » alors que plusieurs Etats membres de l’Union Européenne ont soutenu et reconnu l’indépendance autoproclamée de la province du Kosovo-Métochie. Il est rejoint sur cette position par ses alliés traditionnels du NS (Nouvelle Serbie) dont le président, Velimir Ilic, par ailleurs Ministre des Investissements, considère ceux qui ont signé cet accord comme des « traîtres qui ont vendu le Kosovo ». Selon eux, la signature de ce traité avec l’UE entérine la perte du Kosovo-Métochie. Ce dont se défendent les ministres DS et le Président Tadic, qui affirment que l’accord n’implique aucunement la reconnaissance de l’indépendance du Kosovo, lequel aurait un statut « neutre ».

Mais à peine la polémique enclenchée, une autre déclaration, celle du Ministre belge des Affaires Etrangères, Karel De Gucht, venait prendre de court les justifications de Djelic et Tadic. Interrogé par l’agence de presse Tanjug, De Gucht a précisé que l’accord signé par la Belgique portait uniquement sur la Serbie amputée du Kosovo et de la Métochie. De quoi entraîner des réactions en chaîne en Serbie, à commencer par Kostunica qui a immédiatement dénoncé « l’imposture de l’ASA ». Slobodan Samardzic, Ministre en charge du Kosovo-Métochie, a déclaré quant à lui que « si, après les remarques de De Gucht, certains officiels continuent de nier ou prétendent ne pas voir la réalité, c’est une affaire de morale. Mais aujourd’hui, il est devenu complètement clair pour le public serbe que l’accord fait partie de la stratégie électorale de Boris Tadic ». Ce à quoi Vuk Jeremic, Ministre des Affaires Etrangères DS, a préféré répondre qu’il fallait relativiser les propos de De Gucht, émettant l’hypothèse qu’il ne s’agissait là que d’une « question de politique interne belge ».

L’heure des premiers calculs politiques

Alors que la plupart des analystes s’accordent à dire qu’aucun des partis en lice ne devrait réussir à obtenir une majorité au Parlement, l’heure est aux premiers « pronostics » sur les possibles rapprochements politiques en vue de former le prochain gouvernement.

Selon les derniers sondages, l’opposition radicale (SRS) arriverait en tête aux alentours de 36%, à un point de la coalition pro-européenne conduite par le DS et le G17+ (parti libéral). En troisième position, la coalition DSS-NS de Kostunica, n’obtiendrait que 12 à 13%, ce qui serait néanmoins suffisant pour en faire un partenaire incontournable pour la formation d’un gouvernement majoritaire. Deux autres partis obtiendraient entre 5 et 7% : le LDP (Parti Libéral Démocrate) de Cedomir Jovanovic, seul parti prônant l’indépendance du Kosovo, et le SPS (Parti Socialiste de Serbie) d’Ivica Dacic.

Selon toute vraisemblance, une éventuelle coalition rassemblant DSS-NS et DS-G17+ est d’ores et déjà à exclure compte-tenu des propos très virulents que se sont échangés les personnalités de ces différents partis durant la campagne, Boris Tadic étant même allé jusqu’à jurer que « plus jamais Vojislav Kostunica ne dirigera le pays ». Et Velimir Ilic de renchérir : « Nous ne formerons plus jamais un gouvernement avec des traîtres comme Tadic. Les radicaux sont la meilleure solution, alors pourquoi pas ? »

Le DS et le G17+ ne peuvent compter que sur leurs confrères du LDP, ce qui ne suffirait pas, selon les sondages, à former un gouvernement majoritaire. A moins peut-être d’une alliance avec le Parti Socialiste, à laquelle le LDP ne s’opposerait pas. Ivica Dacic a cependant fait savoir qu’il préfèrerait discuter en priorité avec Kostunica, avec qui il partage une position ferme sur le statut du Kosovo, question de « survie nationale » qui doit dépasser les anciens clivages politiques.

Si les sondages se confirment dans les urnes ce soir, alors une grande coalition d’union nationale est envisageable, rassemblant autour du Kosovo-Métochie, le SRS, actuellement premier parti de Serbie, le SPS, et le DSS-NS. Tomislav Nikolic l’affirme : « en étant réaliste, c’est soit ça, soit rien du tout ».

J.S.

© www.collectif-kosovo.com




L'Eglise russe hors frontières élit son nouveau primat 
L'Eglise russe hors frontières élit le 12 mai 2008 son nouveau primat qui succédera au métropolite Laure (Shkurla) décédé le 16 mars dernier. Le président du Synode de l'Eglise russe hors frontières est élu par le concile des évêques qui s'est ouvert le dimanche 11 mai par une liturgie solennelle à l'église cathédrale Notre-Dame-du-Signe à New York.

Selon l'acte rétablissant la communion canonique entre le patriarcat de Moscou et l'Eglise russe hors frontières, il devra être confirmé par le patriarche de Moscou et le Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe russe.

