LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

moleben pour le nouveau président russe

Russie orthodoxe.
Le nouveau président de la Fédération de Russie a participé à un office d'intercession célébré par le patriarche Alexis.
Dans une des plus belles et des plus intimes églises du Kremlin : l'église de l'Annonciation.

moleben
«Вы не понаслышке знаете, что власть — это не слава и честь, а, прежде всего, огромная ответственность и каждодневное самоотверженное служение, требующее сил, мудрости, выдержки, терпения и продуманных решений», — сказал Святейший Патриарх, обращаясь к Дмитрию Медведеву. (source : http://www.patriarchia.ru/db/text/403877.html)

Je laisse le soin à Tertius de traduire, s'il trouve le temps... (pardon, c'est déjà traduit ici : http://tinyurl.com/3v3ohq)
Medvediev
Et aussi une vidéo de la passation de pouvoir digne de l'époque des tsars
10 Mai 2008 

 

Alexandre Jacobson
Dessin iconographique contemporain




Saint Alexandre (Jacobson)

Nouveau Confesseur de la Maisond'Israël

† 1930

Fête le 8 Septembre

                                         

Au terrible camp de concentration de Solovki, en 1929, avec la fin de l'hiver,  le scorbut se répandit et vers le printemps, le nombre des prisonniers atteints  dans la quatrième division du camp  étaitde 5000 -sur 18000-. En tant que médecin emprisonné, en plus de mon travail habituel, je devais m'occuper de superviser l'un des nouveaux baraquements où logeaient 300 prisonniers atteints de scorbut.

  Quand j'arrivai à ces baraquements, je fus accueilli par un jeune infirmier Juif au visage très beau et très vivant. C'était un étudiant en médecine de 4ème année. Avoir un aide aussi qualifié était très rare et se révéla être d'un grand secours. Alexandre Yacovlevitch Jacobson, c'était son nom, fit la tournée de tous  les  baraquements avec moi et me montra tous les malades. Il me donna pour chaque patient, son diagnostic et les traits caractéristiques de la maladie. Les malades étaient tous dans un état grave. Ils avaient des gencives gâtées et pleines de pus à cause de la gangrène scorbutique, leurs articulations étaient enflées, leurs extrémités saignaient, tout cela se voyait après un examen sommaire. Après un examen plus approfondi, plusieurs d'entre eux  révélaient de sérieuses complications internes: néphrite hémorragique, pleurésie et péricardite, sérieuse affection des yeux etc... Par les explications données par l'infirmier, je compris qu'il  connaissait précisément les symptômes  des affections et qu'il faisait un diagnostic correct.

Découvrant qu'Alexandre travaillait quelquefois 24 heures sans pause, je l'envoyai se reposer et j'allai visiter et examiner les malades tout seul. Sur leurs fiches étaient inscrits tous les faits les concernant, c'est-à-dire leur prénom, leur nom de famille, date et lieu de naissance etc; le diagnostic aussi était indiqué ainsi que leurs plaintes subjectives. A cause du grand nombre de malades, j'étais forcé de les examiner très rapidement  et de laisser des notes très succintes sur leurs fiches, cependant ma tournée qui commença à 8 heures du matin, ne s'acheva qu'à  3 heures du matin avec deux pauses  de trente minutes pour le déjeuner et le souper. Le jour suivant, retournant aux baraquements à 8 heures, j'y trouvai Alexandre qui avait déjà fait la tournée des malades, préparé mes ordonnances  et  également préparé des informations sur les cas les plus graves. Il  avait encore travaillé de midi à huit heures du matin sans interruption aucune. Son visage était enflé et portait des traces très visibles de coups. En réponse à mes questions, il me dit la chose suivante: à 7 heuresdu matin, les baraquements avaient été visités par le chef du Guépéou (i.e. KGB de l'époque) du camp. Ce chef était ivre. Visitant les malades, il leur demanda s'ils étaient satisfaits du médecin et de l'infirmier. Quelques uns des prisonniers malades déclarèrent que le docteur n'était venu que très tard la nuit avait jeté un oeil et avait rapidement regardé quelques malades sans vraiment apporter aucun secours à ceux qui étaient gravement atteints, et que de plus l'infirmier n'était venu travailler qu'à midi.

Sans se demander si les plaintes étaient justifiées ou non, et sans demander d'explications à l'infirmier, le Chef le frappa plusieurs fois au visage et demanda qu'en tant que docteur chargé de cette section, je me présente à lui à midi, pour une "explication"...

Alexandre Yacovlevitch, dis-je à l'infirmier, je dois aller à l'interrogatoire comme vous le savez. Voyez vous-même combien il y a de malades sérieusement atteints. Bien que vous ayez déjà travaillé 24 heures, pourriez-vous travailler encore deux ou trois heures, jusqu'à ce que je revienne - je l'espère du moins - de l'interrogatoire?

Bien sûr ,docteur, me répondit l'infirmier humblement, je resterai m'occuper des cas sérieux.

Faites-le je vous prie, car après tout,  vous savez de quoi il retourne même dans les cas les plus complexes et je ne puis que vous remercier chaleureusement pour votre aide. En ce qui me concerne, je vais tâcher d'expliquer au Chef du Guépéou qu'il a été injuste à votre égard.

Oh ne vous faites donc pas de souci pour moi, s'écria d'une manière très vive l'infirmier, et ne me défendez pas.J'ai dû supporter des tourments bien plus difficiles sans être coupable le moins du monde, et je remercie seulement Dieu pour cela. Souvenez-vous de ce que disait Saint Jean Chrysostome: "Gloire à Dieu en toutes choses!"

Etes-vous donc chrétien ? lui demandai-je étonné.

Oui, je suis Juif et Orthodoxe , répondit-il en souriant joyeusement.

Je lui serrai la main en silence, puis je lui dis: eh bien au revoir. Merci. Nous parlerons demain. Priez pour moi.

Soyez calme , me dit l'infirmier d'un ton très assuré,priez constamment votre ange gardien pendant tout le temps de l'interrogatoire. Que Dieu vous garde, docteur!

Je sortis. En chemin, je priai le Seigneur, Sa Très-Pure Mère, Saint Nicolas le Thaumaturge et plus spécialement mon Ange Gardien, suivant en cela le bon conseil d'Alexandre.

Entrant  dans le bureau du Chef, j'adressai mentalement et pour la dernière fois une prière à mon Ange Gardien, lui demandant: défends-moi, éclaire-moi!

Le Chef m'accueillit en silence avec un air sévère. D'un doigt il montra une chaise. Je m'assis.

