LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

aaaLe 24 avril, nous célébrons la mémoire de notre Sainte Mère ELISABETH la THAUMATURGE

aaaSainte Elisabeth fut accordée par Dieu à ses parents, pieux et nobles chrétiens d'Héraclée de Thrace, à la suite d'une intervention miraculeuse de la Sainte Martyre Glycérie (cf. 13 mai). Dès sa plus tendre enfance elle apprit par cœur la vie des Saints, de sorte qu'elle pouvait en toutes circonstances suivre leur modèle de conduite évangélique. Lorsqu'à l'âge de douze ans elle resta orpheline, elle distribua son héritage aux nécessiteux, libéra ses esclaves et entra au couvent de Saint-Georges, dit de "la Petite Colline", à Constantinople, qui était dirigé par sa tante paternelle.

aaaEmbrassant avec zèle tous les travaux de la vie ascétique, elle devint rapidement un vase d'élection de la Grâce. Les yeux de son cœur étaient sans cesse fixés sur la beauté divine, c'est pourquoi, pendant trois années entières, elle garda son regard tourné vers le sol, sans lui permettre de s'égarer à l'extérieur. Elle ne portait qu'une seule tunique et marchait pieds nus, même en hiver, mais l'amour de Dieu qui brûlait en son cœur lui tenait lieu de manteau et de couverture. Les larmes qu'elle versait au moment de la psalmodie lui étaient plus douces que les bains et les parfums et, pour toute nourriture, elle se contentait le plus souvent de la communion au Pain céleste.

aaaLorsque l'Higoumène fut sur le point de quitter cette vie, elle désigna Elisabeth pour lui succéder, et ce fut le Patriarche Saint Gennade (458-471, cf 17 nov.) qui lui conféra l'investiture. Dieu redoubla alors les effets de Sa Grâce, et la Sainte accomplit quantité de miracles : guérissant les maladies incurables, chassant les démons et prédisant l'avenir. C'est ainsi qu'elle avertit à l'avance l'empereur Léon Ier du terrible incendie qui ravagea la capitale en 465*, lequel fut également prédit par Saint Daniel le Stylite (cf. 11 déc.), et ce fut grâce à l'intercession des deux Saints que la ville fut préservée d'une complète destruction.. En signe de reconnaissance l'empereur fit don au Monastère de la Sainte du domaine de Saint-Babylas au palais de l'Hebdomon. Cet endroit était toutefois infesté par un dragon redoutable qui terrorisait les habitants. La Sainte se rendit sur les lieux avec la précieuse croix ; elle mit à mort le monstre et le foula aux pieds.

aaaSa renommée de thaumaturge se répandit alors dans toute la cité impériale et, tel un nouvel anargyre, elle guérissait tous les malades qui se présentaient à elle. Un jour, pendant la Divine Liturgie, elle entra en extase et vit le Saint-Esprit descendre, semblable à une grande nappe d'une blancheur lumineuse, et entourer l'Autel.

aaaVers la fin de ses jours, Sainte Elisabeth retourna dans sa patrie, Héraclée, pour y vénérer les sanctuaires. Sainte Glycérie lui apparut alors, lui rappela la protection qu'elle lui avait accordée depuis son enfance et l'invita à rejoindre la patrie céleste, le lendemain de la fête de Saint Georges. De retour à son Monastère, Elisabeth transmit ses ultimes instructions et, le jour dit, après avoir communié aux Saints Mystères, son visage s'illumina comme le soleil, elle tendit avec joie ses mains vers le ciel et rendit son âme à Dieu après avoir prononcé les paroles du Juste Syméon : « Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser s'en aller ta servante, car mes yeux ont vu Ton Salut! » Le corps de Sainte Elisabeth demeura incorrompu et resta pour de nombreux siècles une source de guérisons.

* Cette catastrophe est commémorée dans le Synaxaire le 1er sept.