L'intronisation du nouveau primat est prévue le dimanche 18 mai. Le patriarcat de Moscou y sera représenté par l'archevêque Innocent de Chersonèse qui lira la lettre de confirmation du patriarche Alexis. Mgr Innocent a été, du côté de l'Eglise russe, président de la commission pour le dialogue avec le Synode russe hors frontières.

L'Eglise russe hors frontières compte actuellement 11 évêques. Depuis le décès de Mgr Laure, le Synode a été présidé de façon intérimaire par l'archevêque Hilarion d'Australie et de Nouvelle-Zélande, premier vice-président.

Lundi 12 Mai 2008

dim. 11 mai 2008

Podcast audio de l’émission « l’église orthodoxe aujourd’hui » du 11 mai 2008 : « Les femmes myrrophores »

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui du dimanche 11 mai 2008, Bogdan-Florin Vlaïcu propose un entretien avec le père Noël Tanazacq, recteur de la paroisse francophone Sainte Geneviève et Saint Martin à Paris, sur la signification de ce dimanche consacré aux femmes myrrophores. Ensuite Olga Lossky, présente dans l'émission, en tant que co-présentatrice et invitée, la personnalité et l'œuvre de la théologienne orthodoxe Elisabeth Behr-Siegel, dont elle a écrit la biographie "Vers le jour sans déclin. Une vie d’Elisabeth Behr-Siegel" parue au Cerf".

Cliquez ici pour télécharger le MP3

Pour lancer la diffusion, cliquez sur play (le carré vert). Vous pouvez également télécharger directement le fichier audio en cliquant sur le logo "podcast".

Bartholomé Ier et Mgr Ieronymos rencontrent le préfet d'Istanbul

[infogrece] • Publié le 10 mai 2008 à 22:25:46 CEST Le patriarche oecuménique, Vartholomeos Ier, et l'archevêque d'Athènes et primat de Grèce, Mgr Ieronymos, à l'occasion de la visite officielle de ce dernier au Patriarcat œcuménique de Constantinople, ont rencontré vendredi le préfet d'Istanbul, Muammer Güler, a qui ils ont transmis un message de paix et d'amitié entre les peuples.

"L'Eglise de Grèce dans le cadre de ses devoirs contribue à ce que les peuples vivent en paix et sereinement. C'est pourquoi, avec la contribution des peuples et des premiers ministres, les peuples pourront se rapprocher et l'amitié sera de plus en plus cultivée", a souligné Mgr Ieronymos, à l'adresse du préfet d'Istanbul.

Mgr Ieronymos était accompagné du métropolite de Zakynthos, Mgr Chryssostomos, du métropolite de Trikkis et Stagon, Mgr Alexios, et du vicaire du Patriarcat, M. Stephanos.

De son côté, M. Güler a exprimé sa joie pour cette rencontre et mentionné les relations gréco-turques, notamment la coopération des premiers ministres de Grèce et de Turquie, Costas Caramanlis et Recep Tayyip Erdogan, qui, a-t-il dit, "contribue à la coexistence pacifique des deux peuples".

Par ailleurs, Mgr Ieronymos a assisté à la réception organisée en son honneur au Phanar et, dans une brève allocution, a évoqué l'histoire du trône patriarcal, tout en soulignant que "l'Eglise de Grèce restera ferme sur ses principes ecclésiologiques", tandis que pour sa part Bartholomé a loué la personnalité et "le respect de Mgr Ieronymos envers notre Sainte mère l'Eglise".

i-GR/ANA-MPA


L'Hellénisme et l'Orthodoxie ont fêté Pâques

L'Hellénisme tout entier, ainsi que des millions de Chrétiens orthodoxes, ont fêté la résurrection du Christ ce dimanche de Pâques ; dans un climat d'émotion et de piété, des foules de fidèles se sont pressées dans les églises dans la nuit de samedi à dimanche pour assister à la messe et clamer "Christ est ressuscité !"

Samedi à 20 heures, la "Sainte Flamme" est arrivée à Athènes depuis Jérusalem à bord d'un vol d'Olympic Airlines et a été accueillie, comme le veut la tradition, avec les honneurs dus à un chef d'Etat.

La "Sainte Flamme" a été transportée par l'Exarque du Saint Sépulcre à Athènes, le métropolite Théophanis qui était accompagné d'une délégation gouvernementale et parlementaire, alors que le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Théodore Kassimis, représentait le gouvernement. A partir d'Athènes, elle devait ensuite être diffusée à toutes les églises de Grèce.

Tradition toujours, avec les chefs politiques à rendre visite aux soldats en service dans les postes frontaliers.

Ainsi, le premier ministre, Costas Caramanlis, a visité dimanche matin le poste de garde de Drymades situé à la frontière nord-ouest du pays à quelques kilomètres de la frontière greco-albanaise.