Dis-moi, quand as-tu fait la tournée des malades hier, et pourquoi est-ce que ton aide, l'infirmier Juif n'a commencé à travailler qu'à midi?

Mentalement, sans paroles, je demandai l'aide de mon Ange Gardien. Essayant de rester calme, d'une voix posée et égale, sans hâte, je lui racontai tout en détail. Je lui dis que par ordre du Chef de la Division Sanitaire, je devais venir aux baraquements à 8 heures. Découvrant que l'infirmier, après avoir ouvert une nouvelle section, avoir reçu 300 patients et préparé tout ce dont j'avais besoin, avait travaillé sans interruption toute une journée et toute une nuit, je l'avais envoyé se reposer pendant quelques heures pendant que moi-même, je me chargeai de faire la tournée des patients. Ma tournée dura de 8 heures à 3 heures du matin. Et en fait, le dernier groupe de patients du grenier, je ne pus l'examiner qu'entre 2 et 3heures du matin. L'infirmier après son labeur ininterrompu de 24 heures, et après n'avoir dormi que 3  ou 4 heures, revint travailler à midi et travaillait actuellement depuis 24 heures sans interruption, et ce pour la seconde fois.

Alors de quoi se plaignent ces porcs! dit le Chef en m'interrompant, dîtes à ces  propres à rien que je vais les mettre au cachot!

Ce n'est pas de leur faute répondis-je, après tout, ils ne savent rien de nos conditions de travail . Ils vous ont dit la vérité , l'infirmier est venu dans le grenier à midi et le docteur a fait sa tournée à deux heures du matin.

Bien, dit-il, se grattant la tête eten bâillant, bien, pars!

  Sortant de l'interrogatoire, j'allai immédiatement vers les baraquements. J'y trouvai le Chef de la DivisionSanitaire, un médecin qui après avoir accompli sa peine pour crime (avortementqui causa la mort), resta au camp comme "employé libre"

Le Chef de la Division Sanitaire hurlait après l'infirmier parce que quelque chose n'allait pas.

Quelle honte d'arriver si tard au travail! cria-t-il vers moi cette fois.

Je lui expliquai ce qui s'était passé  et il partit.

Pourquoi est-il si en colère après vous? demandai-je à Alexandre.

A cause de l'odeur  ici. Je lui ai expliqué que 90% despatients avaient des blessures pleines de pus. Alors il a hurlé: silence! et alors vous êtes entré.

Allez dormir! lui dis-je , et revenez à six heures du soir.

Longtemps, je voulus mieux connaître Alexandre et avoir une conversation à coeur ouvert avec lui, mais comme nous étions très occupés et épuisés, cela ne nous fut pas possible.

Un jour cependant, pour la Fête de la Nativité de la Très Sainte Mère de Dieu, prenant prétexte d'une inspection dans un endroit éloigné, je parvins à m'arranger pour que l'on nous y envoie ensemble.

Tôt le matin, j'allai avec lui du Monastère de Solovki  le long de la route de Saint Sabbas,  jusqu'à une forêt de pins que nous atteignîmes après avoir fait plusieurs kilomètres et après avoir quitté la route. C'était un jour d'automne merveilleux, clair et chaud, comme il en est peu à Solovki. Dans les rayons de soleil, les bouleaux brillaient en d'immenses taches d'or dans la forêt de pins.

Ce paysage extraordinaire mettait une touche de douce componction à la Fête de la Mère de Dieu. Pénétrant dans l'épaisseur de la forêt, je pus m'asseoir  avec Alexandre sur des souches d'arbres et je lui demandai de me parler de lui. Voici ce qu'il me dit...

Il était le fils d'un marchand du marché de Saint Alexandre à St Pétersbourg, il avait perdu très tôt ses parents et avait commencé à vivre seul. Etudiant en seconde année de médecine, il s'était lié d'amitié avec un géologue, Juif et partisan de Tolstoï, qui l'attira avec les fables de Tolstoï et l'enseignement de ses zélotes.

Alexandre fut grandement impressionné, non par les oeuvres théologiques de Tolstoï, mais par ses contes et ses histoires: "Dieu est là ou est l'Amour", "De quoi vivent  les hommes", etc... Une année plustard, étant alors étudiant en troisième année, il fit la connaissance d'un vieux médecin qui connaissait Tolstoï personnellement. Ce médecin, chrétien orthodoxe fervent ,  expliqua à Alexandre l'essence de la secte de Tolstoï et lui révéla "l'immense trésor de l'Eglise Orthodoxe". Une année plus tard, Alexandre fut baptisé et devint chrétien orthodoxe.

Après mon baptème, raconta Alexandre, je ne pus considérer avec indifférence les Juifs pieux. Par contre les Juifs athées, comme le sont la plupart d'entre eux maintenant, ne m'interessaient pas beaucoup. Or ces Juifs qui croyaient en Dieu, commencèrent à m'apparaître simplement comme de malheureuses personnes dans l'erreur à qui j'étais moralement obligé d'apporter le Christ. Je leur demandai pourquoi ils n'étaient pas chrétiens. Pourquoi n'aimaient-ils pas le Christ?

Ces disputes et cette mission du" Juif nouvellement converti" furent vite connus et Alexandre fut arrêté.

Dans l'un des camps, continua Alexandre, je travaillai à des tâches particulièrement pénibles comme bûcheron et le Chef était une véritable bête. Le matin et le soir, avant et après let ravail, il faisait aligner les prisonniers et leur ordonnait de chanter "les prières du matin et du soir": le matin l'Internationale et le soir une chanson soviétique dans laquelle étaient ces paroles." nous mourrons tous comme un seul homme  pour le pouvoir soviétique..." Tout le monde chantait, moi je ne pouvais pas le faire, je demeurais silencieux. Passant dans les rangs, le Chef remarqua que j'étais silencieux et commença à me frapper au visage... Alors je me mis d'une manière inattendue, même pour moi-même, à chanter en regardant les cieux, "Notre Père qui es aux Cieux..."

La bête qu'était le Chef, possédé par la méchanceté, me jeta au sol et me battit à coups de talons, jusqu'à ce que je sois inconscient.

Après ma libération du camp, je fus mis en "exil libre" dans la ville de Vyatka.

Bien, et qu'avez-vous fait à Vyatka?lui demandai-je.