06 mai 2008

Stop à la Christianophobie! (ev. Hilarion de Vienne aux dirigeants européens)

 


évêque Hilarion Alfeyev : déclaration à la rencontre des dirigeants de l'Union Européenne avec les reponsables religieux d'Europe
http://southern-orthodoxy.blogspot.com/2008/05/note-to-eu-re-christianophobia.html


Bruxelles, 5 Mai 2008

Parlant au nom de l'Église Orthodoxe de Russie, qui compte plusieurs millions de fidèles vivant sur le territoire de l'Union Européenne, j'aimerais féliciter les dirigeants de l'UE pour avoir rassemblé des responsables des religions du monde. J'applaudis ces efforts des Institutions Européennes qui s'investissent dans la promotion de la tolérance et de la paix entre les représentants des différentes religions et les points de vue du monde. J'apprécie le fait que la direction de l'UE souhaite écouter nos préoccupations, et j'espère que nos discussions de ce jour ne resteront pas au niveau théorique mais auront des conséquences pratiques.
Le dialogue inter-religieux, de même que le dialogue entre religion et idéologies séculières, est une question de nécessité et d'urgence. L'Europe assiste à une réorganisation de sa carte religieuse. Dans certains pays, où jusqu'il n'y a pas si longtemps, une idéologie athée était officiellement imposée à la population toute entière, et où les églises étaient gravement persécutées, nous assistons à présent à un renouveau religieux sans précédent. Dans d'autres pays, cependant, nous voyons un déclin bien manifeste de la pratique religieuse. Le sécularisme prend de l'élan dans des nations qui, il n'y a pas si longtemps, s'identifiaient elles-mêmes comme chrétiennes, cependant que la croissance de l'islam est aussi fort évidente.
Les dirigeants de l'EU font des efforts remarquables pour aider les immigrés de pays islamiques à intégrer les valeurs européennes et à s'intégrer pleinement dans la société européenne. Un environnement de tolérance y est créé, où chaque personne, quelle que soit ses croyances, doit se sentir chez elle.



Je crois cependant que les idéologies séculières ne devraient pas être considérées comme la base principale pour créer une société de tolérance et de respect mutuel. Une idéologie séculière ou athée ne saurait servir de dénominateur commun pour tous les différents points de vues qui coexistent en Europe.
Je crois aussi que la tolérance ne devrait pas être promue aux dépens des Chrétiens, qui continuent à constituer la majorité de la population de l'Europe. Les cas de
Christianophobie et de discrimination contre les Chrétiens devraient être officiellement condamnés. L'exposition publique de symboles chrétiens ne devraient nulle part être interdite en Europe, et la célébration de fêtes chrétiennes ne devrait nulle part être découragée au nom d'une tolérance mal comprise.






On aimerait voir de la part des autorités de l'EU qu'elles en fassent plus pour protéger l'héritage chrétien de l'Europe. Ceci concerne en particulier la région du Kosovo, où des églises sont brutalement détruites, et des milliers de Chrétiens se retrouvent sans logis, ou sont forcés à l'exil. Cela concerne aussi cette partie de Chypre qui est encore et toujours occupée illégalement par les forces armées Turques, où l'on détruit les églises et où le restant de la population Chrétienne continue de grandement souffrir.
La Turquie aspire à devenir membre de l'Union Européenne, alors que dans le même temps, elle continue de négliger les droits de sa population Chrétienne. Le refus de la Turquie de laisser rouvrir le séminaire théologique d'Halki, malgré des demandes répétées de la part du patriarcat de Constantinople, ne sont qu'un des nombreux exemples de ces manquements. Cette politique largement anti-Chrétienne est actuellement renforcée par le négationisme officiel concernant les atrocités commises contre les Chrétiens dans le passé, tels que les génocides des Arméniens, Grecs et Assyriens. J'espère que l'UE utilisera le mécanisme de négociation avec la Turquie afin de s'assurer que les crimes du passé ne seront pas répétés à l'avenir, et que les minorités religieuses en Turquie seront traitées selon les normes civilisées.
De plus, les dirigeants de l'EU pourraient et devraient en faire bien plus pour protéger les populations Chrétiennes hors d'Europe, en particulier en Irak, Afghanistan, Arabie Séoudite, et tant d'autres pays islamiques. En Irak, le meurtre et l'enlèvement de clergé chrétien est une réalité quotidienne. En Afghanistan, la conversion au Christianisme peut mener à la peine de mort. En Arabie Séoudite, il n'existe pas la moindre église chrétienne, et les ouvriers Chrétiens ne sont pas autorisés à lire la Bible ou à se rassembler pour célébrer. Des nouvelles alarmantes à propos de persécutions et de massacres de Chrétiens arrivent du Pakistan, d'Indonésie, des Philippines, de même que de nombre de pays africains.
J'aimerais conclure ma brève contribution en affirmant que les églises chrétiennes dans l'Union Européenne, et en particulier les Églises Orthodoxes, continueront à pleinement coopérer avec la direction de l'UE afin de créer un monde fondé sur les principes de tolérance, justice et égalité.