Dans une brève allocution à cette occasion, M. Caramanlis a souligné que "pour l'Orthodoxie et l'Hellénisme, la fête de la Résurrection est une fête de foi, d'espoir et d'optimisme. En cette période difficile pour le monde entier nous nous devons de garantir et de promouvoir la solidarité et la confiance entre nous. Tous ensemble nous pouvons livrer et gagner des batailles difficiles, trouver des solutions aux problèmes qui nous préoccupent et y faire face. Nous pouvons concrétiser nos rêves communs".

De son côté, le chef de l'état-major général des forces armées, le général Dimitris Grapsas, a reçu au Centre d'entraînement des blindés d'Avlona le secrétaire général du KKE (parti communiste), Aleka Papariga et ensuite le ministre de la Défense, Vanghelis Meïmarakis.

Quand au président de la République, Carolos Papoulias, c'est avec les soldats des casernes frontalières de Thesprotia (Epire) qu'il a fêté Pâques, visitant tout d'abord le poste de garde de Sayadas et ensuite la caserne de Philiates.

Prenant la parole, M. Papoulias a formulé le voeu que la paix règne en Grèce ainsi que dans les pays voisins, et adressé un message aux peuples voisins qui vivent dans la paix les invitant à coopérer et tracer eux-mêmes la voie de leur avenir sans l'intervention de tiers ou de forces étrangères. M. Papoulias était accompagné par le secrétaire d'Etat aux Finances, Antonis Bézas.

Le président du PASOK (parti socialiste), Georgios Papandreou, a formulé, lui, le voeu que cette fête de Pâques "représente le passage à une vie meilleure pour tous", dans un message dimanche à l'occasion de la fête de Pâques.

M. Papandreou souhaite également que "la Résurrection du Christ apporte à tous les Grecs ainsi qu'à l'Hellénisme de la Diaspora santé, amour et bonheur", soulignant que "pour tous les Grecs, Pâques a une importance toute spéciale et symbolise le passage vers la lumière, la résurrection des espoirs. L'espoir est la force motrice de tous les peuples".

A Paris, les deux églises grec-orthodoxes, Sts Constantin et Hélène dans le 9e arrondissement et St Stéphane dans le 16e, ont été prises d'assaut par des milliers de Grecs venus souvent avec des amis français et auxquels se sont joints des nombreux curieux. La foule étant trop nombreuse pour entrer dans l'église, des centaines des personnes ont attendu dans la rue que la flamme des cierges propagée de proche en proche arrive jusqu'elles.

La rue Georges Bizet dans le 16e, siège de la métropole grec-orthodoxe de France, était pleine à craquer. Aux Grecs-Parisiens et des alentours, s'étaient joins, ici, des nombreux touristes venus de Grèce et des dizaines des cars avaient littéralement ceinturé le quartier. Les nombreux policiers chargés de la sécurité ont vite été débordés par le désordre grec, mais un désordre tellement bon enfant qu'aucun signe de nervosité n'était décelable.

Des nombreux fidèles renonçaient à frayer un chemin pour pénétrer dans l'église. Le métropolite Emmanuel après avoir appelé les fidèles à recevoir le Feu sacré psalmodiant le "Defte lavete fos" a entonné ensuite le Christos Anesti (Christ ressuscité) à 23h00 heures précises (heure de Paris) de sorte que la célébration ait lieu en même temps que en Grèce, c'est-à-dire à minuit, heure d'Athènes. Lorsque le clergé et la foule ont repris en cœur derrière le métropolite, une jolie Française, qui visiblement assistait pour la première fois à la messe pascale grecque, a résumé les sentiments s'écriant : "j'adore !"

i-GR/ANA-MPA

12 Mai 2008 
Decani church in the early morning
L'église de Decani au lever du soleil
Un documentaire sur un des derniers centres spirituels de la foi orthodoxe au Kossovo aujourd'hui, le monastère de Decani ( Pron. Détchani). Ce film est aussi un témoignage sur ce qu'est la véritable vie spirituelle ...et l'amour du prochain.
Version serbe et traduction anglaise: Cliquez sur le lien qui suit:
“THE GLORY OF HIGH DECANI”


12 Mai 2008 

http://i48.servimg.com/u/f48/11/68/10/56/th/st_nec10.jpg

Une autre intellectuelle qui rendit visite au staretz Nectaire à Optina, fut la grande poétesse russe Anna Akhmatova. Elle souffrait après la mort de son époux, lui aussi grand poète des temps modernes, Goumilev. Son arrivée fut saluée par le staretz qui avaient beaucoup de visiteurs de cette trempe.

" Batiouchka, bénis cette poétesse," dit-on au staretz Nectaire, et on lui lit quelques vers sur l'amour, la passion et la tragédie. Il dit: " Elle en est digne... nous sommes honorés qu'elle vienne à Optina. Il y a deux pièces pour elle ici." Elle vint. Elle vécut là plusieurs jours avec Irisha Bobkova, future Mère Séraphima, dans une cellule du bâtiment de l'infirmerie, construite sur l'Eglise de Saint Hilarion le Grand.