Quand j'arrivai à Vyatka, ville totalement inconnu pour moi, d'abord je demandai où était l'église ( A cette époque toutes les églises n'avaient pas encore été fermées). Quand j'entrai dans l'église, je demandai s'il n'y avait pas là une icône de Saint Tryphon de Vyatka et quand sa fête était  célébrée. Ils me montrèrent une icône du Saint et me dirent que sa fête allait être célébrée le lendemain, 8 octobre. Mon coeur bondit d'allégresse en moi de ce que SaintTryphon m'avait amené dans sa ville pour sa fête. Tombant à genoux devant l'icône du Saint, je lui dis que je n'avais à Vyatka d'autre ami que lui et que je nepouvais demander d'aide à personne d'autre. Je lui demandai de faire que je puisse organiser ma vie et trouver du travail à Vyatka.

Après la prière, mon coeur était empli de simplicité, d'aise et de joie calme, signe sûr que ma prière avait été entendue. Sortant de l'église après l'agrypnie, je marchai lentement le long de la rue principale tenant sous mon bras mon petit balluchon avec toutes mes affaires.

 Eh bien, mon cher, est-ce que tu viens de sortir de l'hôpital?entendis-je soudain : c'était la voix agréable d'une femme qui s'adressait à moi. Devant moi cette dame s'était arrêtée, elle était potelée et portait un foulard blanc propre sur la tête; elle était modestement mais proprement  et correctement vêtue et elle me regardait avec des yeux clairs et bienveillants.

Non Matouchka, répondis-je, je ne viens pas de l'hôpital, je viens de prison, j'ai été libéré du camp de concentration et envoyé à Vyatka.

Pour quels crimes as-tu mérité punition, pour vol, brigandage, meurtre? Non, répondis-je, pour le foi en Dieu,et parce que Juif je suis devenu chrétien. Une conversation  établit des liens entre nous. Elle  m'invita chez elle. Dans sa chambre tout était propre et ordonné et tout le coin au dessus du lit était rempli d'icônes devant lesquelles trois lampes de couleurs différentes brillaient.

Demain nous fêtons la mémoire de Saint Tryphon de Vyatka, défenseur et protecteur de notre ville, fit cette femme, et elle me montra une petite icône du Saint. Je tombai à genoux et memit à pleurer de joie et de gratitude. Et ainsi, je pus vivre chez cette pieuse veuve et deux jours plus tard, je trouvai du travail comme chauffeur de camion. Je vêcus ainsi paisiblement, gloire en soit rendue à Dieu, pendant six mois et au printemps, je fus arrêté à nouveau et cette fois condamné à dix ans et je vins sur cette île sainte de Solovki. Maintenant ce sont Saint Zossime et Saint Sabbas qui m'aident de leurs prières.

Silencieusement, je continuai à marcher dans les profondeurs de la forêt avec Alexandre... Et soudain, d'une manière tout à fait inattendue, nous arrivâmes devant une vieille chapelle de pierre à moitié délabrée, dont les portes et les fenêtres étaient fermées par des planches clouées en travers. Les planches étaient vieilles et furent enlevées avec peu d'effort. Nous entrâmes dans la chapelle et  nous vîmes sur le mur une grande icône ancienne de la Mère de Dieu de Smolensk. La peinture sur l'icône était écaillée et le seul visage de la Mère de Dieu était encore clairement visible- en fait ses yeux seuls étaient intacts!

Alexandre tomba soudain à genoux devant cette icône , élevant très haut ses deux  mains et à voix haute, il se mit à chanter " Il estdigne en Vérité..." Il chanta la prière jusques à la fin. Quelque chose bloquait ma gorge, je ne pouvais pas chanter avec ma voix, mais mon âme toute entière chantait et se réjouissait en regardant ces yeux: les doux yeux de la Mère de Dieu et les yeux pleins de contrition d'Alexandre.

Un mois après cette promenade, Alexandre fut arrêté et envoyé Dieu sait où. L'arrestation d'un prisonnier signifiait généralement qu'il finirait devant le peloton d'exécution. ( En fait, un autre détenu, le Professeur S.V. Grotov qui était à Solovki à ce moment-là, et qui connaissait Alexandre Jacobson comme lui opposant au "Sergianisme", atteste qu'il fut fusillé en 1930.)

Presque quarante ans ont passé depuis lors et devant moi apparaît souvent avec une clarté inoubliable, la merveilleuse vision de ce Confesseur de la foi,  Juif et Orthodoxe, devant le regard de la Mère de Dieu.

Et j'entends sa voix joyeuse résonnant avec une foi inébranlable et un désir ardent et profond de glorifier Celle Qui est " Plus Vénérable que les Chérubim..."

 Saint Nouveau Martyr du Christ ALEXANDRE, prie pour nous!

(Version française Claude Lopez-Ginisty d'après  Yvan M. ANDREYEV, traduit en Anglais par le Hiéromoine de Bienheureuse Mémoire Seraphim ROSE de la Fraternité de Saint Germain D'Alaska, à Platina en Californie)

Le 10 mai, nous célébrons la mémoire du Saint Apôtre SIMON le ZELOTE

D'après une ancienne tradition, Saint Simon le Zélote - mentionné par Saint Luc parmi les Douze Apôtres (Luc. 6:15) - était l'époux des noces de Cana en Galilée, pour lequel le Christ accomplit le premier miracle de Son ministère public, en changeant l'eau en vin (Jn. 2) (1). Voyant ce miracle, Simon crut de tout son coeur, et il **abandonna femme, maison et patrie, pour suivre le Christ, l'Epoux céleste des âmes pures.

Le jour de la Pentecôte, se trouvant dans la chambre-haute avec les autres Apôtres, il reçut le don du Saint-Esprit sous la forme de langues de feu. Alors, véritablement rempli d'un "zèle" divin pour le salut de ses frères, il partit prêcher la Bonne Nouvelle dans de nombreux endroits de l'univers, et surtout en Afrique, où il évangélisa toute la Mauritanie et la Lybie. Puis il parvint, dit-on, jusqu'en Grande-Bretagne, où il illumina de nombreux païiens par sa prédication. Il périt crucifié par des idolâtres, à l'imitation de son Maître, et fut enseveli sur cette terre, afin de devenir semence pour le Christianisme qui allait s'y développer.

1). Cette tradition repose sur une interprétation erronée du surnom "Cananite", qui lui est donné par St. Matthieu (Mt. 10:4). Il ne désigne pas son lieu d'origine, mais signifie "le zélé" en hébreu. Le Synaxaire l'identifie par ailleurs à Nathanaël, mais les exégètes modemes avancent de solides arguments pour assimiler ce dernier plutôt à St. Bartholomée (cf. 11 Juin).