*-*-*-*-*


Mai 2008 

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Nous nous éveillons dans le Corps du Christ

Nous nous éveillons dans le Corps du Christ,
Comme Christ éveille nos corps, 
Et ma pauvre main est Christ, 
Il entre en mon pied,
Et Il est infiniment moi.

Je bouge ma main, et merveilleusement
Ma main devient Christ,
Devient Lui tout entier
( Car Dieu est indivisiblement  entier,
Sans lisière à Sa Divinité!).

Je bouge mon pied, et aussitôt,
Il apparaît comme la flamme d'un éclair:
Mes paroles sont-elles blasphèmes?
Alors ouvre-Lui ton cœur

Et laisse-Toi recevoir l'Un
Qui s'ouvre à toi si profondément.
Car si nous l'aimons véritablement,
Nous nous éveillons dans le Corps du Christ

Où tout notre corps, partout
Dans toute partie cachée
Est réalisé en joie comme Lui,
Et Il nous rend complètement réel,

Symeon the New Theologian, Symeon the New Theologian poetry, Christian, Christian poetry, Eastern Orthodox poetry, [TRADITION SUB2] poetry, poetry
Et tout ce qui est blessé
Tout ce qui nous semble sombre, discordant,
Mutilé, laid, irréparablement abîmé,
Est en Lui transformé

Et reconnu comme sain, aimable,
Et radieux dans Sa lumière.
Il s'éveille comme le Bien-aimé
Dans la moindre parcelle de notre corps.

Saint Syméon le Nouveau Théologien
Version française Claude Lopez-Ginisty 
d'après la version du site ...




 2008

Fête patronale de la paroisse orthodoxe de Zurich



 
Le 4 mai 2008, premier dimanche après Pâques, consacré à la rencontre entre le Seigneur et l'apôtre Thomas, la paroisse orthodoxe de la Résurrection à Zurich célébrait sa fête patronale. A cette occasion, l'archevêque Innocent de Chersonèse a présidé les offices entouré du recteur de la paroisse, l'archiprêtre Oleg Batov, de l'archimandrite Martin (de Caflisch), supérieur du monastère Sainte-Trinité à Dompierre, du hiérodiacre David (Sarsania) et d'une centaine de fidèles.

A l'iccue de la liturgie, Mgr Innocent a décoré, au nom du patriarche Alexis de Moscou, Madame Valeria Dauwalder de l'ordre de Sainte Olga.

Un repas festif réunit, après la liturgie, le clergé et les fidèles autour de Mgr Innocent.

Mardi 06 Mai 2008

Communiqué de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France

Communiqué

Paris le 6 mai 2008 – Vœux du ministre de l’intérieur aux orthodoxes de France à l’occasion de la fête de Pâques

Dans une lettre envoyée au métropolite Emmanuel, président de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales, en charge des cultes, a adressé aux orthodoxes de France « ses vœux les plus chaleureux » à l’occasion de la fête de Pâques, en priant Monseigneur Emmanuel « de les partager avec tous les fidèles ».
Mme Alliot-Marie a tenu à souligner dans sa lettre de vœux « combien les fêtes pascales sont l’occasion pour tous de communier et de se réjouir dans l’unité et la diversité, qui sont les richesses de l’orthodoxie française ».
Les évêques orthodoxes, membres de l’AEOF, remercient Mme Alliot-Marie pour ses vœux et sa continuelle attention à l’égard des orthodoxes de France et à travers sa personne, adressent leurs remerciements aux autorités publiques de notre pays. C’est l’occasion pour les membres de l’AEOF de renouveler pendant cette période pascale aux fidèles orthodoxes de France, leurs meilleurs vœux en Christ ressuscité.