De quoi parla le grand staretz avec cette célèbre poétesse? C'est resté un mystère... Mais n'était-ce pas par ses prières qu'Akhmatova, pendant le cours de sa vie dans l'enfer soviétique, garda sa foi et son bon sens, et ne trahit pas la Russie, son œuvre créatrice et ses amis? N'était-ce pas la protection d'Optina qui la sauva des camps et des prisons, du blocus et de la mort par inanition? Elle ne parla jamais de cal avec quiconque, mais son seul vers dans Requiem, "Et je n'irai plus à Optina," résonne avec une sorte de douleur surnaturelle.
Version française Claude Lopez-Ginisty 
d'après I.M. Kontzevitch, Elder Nectary of Optina, St. Herman of Alaska Brotherhood, 1998
Platina, Californie, USA

N.Altman. Portrait de la Poétesse Anna Akhmatova. 1914
Video: Anna Akhmatova récite un de ses poèmes: A la muse


Le 12 Mai, nous célébrons la mémoire de notre Saint Père EPIPHANE, Evêque de SALAMINE, à Chypre (1)

Notre Père Saint Epiphane naquit vers l'an 315 (ou 308) dans une modeste famille juive du village de Bésandouch, près d'Eleuthéropolis en Palestine. A la mort de son père, il fut adopté par un docteur de la Loi, Tryphon, qui projetait de lui donner sa fille en mariage. Animé depuis son enfance d'un grand zèle pour l'étude, Epiphane étudia à ses côtés l'Ecriture Sainte et les institutions juives, et acquit la connaissance de cinq langues : le grec, le latin, l'hébreu, le syriaque et le copte, chose fort rare à l'époque.

A la mort de Tryphon, il hérita de toute sa fortune. Un jour, alors qu'il était en train de visiter ses terres et passait à cheval à côté d'un moine chrétien, nommé Lucien, ce dernier, rencontrant un pauvre et n'ayant pas d'argent, se dépouilla de son vêtement pour le lui donner, et aussitôt une robe d'une blancheur resplendissante descendit du ciel pour le couvrir. Ce signe vint confirmer l'admiration qu'Epiphane entretenait pour les Chrétiens depuis que, dans son enfance, il avait été sauvé miraculeusement par l'un d'eux de sa monture emballée. Tombant alors aux pieds de Lucien, il le supplia de le baptiser et de l'accepter dans l'ordre angélique. Baptisé, avec sa soeur, par l'Evêque de la cité, il distribua tous ses biens et devint disciple de Saint Hilarion (cf 21 oct.), dont il suivit avec exactitude, pendant tout le reste de sa vie, la stricte discipline ascétique. Les mystères et les figures de l'Ancien Testament prenant tout leur sens dans la lumière du Christ, il s'adonna avec encore plus d'ardeur à l'étude et, avide de connaître le mode de vie des moines d'Egypte, il entreprit un long voyage dans cette terre d'élection de la vie ascétique. Il s'informa aussi sur les doctrines professées par diverses sectes et hérésies qui y pullulaient, rassemblant ainsi les éléments de son traité monumental contre toutes les hérésies, qu'il rédigera au soir de sa vie. Ayant échappé de peu aux entreprises des Manichéens, il rentra en Palestine, après quatre années, et fonda un Monastère près de son village natal, qu'il dirigea en toute sagesse pendant trente ans. On raconte que, par sa prière, il fit jaillir de l'eau de la terre desséchée et que les cellules des Moines furent construites par des Sarrasins qui avaient été témoins de ses miracles. Par l'invocation du Nom du Christ et grâce à son don de clairvoyance, Epiphane chassait les démons qui tourmentaient les villageois et certains de ses moines. Il délivra aussi la contrée d'un lion redoutable mangeur d'hommes et il répandait largement les aumônes; mais c'était surtout par son charisme d'enseignement et d'interprétation des Ecritures qu'il brillait comme un astre sur toute l'Eglise.

Ayant réalisé le danger que représentait pour l'Eglise la sagesse hellénique, source des multiples hérésies, il s'employa pendant toute sa vie à lutter pour la défense de la vraie foi. On raconte qu'un philosophe célèbre vint d'Edesse au Monastère de Saint Epiphane pour discuter des Saintes Ecritures. Ils débattirent longtemps sur les mystères de la création, Epiphane tenant en main la Sainte Bible et le philosophe les écrits d'Hésiode, et bien que la lumière de la vérité fût éclatante, ce demier restait obstiné. Mais lorsqu'il vit Epiphane guérir un possédé par l'invocation du Nom du Christ, renonçant à la vaine sagesse, il demanda à être baptisé. Il fut ensuite ordonné Prêtre et devint le successeur du Saint à la tête du Monastère.