De Pâques à la Pentecôte (p. George D. Dragas)

 




1. La période Pentecostale. Le mot "Pentecôte" signifie "cinquantième," et il est utilisé pour désigner le grand événement de la Descente du Saint Esprit (Epiphoitesis) sur les Apôtres et l'Église le 50ème jour après la Résurrection du Christ, et 10ème jour après Son Ascension au Ciel.
Avant Sa Passion, le Seigneur avait parlé à Ses disciples du don du Saint Esprit, qu'ils devaient recevoir après l'Ascension. Les détails sont rapportés dans l'Évangile de saint Jean : "Je demanderai au Père de vous envoyer le Saint Esprit, Qui vous défendra et sera toujours avec vous" (Jn 14,16). Il dit aussi "Le Saint Esprit ne saurait venir avant que Je ne sois parti. Mais après Mon départ, Je vous enverrai l'Esprit" (Jn 16,7). Après Sa Résurrection, le Seigneur apparut aux disciples et leur dit : "Recevez l'Esprit Saint" (Jn 20,22). C'était un avant-goût de la Descente (Epiphoitesis) survenue le Dimanche de Pentecôte.
Vers la fin de l'Évangile de saint Luc, le Christ dit à Ses disciples : "Je vais envoyer sur vous ce que Mon Père a promis. Vous autres, restez en ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force d'en-haut" (Lc 24,49). C'est cependant dans les Actes d'Apôtres que saint Luc parle de l'accomplissement de cette promesse. "Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous réunis. Soudain retentit du ciel un fracas semblable à celui d'une bourrasque de vent et ce bruit remplit toute la maison où ils étaient assis. Alors ils virent paraître comme des langues de feu qui, se partageant, vinrent se poser sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler des langues étrangères selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer" (Actes 2,1-4).
Depuis les temps anciens, la période de 50 jours allant de Pâques à la Pentecôte a été appelée Pentecôte, du fait de ce qui commença avec le Seigneur soufflant le Saint Esprit sur Ses disciples, et qui se consomma avec la pleine descente de l'Esprit sur les disciples et l'Église toute entière. Alors, l'Église était pleinement née et commença à croître.
Pendant cette période, tout jeûne et agenouillement est interdit, comme confession tangible de la Résurrection du Christ. Ce n'est en fait que le jour même de la Pentecôte que l'agenouillement est repris, et il est lié à un Office spécial d'agenouillement (akolouthia gonyklesias), qui consiste en prières pour le don du Saint Esprit, d'où le nom de "Jour de l'Agenouillement" donné à la Pentecôte (tes gonatistes).
Par la suite, une autre semaine fut ajoutée à ces 50 jours, afin de célébrer l'après-fête (methorta) de la Fête de la Pentecôte. Ainsi, de nos jours, la période de Fêtes mobiles après Pâques s'étend sur 8 semaines, pour comprendre le Dimanche de la Toussaint (Agion Panton), et est divisée en 3 parties
a. Les 40 jours de l'après-Fête de Pâques
b. La Fête de l'Ascension, en plus de sa période de post-Fête
c. La Fête de la Pentecôte, avec sa propre période d'après-Fête.
Les hymnes de cette période sont reprises dans un livre spécial, appelé le Pentecostaire ou Pentekostarion.

2. Dimanche des Femmes Myrophores. Nous avons déjà parlé de la Semaine Radieuse (Diakainesimos) et du Dimanche de saint Thomas (1er dimanche après Pâques). Le second dimanche après Pâques est appelé Dimanche des Myrophores (Kyriake ton Myroforon). Il est dédié aux femmes qui apportèrent la myrrhe au Tombeau du Christ. Il est aussi dédié aux disciples secrets du Seigneur, Joseph d'Arimathie et Nicodème, qui organisèrent et assistèrent aux funérailles du Seigneur. Ceci est clairement commémoré dans la lecture de l'Évangile du jour (Mc 15,43-16,8).
Les Myrophores, nous les identifions d'après les saints Évangiles comme étant Marie-Madeleine, Marie mère de Jacques et Josué (aussi appelée Marie de Clopas), Jeanne épouse de Chouza, garde d'Hérode Antipas, Salomé, mère des fils de Zébédée, et Suzanne.
Joseph d'Arimathie, une ville de Judée, était riche et noble, et membre du Sanhédrin, le conseil municipal à Jérusalem. Il était un de ceux qui n'avaient pas acquiescé à la décision du conseil contre le Christ. Il fut aussi celui qui osa courageusement demander le Corps du Christ à Ponce Pilate (Mt 27,57-60; Mc 15,42-47; Lc 23,50-56, Jn 19,38-42).
Nicodème était un dirigeant Juif, un Pharisien, qui était fort versé dans les Écritures et avait rendu une visite nocturne au Christ (Jn 3,1-21; Jn 19,39-42).
Toutes ces saintes personnes nous démontrent clairement que des gens de tous les états de vie peuvent être disciples du Seigneur, jusqu'à jouir du privilège de prendre soin de Son Corps et devenir les premiers témoins de la puissante Résurrection du Seigneur.

Rencontre entre Mgr Innocent et Mgr Jean-Yves Riocreux au Centre Istina



 
Le jeudi 8 mai, Mgr Jean-Yves Riocreux, évêque de Pontoise, s'est rendu avec des membres du clergé de son diocèse et des lycéens de l'aumônerie catholique de Pontoise au Centre Istina à Paris qui, depuis trois ans, accueille le Collège Saint-Basile, communauté de séminaristes d'Eglises orthodoxes. La délégation du diocèse de Pontoise a assisté à la divine liturgie orthodoxe de la mémoire du saint apôtre et évangéliste Marc, célébrée dans la chapelle Saint-Basile du Centre et chantée par les séminaristes russes, biélorusses et roumains du Collège Saint-Basile.

La liturgie a été suivie des agapes auxquelles a participé également l'archevêque Innocent de Chersonèse. Mgr Innocent et Mgr Jean-Yves Riocreux ont échangé des discours, en rappelant notamment la visite récente du patriarche Alexis de Moscou à Paris qui a contribué à renforcer les liens entre les diocèses d'Ile-de-France et la communauté orthodoxe russe. Les deux évêques ont remercié le père Hyacinthe Destivelle, directeur du Centre Istina, d'avoir organisé cette rencontre fraternelle entre les représentants des deux diocèses.

Mgr Innocent a invité également l'évêque de Pontoise à visiter l'église des Trois-Saints-Docteurs. A son tour, Mgr Riocreux a invité l'archevêque russe à se rendre à Pontoise.