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Le patriarche œcuménique Bartholomée parmi les cent personnalités les plus influentes nommées par le magazine Time

Patriarche_bartholomeeLe patriarche œcuménique Bartholomée est nommé par le magazine américain Time parmi les cent personnalités les plus influentes dans la catégorie « Leaders et révolutionnaires », où on trouve également Vladimir Putin, Georges W. Bush, Barack Obama, Hillary Clinton et le Dallai Lama.
Ci-dessous le texte complet de l’article écrit par Mgr Rowan Williams, archevêque de Cantorbéry et chef de la Communion Anglicane.
« Le patriarche œcuménique de Constantinople porte un titre d’une grande résonance historique mais, à l’encontre du Pape dans le contexte du catholicisme romain, il a peu de pouvoir exécutif direct dans le monde de l’orthodoxie orientale. Les patriarches ont dû mériter leur autorité sur la scène internationale et, de fait, au fil des derniers siècles, peu de patriarches ont fait beaucoup plus que de maintenir les formes de leur dignité historique. Le patriarche Bartholomée, cependant, a fait de la relative faiblesse politique de sa position une véritable force ; il a compris que cette faiblesse lui permet de définir une vision morale et spirituelle claire qui n’est pas empêtrée dans des négociations et des questions d’équilibres de pouvoirs. Cette vision est dominée par sa préoccupation avec l’environnement.

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Italie : intronisation de Mgr Silouane

Le jeudi 8 mai aura lieu l’intronisation de Mgr Silouane (Span) (1) comme évêque titulaire du diocèse orthodoxe roumain d'Italie dans l’église Saint Anastase à Lucca (Toscane).

«Icône, le visible de l'invisible» - une exposition d’icônes orthodoxes

Atelier L'atelier Saint Jean Damascène, pour ses 45 ans d’existence, organise une exposition d'icônes à l'Abbaye cistercienne Notre-Dame d'Aiguebelle dans la Drôme (situation) du 10 mai au 21 septembre 2008 «Icône, le visible de l'invisible». L’inauguration aura lieu le 10 mai à 15h00 où seront présentées une centaine d’icônes contemporaine et anciennes (certaines venant de Russie). Des conférences avec des diaporamas sont prévues durant l’exposition :

  • samedi 4 juin à 15h00 : le sens de l'icône
  • vendredi 8 août à 15h00 : de l'image à l'icône
  • dimanche 21 septembre à 15h00 : vision de la Jérusalem Céleste dans la tradition iconographique.

Source et photographie : Atelier Saint Jean Damascène

Rencontre entre responsables religieux et responsables politiques européens à Bruxelles

Hier, à Bruxelles, a eu lieu une rencontre entre responsables religieux et responsables politiques de l’Union européenne (en format pdf) :

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SAINT SILOUANE L'ATHONITE (1)
envoyé par Orthobel

Saint Séraphin (Tchitchagov): Le Christ est ressuscité !



Nous sommes pardonnés, sauvés et rachetés: le Christ est ressuscité ! Ces deux mots résument tout. Ils sont le fondement de notre foi, de notre espérance, de notre amour, de la vie chrétienne, de toute notre sagesse, de l'intelligence, de la Sainte Eglise, de la prière du coeur et de notre avenir. Ces deux paroles ont détruit tous les malheurs des hommes, la mort, le mal. Par elles nous sont donnés la vie, le bonheur et la liberté ! Quelle force merveilleuse ! Nous ne pouvons nous lasser de répéter: le Christ est ressuscité ! Nous ne l'aurons jamais entendu assez: le Christ est ressuscité !