Ayant quitté son Monastère pour échapper aux honneurs des hommes et parvenu à Chypre, où il eut la grande joie de retrouver Saint Hilarion, Epiphane accepta, sur la pression de ce demier, d'être consacré Evêque de Constantia (Salamine), en 376. Il voyait dans cette élévation non pas une occasion de vaine gloire, mais plutôt un moyen d'échapper aux entreprises des hérétiques semi-ariens fort influents en Palestine. Pendant trente-six ans, il montra un zèle exemplaire dans le gouvernement de son diocèse et la confirmation de la Foi Orthodoxe, tant à Chypre que dans le reste du monde. De nombreux miracles vinrent confirmer de manière éclatante ses vertus pastorales et son amour paternel pour ses ouailles. Sa générosité et ses interventions en faveur de ceux qui étaient victimes de l'injustice lui attirèrent toutefois la haine d'une partie de son clergé, menée par le Diacre Carin, qui l'accusa de dilapider l'argent de l'Eglise. Malgré toutes les entreprises de ce dernier pour diffamer le Saint, Epiphane lui montrait toujours la même bienveillance, et Carin fut finalement châtié par Dieu et périt misérablement.

On raconte que, lorsque le Saint célébrait la Divine Liturgie, il voyait visiblement le Saint-Esprit descendre sur les Dons pour les sanctifier. Un jour, il fut privé de cette vision, à cause de l'indignité de l'un de ses concélébrants; après l'avoir écarté, Saint Epiphane supplia Dieu avec larmes et ne continua la célébration qu'à la suite d'une nouvelle manifestation de la gloire divine. Très attentif à l'intégrité morale de son Clergé, le Saint prélat voulait que ses clercs fussent par leurs vertus un digne ornement pour l'Epouse du Christ; aussi avait-il transformé son palais épiscopal en Monastère, où il menait la vie commune avec plus de soixante-dix Clercs.

En 382, laissant le gouvernement de son diocèse à Saint Philon de Carpathos (cf. 24 janv.), Epiphane se rendit à Rome, en compagnie de Saint Jérôme (cf. 15 juin) et de Paulin d'Antioche, dans le but de résoudre en faveur de ce dernier le schisme d'Antioche. Ils résidèrent dans la demeure de Sainte Paule (cf. 26 janv.), et le biographe du Saint rapporte qu'il fit là d'éclatants miracles et guérit la soeur des coempereurs Arcade et Honorius. De retour à Chypre, lors d'une terrible famine, il distribua à la population le blé qu'il avait acheté aux accapareurs, avec de l'or reçu à la suite d'une vision.

Dans son zèle pour extirper de la théologie chrétienne toute trace d'hellénisme, Saint Epiphane concentra particulièrement ses efforts contre les doctrines d'Origène, alors très en faveur chez les moines de Palestine. En 393, prenant la parole à Jérusalem à l'occasion de la fête de la Dédicace de la basilique de la Résurrection, il proclama qu'Origène était le père de l'arianisme et de toutes les hérésies. Le soir même, le Patriarche Jean, auquel Epiphane reprochait sa sympathie à 1'égard des origénistes, répliqua en attaquant les "anthropomorphistes", c'est-à-dire les adversaires de l'exégèse allégorique de l'Ecriture, prônée par le grand docteur alexandrin. La querelle s'envenima et prit une large ampleur, surtout lorsque Saint Jérôme se rangea aux côtés d'Epiphane contre le Patriarche Jean et son ancien ami, Rufin d'Aquilée. S'éloignant de la cité tourmentée, Epiphane se rendit quelque temps dans son Monastère d'Eleuthéropolis, puis retourna dans son diocèse, sans pour autant abandonner un combat, que son caractère ardent et sa simplicité portaient à des prises de position extrémistes.

Le flambeau de la lutte anti-origéniste passa alors à l'Archevêque d'Alexandrie Théophile (401) qui, précédemment disciple d'Origène, en était devenu un ennemi féroce et implacable, en vue d'assouvir sa rancune contre quatre frères de noble origine (appelés les Frères "Longs", à cause de leur haute taille) qui, préférant l'hésychia aux dignités ecclésiastiques, avaient quitté son clergé sans l'autorisation de Théophile, pour devenir moines à Nitrie. Poursuivis par l'Archevêque, ils se réfugièrent à Constantinople, dans l'espoir d'obtenir gain de cause auprès de Saint Jean Chrysostome. Utilisant cette occasion pour accuser Saint Chrysostome, qu'il jalousait, d'être le protecteur de l'hérésie origéniste, Théophile s'adressa à Epiphane. Mal informé de la situation et des motifs réels de Théophile, le vieil Evêque, pensant partir à la défense de l'Orthodoxie, se rendit à Constantinople, après avoir condamné l'origénisme dans un Synode des Evêques de Chypre. Accueilli avec révérence par Saint Chrysostome, Epiphane refusa ces marques d'honneur; il alla demeurer dans une maison privée et procéda à l'ordination d'un Diacre dans un Monastère. Saint Chrysostome lui fit savoir qu'il était très affligé d'apprendre que son frère dans l'épiscopat avait agi ainsi contre les Saints Canons (2) et agitait sans raison le peuple contre son pasteur. Saint Epiphane décida alors de prendre le chemin du retour, afin de ne pas être davantage cause de discorde, et il quitta la capitale peu avant le sinistre Synode du Chêne qui déposa de manière inique Saint Jean Chrysostome (403). Il remit son âme à Dieu pendant la traversée (12 mai 403), après avoir exhorté ses disciples à préserver la pureté de la foi et à se garder de l'attrait des richesses et de la calomnie. A l'arrivée du navire à Salamine, une foule immense, tenant des cierges en main, accueillit son pasteur et l'accompagna avec larmes jusqu'à l'église, où pendant sept jours une grande partie de la population de Chypre vint le vénérer.