Des photos de cette rencontre sont disponibles sur
cette page.

Vendredi 09 Mai 2008

Bénédiction de la bibliothèque patriarcale d’Alexandrie

Theodoros2 Ce soir, le pape et patriarche d’Alexandrie et de toute l’Afrique, Théodore II, bénie le bâtiment reconstruit de la bibliothèque patriarcale d’Alexandrie nous informe le site Internet Romfea.gr. A la cérémonie, participe aussi le président de Banque nationale de Grèce qui a financé la reconstruction du bâtiment. L'histoire de la bibliothèque patriarcale d'Alexandria commence en 642. Au 10ème siècle, sous  le patriarche Eutychès, elle fut réorganisée. En 1252, la bibliothèque fut transférée au Caire, dans le cartier orthodoxe « El Roum » (les Turcs appelaient la population orthodoxe de leur empire rum milleti NdT). En 1796, sur l’initiative du patriarche Parthénios II, fut établie la première liste officielle des livres, des codex et des manuscrits de la bibliothèque. Vers 1830, la bibliothèque fut transférée dans le quartier Hamzaouï du Caire, où se trouve aujourd’hui le bureau patriarcal. Un siècle plus tard, en 1928, le patriarche Mélétios (Metaxakis) a fait transférer la bibliothèque à Alexandrie.

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Conférence : « Aux origines de la littérature patristique : christianisme et hellénisme » par l’archimandrite Placide (Deseille)

Les 24 et 25 mai, dans le cadre des « Journées spirituelles de Bois-Salair », dans la Mayenne, est organisée une conférence donnée par le père Placide (Deseille) intitulée : « Aux origines de la littérature patristique : christianisme et hellénisme ». Possibilité d’arriver le 23 et de repartir le 26. Pour tout renseignement : 02 43 00 34 12.

Paris : une soirée au profit de la paroisse de la Présentation de la Vierge au Temple

Une soirée au profit de la paroisse de la Présentation de la Vierge au Temple à Paris (15e) est organisée vendredi 23 mai dans l’église catholique Saint Lambert de Vaugirard (plan).

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Communiqué : pour le 20e anniversaire du CECEF

Le Conseil d’Eglises chrétiennes en France (CECEF) fêtera ses 20 ans d'existence le 14 mai 2008 à la cathédrale Saint Stéphane (7 rue Georges Bizet, 75116 Paris), siège de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF). Les co-présidents signeront la charte œcuménique européenne au cours d’une célébration, à 18 h, à la cathédrale Saint Stéphane. Pour lire le communiqué, qui l’annonce et rappelle l’histoire du CECEF, cliquez ici.

Les profanations de sépultures chrétiennes en France

Selon le site Unitas, « Chaque semaine en France, plus de 15 sépultures chrétiennes sont profanées, et autant de familles plongées dans un nouveau deuil ». Dans un modèle de lettre (document word) au ministre de l'intérieur, il est indiqué que "9 cimetières profanés sur 10 sont des cimetières chrétiens" (quelques exemples).

Le 9 mai, nous célébrons la mémoire du Saint Prophète ISAIE

Le Saint Prophète Isaïe naquit dans le royaume de Juda, aux environs de 765 avant Jésus-Christ, au temps où le peuple juif, cruellement divisé entre les royaumes rivaux d'Israël (avec pour capitale Samarie) et de Juda (capitale Jérusalem), allait traverser une des périodes les plus tragiques de son histoire, conclue par la ruine définitive du royaume de Samarie. Isaïe exerça son ministère pendant quarante ans, qui furent dominés par la menace grandissante que l'Assyrie, maîtresse de l'Orient, faisait peser sur les royaumes juifs et leurs voisins. Pris en étau entre l'Assyrie et l'Egypte, toujours tenté de recourir à une alliance trop humaine avec l'un de ses ennemis contre l'autre, le royaume de Juda était, de plus, corrompu par l'influence des cultes étrangers, par la perversion morale conséquence de la prospérité matérielle et par le mépris de la Loi de Dieu. La magie, la nécromancie et toutes sortes de pratiques superstitieuses remplaçaient parmi le peuple le culte prescrit par la Loi, et même ceux qui restaient fidèles au culte du Seigneur dans le Temple, se contentaient d'une religion formaliste et hypocrite, honorant Dieu de leurs lèvres, mais leur cœur restant loin de Lui (Is. 29:13).

L'année de la mort du roi Ozias (740), alors qu'Isaïe se trouvait dans le Temple, il vit le Seigneur apparaître dans toute Sa gloire, sur un trône élevé, entouré de séraphins aux six ailes, qui clamaient : « Saint, Saint, Saint est le Seigneur Sabaot ! » Au son de ces voix, les montants des portes s'ébranlèrent et le Temple fut rempli de fumée, comme jadis le mont Sinaï (cf. Ex. 19). Tombant à terre, Isaïe confessa son indignité en disant : « Malheureux que je suis, car étant homme, ayant les lèvres impures et habitant au sein d'un peuple aux lèvres impures, j'ai vu de mes yeux le Roi, le Seigneur Sabaot ! » Un séraphin fut alors envoyé vers lui, tenant dans sa main une braise qu'il avait prise avec des pinces sur l'Autel. Il la lui appliqua sur la bouche et dit : « Voici, ceci a touché tes lèvres, ta faute est effacée, ton péché est pardonné » (1). Celui qui fut appelé le "Prophète aux lèvres enflammées", se proposa pour être envoyé auprès du peuple rebelle, afin de lui annoncer la volonté de Dieu, dans l'espoir de le voir se repentir.

Peu après cette vision, il se maria et donna à ses deux fils des noms prédisant l'un, les épreuves à venir et l'autre, le "reste" qui devait subsister pour devenir le germe d'un peuple nouveau. Pendant les premières années de son ministère, Isaïe commença par prêcher à l'adresse du royaume de Samarie, dénonçant ses scandales et leur fausse espérance en un Dieu complaisant. Puis, de retour à Jérusalem, où il demeurera tout le reste de sa vie, il prit les cieux et la terre à témoin de l'ingratitude du peuple qui s'était détoumé de Dieu pour se livrer à la corruption et à l'idolâtrie. Il annonce que le Seigneur ne supportera pas davantage leur culte hypocrite, leurs sacrifices et leurs prières. «Lavez-vous, purifiez-vous. Cessez de faire le mal, apprenez àfaire le bien (..) Alors venez et discutons. Quand vos péchés seraient comme l'écarlate, comme neige ils blanchiront (..) Mais si vous refusez et vous rebellez, c'est l'épée qui vous dévorera » (1:16-18). Le Jour du Seigneur apparaîtra alors, qui abaissera tout ce qui est élevé : « L'orgueil de l'homme sera humilié, l'arrogance de l'homme sera abaissée, et le Seigneur, Lui seul, sera exalté en ce jour là » (2:17).