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05 mai 2008 - ISTANBUL : le patriarche Bartholomée Ier parmi les cent hommes les plus influents du monde

Le patriarche oecuménique Bartholomée Ier, " premier parmi les égaux " au sein de l'épiscopat de l'Eglise orthodoxe, a été classé parmi les cent personnalités que l'hebdomadaire américain Time Magazine juge les plus influentes dans le monde en 2008, et dont la liste a été rendue publique à New York, le 2 mai dernier. Time Magazine a placé le patriarche à la onzième place dans sa liste du " Time 100 ", dans la catégorie " Dirigeants et Révolutionnaires ". Il y rejoint des personnalités comme le Dalaï Lama, mais aussi le président russe Vladimir Poutine, ou encore les trois principaux candidats à la prochaine élection présidentielle américaine, Hillary Clinton, Barack Obama et John McCain. Par contre, le pape de Rome Benoît XVI, qui était cité les années précédentes parmi les personnalités les plus influentes, n'a pas été retenu cette année, ce qui, selon le porte-parole du Vatican, serait plutôt une bonne chose compte tenu du caractère " hétéroclite " de la liste. Dans un article à paraître dans la livraison de Time Magazine datée du 12 mai 2008, l'archevêque de Cantorbéry Rowan Williams, primat de la Communion anglicane,  présente la personnalité et l'itinéraire du patriarche Bartholomée, insistant sur son autorité spirituelle dans le monde orthodoxe et sur son engagement en faveur de la protection de l'environnement naturel.

   Bartholomée Ier est, depuis octobre 1991, archevêque de Constantinople et patriarche oecuménique, et à ce titre primus inter pares (" premier parmi ses égaux ") dans l'épiscopat de l'Église orthodoxe (SOP 161.1 et 162.1). Très engagé dans  le dialogue théologique entre les chrétiens, et notamment entre l'Église orthodoxe et l'Église catholique romaine, il est reconnu pour ses efforts incessants en vue de promouvoir aussi le dialogue et la réconciliation entre les mondes chrétien, musulman et juif. Surnommé " le patriarche vert " pour son engagement en faveur de la sauvegarde de l'environnement, le patriarche Bartholomée Ier a pris l'initiative, depuis maintenant treize ans, de réunir régulièrement responsables religieux, hommes politiques, scientifiques et représentants des médias, au cours de colloques ayant pour thème la protection des fleuves et des océans (SOP 202.6, 222.3, 242.12, 270.2, 280.22, 311.19 et 322.13). Diplômé de l'Institut pontifical oriental, où il a soutenu une thèse en droit canonique, en 1968, le patriarche oecuménique vient de publier en anglais un recueil d'articles et de communications, sous le titre Encountering the Mystery. Understanding the Orthodox Christianity today, qui aborde des sujets aussi divers que la théologie et la vie spirituelle, la liturgie et les sacrements, la religion et l'écologie, la foi et la liberté, la transfiguration du monde, la justice sociale et les droits de l'homme, le dialogue interreligieux, l'intégrisme et la mondialisation. En 1996, il a publié un livre d'entretiens en français avec le théologien orthodoxe Olivier Clément, sous le titre La vérité vous rendra livre (éditions Jean-Claude Lattès et DDB) (SOP 202.1). 
Le 6 mai, nous célébrons la mémoire du juste JOB