Le culte de Saint Epiphane se répandit rapidement et son tombeau reste un des lieux de pèlerinage les plus vénérés de l'île, dont il est le Saint Patron, avec Saint Barnabé.

1). Nous avons tenté ici d'introduire certains épisodes de sa biographie traditionnelle, dans le cadre des événements attestés par les historiens ecclésiastiques.
2). Le Canon35 des Saints Apôtres interdit aux Evêques d'agir en dehors de leur diocèse sans l'accord de l'Evêque du lieu.

11 Mai 2008 

Tous les saints
 

 

La sainteté ne consiste pas dans le fait de faire des miracles, mais dans celui d'aimer les autres comme soi-même, de plus, elle consiste à croire les vérités de Dieu et à estimer son prochain plus que soi-même. Car la vraie puissance est dans l'amour, non dans l'accomplissement de miracles.... Ce ne sont pas les miracles mais la charité seule qui caractérise les serviteurs véritables de Dieu.

Saint Grégoire le Grand.

 

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Quiconque désire devenir vertueux ne peut y parvenir en un seul jour. Qu'au lever du jour, il commence par au moins une vertu, s'exerçant à la patience dans le combat que l'Ennemi de Dieu va entreprendre contre lui.

Qu'il prie avec beaucoup d'humilité, de soupirs et de larmes afin que le Seigneur lui donne la force de surmonter les tentations et qu' il s'efforce d'agir ainsi pendant quelques jours afin de ne pas être victime de la passion qu'il essaie de vaincre, qu'il s'agisse de la fornication, de la gloutonnerie ou de toute autre passion. Et qu'il se batte à l'aide de la vertu correspondante, pour la conquérir avec l'aide de Dieu. Ainsi, si tu es tenté, ô homme, par ton estomac,  astreins-toi, pendant toute une semaine, à ne manger qu'une fois par jour, afin que même la nourriture grossière te semble plus douce que le miel à la fin.

Si ta langue n'a pas de bride, et profère souvent des paroles vaines et honteuses, mets un morceau de bois ou une pierre dans ta bouche, jusqu'à ce que tu effaces la mauvaise habitude et si tu es fier, accomplis les tâches les plus humbles et porte des vêtements usés. Agis de même avec les passions qui te restent encore jusqu'à ce que tu sois débarrassé de toutes celles que tu as.

Saint Païsios le Grand 

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Aie de l'amour en toi, car ce que le sel est pour les aliments, l'amour l'est aussi pour toute vertu.

Saint Euthyme le Grand 

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Sois comme un délinquant dans sa prison et demande-toi sans discontinuer: quand le Juge apparaîtra-t-il?

Saint Ammon 

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Un trésor, lorsqu'il est découvert est vite saisi, ainsi la vertu rendue publique est-elle rapidement éclipsée et perdue.

Sainte Synclétique 

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Celui qui est tombé dans l'hérésie, erre dans un désert aride, oubliant le Seul Vrai Dieu. Séparé de Dieu, il cherche de l'eau dans les étendues désertes  et s'installe dans une contrée aride et inhabitée.

Saint Clément d'Alexandrie 

§0§0§0§0§0§0§0§0§0§

De même que le froid et la neige sont nécessaires pour qu'un arbre donne des fruits, les épreuves et les tentations sont utiles à notre vie.