Ces prédictions de catastrophes se réalisèrent peu d'années après, lorsque le roi de Damas, Rason, et le roi d'Israël, Peqah, voulurent entraîner le roi de Juda, Achaz, dans une coalition contre le roi d'Assyrie, Teglat-Phalassar III. Sur son refus, ils attaquèrent le royaume de Juda, et Achaz, au lieu de se confier en Dieu, eut recours à l'Assyrie, malgré les avertissements d'Isaïe sur le danger de cette politique. Alors que, dans une grande effervescence, le peuple se préparait au siège de Jérusalem, Isaïe alla au-devant du roi, qui surveillait les travaux, et lui dit : « Prends garde et calme-toi ( .. ) les rois de Syrie et de Samarie ne prendront pas la ville et dans six ou cinq ans Ephraïm (i.e. le royaume du nord) cessera d'être un peuple » (7:8). Comme Achaz restait incrédule, Isaïe prononça la prophétie la plus claire de l'Ancien Testament sur la venue du Messie, "signe" par lequel tous les hommes seront appelés au Salut : « Le Seigneur, Lui-même, va donner un signe. Voici, la Vierge est enceinte et va enfanter un fils, et elle lui donnera le nom dEmmanuel (c'est-à-dire "Dieu est avec nous") » (7:14 ; cf. Mat. 1:23) (2). Un peu plus tard, il précisera que cet enfant, qui va s'asseoir sur le trône de David, recevra tout pouvoir et portera les noms de : Dieu fort, Ange du Grand Conseil, Père éternel et Prince de la Paix (9:5). Le Prophète annonça aussi les malheurs qui allaient bientôt s'abattre sur Damas et Samarie. En 733, Teglat-Phalassar s'attaqua à Damas, tua Rason, puis il ravagea la Galilée et en déporta les habitants.

La mort du roi d'Assyrie, survenue peu après, suscita des espoirs chez le roi de Samarie, qui tenta une révolte. Pendant toute cette période, Isaïe ne cessa de blâmer cette folle politique, qui se fondait sur l'espérance trompeuse du soutien de l'Egypte et qui allait condamner à la ruine définitive le royaume d'Israël : « La superbe couronne des ivrognes dEphraïm sera foulée aux pieds » (28:3). Elle sera renversée par Assur, comme la grêle qui ravage subitement les moissons et 1'orage d'été qui renverse les maisons. Effectivement, après trois ans de siège (722 ; cf IV Rois 16), l'orgueilleuse Samarie fut détruite par les Assyriens; mais Isaïe proclama qu'après avoir servi pour un temps d'instrument à la colère de Dieu, ceux-ci allaient finalement être écrasés par l'Emmanuel (8:9).

Après la chute du royaume du nord, le Prophète se retira de la scène, jusqu'aux premiers temps du règne d'Ezéchias (vers 713). Différents peuples voisins d'Israël, poussés par l'Egypte, proposèrent alors au royaume de Juda d'entrer dans une nouvelle coalition contre l'oppresseur assyrien. Isaïe parcourut les rues de Jérusalem, pendant trois ans, pieds nus et vêtu d'un cilice, pour être un signe et un présage annonçant que les vains espoirs du recours à l'Egypte n'entraîneraient que la ruine, l'exil et le dénuement (20:2-6). Cette prédiction fut bientôt confirmée (711) par la prise d'Ashod, en Philistie, qui s'était elle aussi révoltée contre l'Assyrie en comptant sur l'aide égyptienne, ruine qui fut suivie de celle de Moab, d'Edom et de Babylone.

A la mort de Sargon II (705), roi d'Assyrie, auquel succéda son fils Sénnachérib, de nombreuses nations se révoltèrent sur l'initiative des Philistins et des Phéniciens. Malgré sa guérison miraculeuse et le signe accordé par Dieu qui, à la voix d'Isaïe, avait fait reculer l'ombre de dix degrés (cf. 38), Ezéchias refusa de se confier en Dieu et entra dans la coalition. Il fit faire des préparatifs de siège dans Jérusalem, répara les remparts, doubla les fortifications et fit creuser un canal souterrain pour l'alimentation en eau de la ville. Incorruptible défenseur des droits divins, Isaïe sortit de l'ombre et blâma les Juifs de faire tous ces préparatifs, au lieu de pleurer, de s'endeuiller et de se repentir. Il dénonça avec force les vains espoirs qu'ils continuaient de mettre dans les chars et les chevaux de l'Egypte - ce peuple qui n'apporte ni aide ni profit, mais seulement honte et confusion -, et non dans le Dieu d'Israël, Lui qui ne manque jamais à Sa parole et qui renverse, comme un torrent de feu, toutes les puissances altières de ce monde (31,:1). Et il prononça cette terrible sentence : « Ce péché ne sera pas expié, jusqu'à ce que mort s'en suive » (22:14). Malgré les efforts et les remontrances du Prophète, les nations se soulevèrent, suscitant une répression foudroyante de Sennachérib qui, ravageant tout sur son passage, écrasa la résistance en Palestine et vint assiéger Jérusalem avec une immense armée (701). Ezéchias lui offrit tout 1'or, l'argent et les objets précieux dont il disposait, vidant pour cela son trésor et le Temple (cf IV Rois 18) ; mais le roi d'Assyrie ne s'en déclara pas satisfait et voulut obtenir la reddition de la capitale. Le Prophète Isaïe vint cette fois auprès du roi et du peuple terrorisés, non plus pour menacer, mais pour leur annoncer que Dieu châtiera l'.orgueilleuse assurance du roi d'Assur et qu'Il délivrera son peuple, comme Il l'avait jadis délivré des Egyptiens sur la mer Rouge. Assur allait succomber sous l'épée de la justice divine et devenir objet de raillerie et de mépris de la part de la fille de Sion. Et, cette nuit-là, l'Ange du Seigneur frappa mortellement 185 000 hommes dans le camp des Assyriens. Sennachérib leva aussitôt le siège et rentra à Ninive, où il fut assassiné dans le temple du dieu Nisrok (cf 36).