aaaBien longtemps avant la venue du Christ et la proclamation par Lui des promesses de la vie étemelle, vivait dans le pays d'Ausitide, aux confins de l'Idumée et de l'Arabie (1), un homme intègre et droit, qui craignait Dieu et se gardait de tout mal, nommé Job. Il était le plus fortuné de tous les fils de l'Orient et possédait quantité de troupeaux et de serviteurs, mais il usait de ces richesses au service de Dieu. Un jour, Satan se présenta devant Dieu, en revenant de flâner sur la terre où il avait cherché qui dévorer et entraîner dans sa déchéance. Comme Dieu lui montrait Job, en exemple d'un serviteur juste et droit, le diable répondit avec une froide ironie malveillante, qu'il était facile à ce riche de rester fidèle à Dieu. Répondant à cette provocation le Seigneur remit tous les biens de Job en son pouvoir. Quelque temps après des messagers vinrent annoncer au Patriarche la perte de ses troupeaux et la mort violente de tous ses fils et de ses filles. Job déchira ses vêtements et se rasa la tête en signe de deuil, puis il se prostema à terre et prononça ces paroles mémorables : « Nu je suis sorti du sein maternel, nu j'y retournerai. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris, que le Nom du Seigneur soit béni ! » (1:21).

aaaDieu montra alors à Satan que Son serviteur Job avait conservé sa foi dans le malheur, mais le diable ne s'avoua pas vaincu pour autant et dit : « Touche à ses os et à sa chair, et je te jure qu'il Te maudira en face. » Bien qu'Il ne soit pas l'auteur du mal et qu'Il ne désire pas la souffrance, Dieu permit donc que Son serviteur soit affligé d'un ulcère, des pieds à la tête, afin d'éprouver sa vertu. Le riche et puissant Patriarche, mis au rebut par tous, prit un tesson de poterie pour gratter ses plaies et il s'assit sur un tas de fumier en dehors de la ville. A sa femme qui l'engageait à maudire Dieu, il répondit : « Tu parles comme une insensée. Si nous accueillons le bonheur comme un don de Dieu, comment ne pas accepter de même le malheur ! » (2, 1).

aaaLa nouvelle de l'infortune de Job parvint jusqu'à trois de ses amis, sages et nobles de villes d'Orient : Eliphaz de Téman, Bildad de Shuah et Sophar de Naamat. Ils vinrent pour le consoler, mais en le voyant sur son fumier, ils éclatèrent en sanglots et, pendant sept jours, ne purent prononcer une seule parole. Finalement ce fut Job qui prit la parole, pour maudire le jour de sa naissance et souhaiter la mort, qui marquera la fin de ses maux (2).

aaaA cette plainte du juste souffrant, Eliphaz opposa le comrnun argument de la raison humaine pour expliquer les afflictions : Le malheur et la souffrance sont envoyés par Dieu en châtiment des péchés commis au préalable. Que Job n'avance donc pas l'intégrité de sa conduite pour se justifier devant Dieu, mais qu'il confesse ses péchés et qu'il se repente, pour obtenir le pardon et retrouver santé et prospérité. S'il se révolte contre son sort, il n'en tirera qu'un surcroît de maux. L'homme, ajouta le sage, naît pour la souffrance, et les péchés et les injustices que nous commettons doivent de toute manière être châtiés en cette vie.

aaaAu lieu de consoler Job, ces paroles le troublèrent et ravivèrent sa souffrance. Il reprocha à ses amis leur dureté à son égard - car ceux qui ne sont pas éprouvés ne peuvent comprendre qu'elle est la souffrance de l'innocent soumis à la tribulation - et il confirma son innocence. Sans se révolter contre Dieu ni demander à être délivré de ses maux, Job exprimait seulement le souhait d'en voir la fin par la mort, sa seule consolation serait alors de ne s'être jamais opposé à la parole de Dieu (6:10).

aaaBildad l'interrompit alors, pour reprendre le même argument que son compagnon, et évoquer une loi générale et abstraite sur la rétribution des actes mauvais, qui toutefois ne s'appliquait pas au cas de Job : Dieu est absolument juste, Job ne doit donc pas protester de son innocence, mais implorer Sa miséricorde. Job lui répondit que, certes on peut admettre que les malheurs qui nous adviennent sont châtiments des péchés, mais de toute manière quel être créé pourrait être trouvé foncièrement juste devant le Dieu Tout-Puissant ? Même l'homme qui, comme lui, ne voit en lui-même rien à se reprocher, ne peut prétendre se justifier, et se voit donc livré aux tribulations comme l'inique. Et il ajouta, en s'adressant à Dieu : « Tu sais bien que je suis pécheur, comme tout homme, mais je n'ai pas commis d'iniquité. Cesse donc de me fixer, pour me permettre un peu de joie, avant que je ne m'en aille sans retour au pays des ténèbres et de l'ombre épaisse » (10:20).