Sainte Théodora,

( Version Française Claude Lopez-Ginisty d'après diverses sources patristiques en traduction anglaise)

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de la charité 4-LXVIII

maxime le confesseurQui garde le célibat ou la virginité doit nécessairement avoir les reins ceints el la lampe allumée, les reins par la mortification, la lampe par l'oraison, la contemplation, l'amour spirituel.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie


de la charité 4-LXVII

maxime le confesseurNos actes agréables à Dieu sont les uns d'obligation, les autres, non d'obligation mais, pourrait-on dire, d'offrande spontanée. Actes d'obligation : aimer Dieu et son prochain, aimer ses ennemis, ne pas commettre d'adultère, ne pas tuer, etc. Ne pas les accomplir, c'est nous condamner. Actes non prescrits : virginité, célibat, pauvreté, solitude, etc. Ces actes sont un peu comme des cadeaux : si nous ne pouvons, par faiblesse, pratiquer à fond certains préceptes, par ces cadeaux nous forcerons la condescendance de notre bon Maître.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

de la charité 4-LXVI

maxime le confesseurRien de ce que Dieu a mis à notre usage n'est proscrit par l'Écriture : elle se contente de réprimer l'excès, de corriger le déraisonnable. Ainsi elle ne défend pas de manger, de procréer des enfants, d'avoir de la fortune et de l'administrer convenablement, mais bien d'être gourmand, débauché et le reste… Pas davantage, elle n'interdit de penser à ces choses — elles sont faites pour qu'on y pense — mais d'y penser avec passion.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

jeudi 8 mai 2008
de la charité 4-LXV

maxime le confesseurCelui qui ne sait pas marcher dans la voie, spirituelle, au lieu de prendre garde aux représentations passionnées, concentre tous ses efforts sur la chair et ainsi, ou bien se montre gourmand, libre de mœurs, triste et colère, rancunier, et s'obscurcit ainsi l'esprit ; ou bien il exagère l'entraînement du corps et se trouble la pensée.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

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L'Eglise orthodoxe ukrainienne poursuit sa réorganisation



L'Eglise orthodoxe ukrainienne poursuit sa réorganisation
Le Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe ukrainienne s'est réuni à Kiev, sous la présidence du métropolite Vladimir, le 8 mai dernier. Il a poursuivi la réorganisation des départements synodaux. Ainsi, un département pour la mission et un autre pour l'éducation religieuse ont été créés. Par ailleurs, la présidence du comité pédagogique du Synode a été confiée à l'évêque Antoine de Borispol, recteur de l'académie de théologie de Kiev. L'évêque Euloge de Krémentchoug a été nommé à la tête de la commission théologique synodale.

Le Synode a créé un nouveau diocèse, en divisant en deux celui de Tcherkassk. La direction du nouveau diocèse d'Oumansk est confiée à l'archimandrite Antoine Borovik, clerc du diocèce d'Odessa.

Le Saint-Synode a procédé à la canonisation de plusieurs saints locaux et établi de nouvelles fêtes.

Dimanche 11 Mai 2008


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dim. 11 mai 2008

Une nouvelle édition du livre de Jean-Claude Larchet: «Dieu ne veut pas la souffrance des hommes»

Larchet_souffrance Jean-Claude Larchet : «Dieu ne veut pas la souffrance des hommes», Deuxième édition, revue et augmentée, Éditions du Cerf, Paris, 2008, 146 p. («Théologies»).
Les éditions du Cerf viennent de publier une nouvelle édition, revue et augmentée, du livre de Jean-Claude Larchet, «Dieu ne veut pas la souffrance des hommes», qui était épuisé depuis un certain temps.
Nous reproduisons ci-dessous quelques réactions des médias chrétiens à la précédente édition, qui figurent sur la quatrième de couverture et dans le dossier de presse.
«J.-C. Larchet réfléchit, dans ce bref et dense ouvrage, sur la manière dont nous devrions aborder la souffrance dans la foi. Il nous montre admirablement, à partir des Pères de l’Église, que le Christ a souffert non pas pour que les hommes souffrent davantage, mais bien pour les aider à transcender spirituellement leur souffrance, leur permettre d’en changer le sens à leur profit, et finalement les en libérer» (Vie et Liturgie).

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L'Icône de la Pentecôte - explication & catéchèse

 

 
L'Icône porte un message théologique. Le rôle de l'iconographe n'est pas de faire une photo d'un événement, mais de porter, par le dessin, l'enseignement apostolique, de lui donner une présence symbolique visuelle. Elle comporte donc des symboles qui ne sont pas forcément chronologiquement exacts, mais qui approfondissent la réflexion spirituelle sur le sujet qui est représenté, en relation avec le tout et avec l'événement célébré, la Pentecôte. Voici un bref explicatif catéchétique – la signification spirituelle définitive et s'imposant à tous n'existe pas. Chacun aura un regard spirituel différent face à l'Icône, en fonction de son parcours spirituel et du progrès de sa formation.
JM



L'Icône de la Fête de la Pentecôte est appelée "La Descente du Saint Esprit." C'est une Icône riche en nuances de rouge et d'or, caractérisant le grand événement. Le mouvement de l'Icône va du haut vers le bas. En haut de l'Icône on trouve un demi-cercle avec des rayons qui en jaillissent (1). Les rayons pointent vers les Apôtres, et on voit les langues de feu descendre sur chacun d'entre eux, indiquant la descente du Saint Esprit (2).