Ayant accompli sa mission, Isaïe rentra dans le silence. On raconte que, sous le roi Manassé (687-642) qui dépassa tous ses prédécesseurs dans l'impiété et la cruauté, n'épargnant même pas les Prophètes qui lui rappelaient la Loi de Dieu, Isaïe fut coupé en deux, sur ordre du roi, au moyen d'une scie en bois (3) . Dans son testament, le Prophète rappelle que c'était dans la conversion et le calme que se trouvait le salut du peuple, mais que l'ayant rejeté pour se fier à ce qui est tortueux et déloyal, la ruine définitive se préparait pour lui. Mais pour ceux qui espèrent en Dieu : « Il attend l'heure de faire grâce, il se lèvera pour vous prendre en pitié » (30:18).

1). Ces paroles sont prononcées par le Prêtre après la communion. Tous les détails de cette vision du chap. 6 d'Isaïe ont été considérés par les Pères comme une figure de la manifestation de Dieu à l'homme, tant dans la Liturgie que dans la contemplation mystique.
2). Comme c'est le cas pour presque toutes les prophéties de l'Ancien Testament, on peut comprendre cet oracle à deux niveaux : l'Emmanuel sera Ezéchias, le roi juste qui va restaurer le royaume de Juda, mais il est aussi et surtout le Messie, le Christ, qui viendra inaugurer l'ère eschatologique du nouvel Israël.
3). D'après l'apocryphe Martyre d'Isale. Cette tradition est aussi attestée par Héb. 11:32.

Le 9 mai, nous célébrons la mémoire du Saint et Grand Martyr CHRISTOPHE, de CALLINIQUE, d'AQUILINE et des DEUX CENTS SOLDATS qui crurent par lui au Christ

La quatrième année du règne de Dèce (vers 25 1), des soldats arrivèrent dans une ville d'Orient et soumirent à la torture tous les Chrétiens qu'ils y trouvèrent. Un jeune mercenaire, issu d'une tribu barbare, nommé Réprobe, qui avait la stature d'un géant mais était fort laid de visage (1), fut pris de compassion devant ce spectacle. Incapable cependant de communiquer avec les Chrétiens dans leur langue, il tomba à genoux et, mû par l'élan inné de la nature, il adressa une prière à Dieu. Un Ange lui apparut alors et, lui touchant les lèvres, il lui procura la connaissance de la langue des Romains. Rempli d'audace par cette apparition céleste, Réprobe rentra en ville et couvrit les persécuteurs de reproches, en confessant sa foi au Christ. Un certain Bacchus se précipita sur lui pour le frapper au visage. Le géant se laissa faire et lui dit avec douceur : « C'est par obéissance au commandement du Christ que je supporte tes coups, car si je laissais libre cours à ma colère, tout votre empire corrompu ne pourrait me résister. »

L'empereur, ayant été averti, envoya une escouade de deux cents soldats pour arrêter le séditieux. Après bien des recherches, ils le trouvèrent au moment où, priant devant une église et ayant planté son bâton en terre, celui-ci avait aussitôt germé. Le Saint leur demanda de lui accorder encore un peu de temps, pour recevoir le Saint Baptême ; et, afin de leur prouver la faveur qu'il avait acquise auprès de Dieu, il multiplia les provisions des soldats, qui aussitôt crurent tous au Christ. Ils se rendirent alors ensemble à Antioche, où ils furent baptisés par Saint Babylas (cf. 4 sept.), Réprobe recevant le nom de Christophe (c'est-à-dire "Porteur du Christ") (2).

Lorsque le Saint comparut devant l'empereur, celui-ci, effrayé par son aspect terrible et repoussant, tomba à la renverse. Puis, ayant retrouvé la maîtrise de lui-même, il tenta de le faire renoncer à sa foi. Comme il n'osait provoquer ce géant par des menaces, il fit envoyer auprès de lui deux prostituées, Callinique et Aquiline, avec ordre d'user de tous leurs charmes pour entraîner Christophe à la fornication et, de là, au culte des idoles. Mais il advint juste le contraire. Christophe convertit les deux femmes, en leur montrant que rien de terrestre ne peut être comparé à la vie étemelle. Elles confessèrent leurs péchés, et le Saint intercéda pour elles auprès de Dieu. Le lendemain, elles se présentèrent devant l'empereur en confessant leur foi. Furieux, Dèce les fit suspendre par les cheveux, avec une lourde pierre attachée aux pieds. Aquiline succomba sous la souffrance, le 1er avril. Le lendemain, Callinique fit mine de se soumettre et demanda à être conduite au temple des idoles. Après s'être fait montrer la statue de Zeus, elle y attacha sa ceinture et, usant de toute sa force, elle la renversa, puis elle fit de même pour les statues d'Hercule et d'Apollon. Saisie aussitôt par les païens, elle fut embrochée, des pieds aux épaules, et rendit l'âme en se confiant aux prières de Saint Christophe.

Cinq jours plus tard, retournant sa colère contre les soldats convertis par Christophe, le tyran les fit décapiter et ordonna de brûler leurs corps en dehors de la ville. Ils restèrent cependant intacts et les Chrétiens vinrent les ensevelir dignement.

Dèce fit ensuite enfermer le Saint dans un récipient d'airain percé de quatre trous et le déposa sur un brasier. Mais Christophe n'en ressentit aucune brûlure et, à ce spectacle, plus de mille païens présents s'écrièrent : « Grand est le Dieu des Chrétiens! » Puis ils tombèrent aux pieds du Martyr, en disant : « C'est à juste titre qu'on t'appelle "Christophe", car en vérité tu portes le Christ en ton coeur, et tu comptes ainsi pour rien les tourments des tyrans. » De la fournaise, le Saint leur enseigna les principes de la foi chrétienne et leur révéla qu'il contemplait en vision un personnage grand et majestueux, resplendissant plus que le soleil, portant une couronne sur la tête et entouré de myriades de soldats à l'aspect igné, qui écrasaient les cohortes des noirs démons lancés contre eux. Apprenant ainsi la victoire du Christ et de ses disciples sur toutes les entreprises du Malin, les nouveaux convertis délivrèrent le Saint. Mais, dès le lendemain, craignant une émeute, l'empereur profita d'une fête païenne pour faire exécuter tous ceux qui s'étaient déclarés Chrétiens et disciples de Christophe.