aaaIl apparut dès lors à Job qu'il ne pouvait guère escompter sur la compréhension de ses amis, qui prétendaient se faire les défenseurs de la justice divine par des accusations mensongères à son sujet ; et, prenant sa chair entre ses dents et sa vie en ses mains, il interrogea Dieu avec angoisse : « Combien de fautes et de péchés ai-je commis ? Dis-moi quelles ont été mes transgressions et mes péchés. Pourquoi caches-Tu Ta face ? » (3:22-24).

aaaAprès une nouvelle intervention d'Eliphaz, l'accusant de s'élever contre la Providence, voyant que ses amis devenaient ses persécuteurs, Job s'écria : « Pitié, pitié pour moi, ô vous mes amis ! Car c'est la main de Dieu qui m'a frappé. Pourquoi vous acharner sur moi comme Dieu Lui-même ? » (19:21). Puis, interrompant sa plainte, il confessa son espérance qui était celle, encore confuse, de tous les justes de l'Ancien Testament : « Je sais moi, que mon Rédempteur est vivant, que Lui, le dernier, se lèvera de la poussière. Après mon éveil, il me dressera près de lui et, de ma chair, je verrai Dieu » (19:25-26) (3).

aaaInsensibles et implacables dans leur zèle à défendre leur conception de la justice divine, les trois sages revinrent une fois de plus à la charge contre le juste, en ne se contentant plus de généralités mais en énumérant, cette fois dans le détail, les fautes que Job avait dû commettre au temps de sa prospérité pour encourir un tel châtiment. Gardant toutefois envers et contre tous le bon témoignage de sa conscience, Job demanda à comparaître devant Dieu pour être jugé, convaincu que sa cause triompherait et que c'est de Dieu seul qu'il tirerait sa consolation (23:25). Puis, dans un admirable discours, il confessa que si la sagesse de Dieu dans la création est inaccessible à la connaissance humaine, il n'est pas possible de connaître les motifs de 1'affliction du juste ; mais celui-ci n'en cessera pas cependant d'aimer Dieu et de se confier en Lui (28:28). Il poursuivit son discours par une longue apologie de sa conduite et proclama qu'il était prêt à rendre compte de tous ses actes et à porter publiquement l'acte d'accusation qu'on rédigerait contre lui.

aaaComme les trois sages se taisaient, à bout d'arguments, Elihu, qui s'était tenu jusque-là sur la réserve, à cause de son jeune âge, s'enflamma de colère contre Job, qui prétendait avoir raison contre Dieu et ajoutait ainsi la rébellion à son péché.

aaaElihu s'étant tu, Dieu prit la parole au sein de la tempête, comme Il l'avait fait jadis au sommet du Sindi, pour mettre un terme au débat. Dans un discours grandiose sur les mystères de la création et le gouvemement de la Providence, qui soumet même les monstres et les catastrophes naturelles à son dessein bienveillant, Dieu donna à son serviteur Job la clé de l'énigme que la sagesse humaine n'avait pas été capable de résoudre. Ces épreuves ne lui avaient pas été envoyées comme châtiment d'une faute, mais par un dessein gratuit et insondable, afin de manifester sa justice : « Ne rejette pas mon juste jugement. Penses-tu donc que j'ai agi autrement que pour manifester ta justice ? » (40:3). Réalisant que ses tribulations elles-mêmes avaient été une révélation du Dieu "incompréhensible, insondable et inaccessible", Job déclara finalement : « Je ne Te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux T'ont vu. C'est pourquoi plein de confusion je me consume et me considère comme terre et cendre » (42:5). Cet aveu d'une extrême humilité fut pour Job le couronnement de sa vertu et l'accès à la vraie connaissance de Dieu, laquelle n'est autre que « la sensation de son incompréhensibilité » (St. Grégoire de Nysse). Triomphant de l'épreuve, il fut comblé de bénédictions dès que, sur 1'ordre de Dieu, il eut intercédé pour obtenir le pardon du péché commis par ses amis à son égard. Le Seigneur restaura sa fortune, Il lui donna le double de tout ce qu"il possédait auparavant et lui accorda une nombreuse descendance. Job vécut encore cent quarante ans et mourut, chargé de jours, à l'âge de 240 ans.