1. Le demi-cercle de rayons pointant vers chacun des Apôtres (détail).

2. Une langue de feu se pose au sommet de la tête de saint Pierre (détail).

Le bâtiment à l'arrière-plan de l'Icône représente la chambre haute où les disciples du Christ s'étaient rassemblés après l'Ascension. Les Apôtres sont présentés assis en demi-cercle, pour montrer l'unité de l'Église (3). On trouve aussi saint Paul dans le groupe d'Apôtre (4), qui bien que n'étant pas présent le jour de la Pentecôte, devint un Apôtre de l'Église et le plus grand des missionnaires. Les 4 Évangélistes sont représentés – Matthieu, Marc (5), Luc (6) et Jean tenant les livres d'Évangile, pendant que les autres Apôtres tiennent des rouleaux qui représentent l'autorité d'enseigner qui leur a été donnée par le Christ.


3. Les Apôtres dans la chambre haute sont remplis du Saint Esprit.


4. Saint Paul, qui n'était pas présent le jour de la Pentecôte, est repris parmi les Douze (détail).



5. Saint Marc l'Évangéliste, qui ne devait pas être présent avec les Douze ce jour-là, est représenté (détail).



6. Saint Luc l'Évangéliste, qui ne devait pas non plus être présent avec les Douze ce jour-là, est représenté (détail).

Au centre de l'Icône, en dessous des Apôtres, un personnage royal est représenté sur un fond de couleur foncée. C'est un personnage symbolique, Cosmos, représentant les peuples du monde vivant dans les ténèbres et le péché, et vivant dans le culte païen (7). Cependant, le personnage tient entre ses mains un linge contenant des rouleaux qui représentent l'enseignement des Apôtres (8). La tradition de l'Église enseigne que les Apôtres ont porté le message de l'Évangile partout dans le monde.



7. "Cosmos", apparaissant au centre de l'Icône, représentant les peuples du monde (détail).



8. Les rouleaux qui sont portés par "Cosmos" représentent l'enseignement des Apôtres (détail).

Dans l'Icône de la Pentecôte, nous lisons l'accomplissement de la promesse du Saint Esprit, envoyé sur les Apôtres qui enseigneront aux nations et les baptiseront au Nom de la Sainte Trinité. Nous voyons ici que l'Église est rassemblée et soutenue dans l'unité par la présence et l'oeuvre du Saint Esprit, que l'Esprit guide l'Église dans l'effort missionnaire à travers le monde, et que l'Esprit nourrit le Corps du Christ, à savoir l'Église, dans la vérité et l'amour.

"Festival Icons for the Christian Year", John Baggley (Crestwood, NY: St. Vladimir's Seminary Press, 2000), pp. 157-159.

Dimanche des myrrophores

Dimanche des myrrhophores et des justes Joseph d’Arimathie et Nicodème

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Radio (France culture) : les œuvres théologiques de Nicéphore Blemmydès

L’émission de radio Orthodoxie, sur France culture, du dimanche 11 mai, à partir de 8h00, aura pour thème : « Les œuvres théologiques de Nicéphore Blemmydès ». L’invité sera Michel Stavrou, professeur à l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et éditeur des œuvres de Nicéphore Blemmydès dans la collection "Sources chrétiennes".

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« Que sont les gestes du chef de chœur ? Quels mes
sages d'interprétation doivent-ils véhiculer ? » - par le père Michel Fortounatto

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Nous vous proposons les notes du père Michel Fortounatto utilisées lors de la 6e rencontre de l’atelier pour chefs de chœur et choristes «Chant liturgique» – dans la paroisse Saint Séraphin de Sarov à Paris. Le thème était : « Que sont les gestes du chef de chœur ? Quels messages d'interprétation doivent-ils véhiculer ? ». Pour les lire, cliquez sur ce lien (précédentes notes sur cette page). La prochaine réunion se tiendra le lundi 12 mai à partir de 20 heures.

Photographie : père Michel Fortounatto (source)

Radio : les myrrophores – Elisabeth Behr-Sigel

Dans l'émission de radio L'Eglise orthodoxe aujourd'hui du dimanche, 11 mai, à partir de 17 heures sur Radio Notre-Dame, Bogdan-Florin Vlaïcu propose un entretien avec le père Noël Tanazacq, recteur de la paroisse Sainte Geneviève et Saint Martin à Paris, sur la signification de ce dimanche consacré aux femmes myrrophores. Ensuite Olga Lossky, présentera dans l'émission, en tant que co-présentatrice et invitée, la personnalité et l'œuvre de la théologienne orthodoxe Elisabeth Behr-Siegel, dont elle a écrit la biographie Vers le jour sans déclin. Une vie d’Elisabeth Behr-Siegel parue aux éditions du Cerf.

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Rencontre des primats des Eglises orthodoxes en octobre 2008

Le patriarche œcuménique Bartholomée a invité tous les primats des Eglises orthodoxes pour une rencontre du 9 au 12 octobre 2008 à Constantinople.
Une rencontre préparatoire de représentants de toutes les Eglises orthodoxes aura lieu du