Il ordonna ensuite d'attacher Saint Christophe par une chaîne à une lourde pierre à moulin et il le fit jeter dans un puits, d'où il fut délivré par un Ange. On le revêtit ensuite d'une cuirasse de bronze rougie au feu, mais le valeureux Martyr resta impassible sous la douleur. Finalement, ayant épuisé les ressources de son imagination perverse, le tyran le fit décapiter, le 9 mai.

Peu après, l'Evêque d'Attalia acheta le corps du Saint Martyr et le transporta avec solennité dans sa cité, dont Saint Christophe devint le protecteur contre les intempéries et les calamités. Son culte s'est très largement répandu au cours du Moyen Age, tant en Orient qu'en Occident.

1). C'est par une interprétation trop littérale du nom donné à cette tribu : Kynoprosopoi ("têtes de chien"), que certains iconographes tardifs ont représenté, à tort, le Saint avec une tête de chien.
2). Développant cette étymologie, la Légende dorée (XIII s.) rapporte que le géant Christophe, au moment de passer un fleuve, rencontra un enfant qui lui demanda de le porter jusqu'à l'autre rive. Plus il avançait dans les flots plus l'enfant devenait lourd, jusqu'à sembler peser plus lourd que l'univers entier. Il eut alors la révélation que cet enfant était le Christ, le Créateur du monde. C'est cette version qui a été largement répandue en Occident et a fait de St. Christophe le protecteur des voyageurs et des pèlerins.

Mémoire de la translation des Reliques de Saint NICOLAS de MYRE à BARI (1).

En 1087, alors que la région de Myre en Lycie venait de tomber aux mains des Turcs, Dieu permit que les Reliques miraculeuses de Saint Nicolas fussent préservées et étendent leur bénédiction jusqu'en Occident. Une nuit, le Saint apparut à deux Prêtres de la ville de Bari en Italie, Lupus et Grimoald, et leur donna l'ordre d'organiser une expédition pour sauver ses Reliques des mains des Turcs. Dans un grand élan d'enthousiasme, on affréta trois navires, avec un équipage composé de soixante hommes pieux et valeureux. Chargés d'une cargaison de grain, pour faire croire qu'il s'agissait de navires de commerce, ils rivalisèrent de vitesse avec une expédition de Vénitiens, partis eux aussi pour récupérer le précieux trésor. Abordant finalement à Myre, ils se rendirent en hâte dans l'église de Saint Nicolas, déterrèrent la Sainte Relique qui ruisselait de myron au parfum merveilleux et la chargèrent sur un des navires. Après avoir répandu les bénédictions du Saint dans tous les ports où ils faisaient escale, les pieux pirates parvinrent finalement à Bari, où la population entière accueillit Saint Nicolas avec cierges et hymnes d'actions de grâces, et où, de jour en jour, un nombre croissant de malades et d'infirmes trouvaient auprès de lui la guérison. En deux ans, on construisit en l'honneur de Saint Nicolas une vaste basilique, sous l'autel de laquelle on déposa les précieuses Reliques. Depuis, chaque année, le jour de la fête du Saint, qui réunissait des pèlerins venus du monde entier, le Saint Myron coulait de sës pieds pendant tout le déroulement de la Divine Liturgie, comme deux sources abondantes, et il était recueilli dans des récipients, pour être ensuite distribué dans tout le monde chrétien (2)

1). Nous replaçons au 9 mai cette commémoraison, telle qu'elle est célébrée en Occident et dans l'Eglise russe, où elle connut une faveur particulière. En Grèce, elle est observée le 20.
2). Les Reliques restantes de St. Nicolas se trouvent actuellement dans la crypte de la basilique de Bari, sous l'autel. Le Myron continue de suinter, mais en très petite quantité, le long des parois du tombeau, où il est recueilli et mélangé à de l'eau bénite pour être distribué aux pèlerins.



de la charité 4-LXV

maxime le confesseurCelui qui ne sait pas marcher dans la voie, spirituelle, au lieu de prendre garde aux représentations passionnées, concentre tous ses efforts sur la chair et ainsi, ou bien se montre gourmand, libre de mœurs, triste et colère, rancunier, et s'obscurcit ainsi l'esprit ; ou bien il exagère l'entraînement du corps et se trouble la pensée.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

de la charité 4-LXIV

maxime le confesseurS'occuper sans discontinuer de son intérieur, c'est pratiquer la chasteté, la longanimité, la bonté, l'humilité, bien plus : la contemplation, la connaissance de Dieu, la prière. C'est le sens du mot de l'Apôtre : Marchez selon l'esprit, etc. (Gal. 5,1 6).
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

de la charité 4-LXIII

maxime le confesseur Ne consacre pas tout ton temps à discipliner ta chair, mais fixe-lui un programme en rapport avec ses forces et, ton esprit tout entier, tourne-le vers l’intérieur. Car l'entraînement du corps est profitable pour un peu, mais la piété, profitable en tout… (1 Tim 4, 8) et la suite.
Maxime le Confesseur : Quatrième centurie

Prière pour les ennemis

 



http://www.stvladimirs.ca/library/prayer-enemies.html

Prière traditionnelle, auteur inconnu

Seigneur Jésus-Christ, Qui nous a commandé d'aimer nos ennemis, et ceux qui nous diffament et nous offensent, et de prier pour eux et de leur pardonner; Qui Toi-même pria pour Tes ennemis, qui Te crucifiaient: daigne nous accorder, nous T'en prions, l'esprit de la réconciliation et de la douceur Chrétienne, afin que nous puissions pardonner du fond du coeur toute offense, et être réconciliés avec nos ennemis. Accorde-nous de vaincre la malveillance et les offenses des gens par la douceur Chrétienne et le véritable amour de notre prochain.

De plus, nous Te supplions, Ô Seigneur, d'accorder à nos ennemis la paix véritable et le pardon des péchés; et de ne pas leur permettre de quitter cette vie sans la vraie Foi et une conversion sincère. Et aide-nous à rendre le bien pour le mal, et à rester insensibles face aux tentations du démon, et préserve-nous de tous les périls qui nous menacent, sous la forme d'ennemis visibles ou invisibles.

Amen
.





une autre prière pour les ennemis :
http://orthodoxie.sosblog.fr/Premier-blog-b1/Priere-pour-les-ennemis-Anonyme-b1-p675.htm

08 Mai 2008 

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 O mon Sauveur, par quelle miséricorde sans limite
M'as-Tu autorisé à devenir un membre de Ton Corps?
Moi, l'impur, le souillé, le prodigue...
Comment se fait-il que Tu m'aies revêtu
De ce brillant vêtement,
Rayonnant de la splendeur de l'immortalité,
Qui change tous mes