aaaLe livre de Job occupe dans la Sainte Ecriture une place toute particulière et fut de tout temps la grande consolation des serviteurs de Dieu soumis à l'épreuve.

1). Ces indications biographiques ne sont données que par la version des Septante, qui identifie Job à Yobab (cf Gen. 36:33).
2). La question soulevée par le livre de Job est en fait celle de tout homme devant la souffrance et la tribulation, question qui était d'autant plus angoissante en ces temps où les hommes ignoraient encore que ce n'est qu'après la mort, que les justes jouiront pour l'étemité des fruits de leurs vertus, et que les méchants se repentiront, mais trop tard, de la gloire et des plaisirs passagers dans lesquels ils ont mis leur espoir.
3). D'après l'Hébreu. Les Septante interprètent : « Je sais qu'Il est éternel, celui qui va me délivrer sur la terre. Ma chair qui endure ces tourments va ressusciter, et tout cela sera accompli par le Seigneur ».

Célébrations pascales communes à New York entre les fidèles du patriarcat de Moscou et de l'Eglise russe hors frontières



Célébrations pascales communes à New York entre les fidèles du patriarcat de Moscou et de l'Eglise russe hors frontières
Une liturgie pascale a été célébrée le samedi de la Semaine radieuse par l'évêque Mercure, représentant du patriarcat de Moscou aux Etats-Unis, et l'évêque Gabriel de Manhattan, secrétaire du Synode de l'Eglise russe hors frontières. La liturgie a eu lieu à la cathédrale Saint-Nicolas de New York (patriarcat de Moscou). Elle a été suivie d'une procession à travers les rues de la mégapole américaine avec l'icône Notre-Dame de Koursk. "C'est la première fois depuis que cette icône est aux Etats-Unis qu'elle a été portée en procession à travers les rues de New York. C'est un événement historique", a souligné Mgr Mercure.

Cette Pâque était la première que les fidèles de l'Eglise russe réunifiée célébraient ensemble. L'Amérique du Nord est la région qui compte le plus grand nombre de paroisses de l'Eglise russe hors frontières. "L'année dernière, la puissance de Dieu nous a permis de dépasser une vieille division héritée du passé: l'Eglise russe hors frontières s'est réconciliée avec l'Eglise en Russie. La joie et la paix se sont installées dans notre Eglise martyre", disait le patriarche Alexis dans son message pascal.

Les célébrations pascales communes se sont terminées par une réception au consulat général de la Fédération de Russie à New York.

Lundi 05 Mai 2008


Dans la même rubrique :

 Pâque orthodoxe en Chine - 01/05/2008

 

lun. 05 mai 2008

Constantinople : le patriarche Bartholomée et les problèmes du patriarcat oecuménique

Varth634 S'adressant le 29 avril dernier à un groupe de pèlerins originaires de Kilkis en Grèce, le patriarche œcuménique Bartholomée Ier a énuméré les nombreux problèmes causés au Patriarcat œcuménique par le gouvernement turc. Il a ainsi souligné que "la perspective européenne de la Turquie a avivé nos espoirs en un lendemain meilleur. Toutefois, jusqu'à maintenant, nous n'avons rien vu venir de concret (…) ; ni l'école de Chalki qui n'a pas été réouverte, ni les problèmes des biens de nos communautés, de nos églises et de nos fondations qui n'ont pas été réglés malgré la promulgation d'une nouvelle loi sur les biens religieux, ni… ni … ; pourtant, nous espérons". 

A propos de la position de l'Europe face à la Turquie, le patriarche a affirmé que "l'Europe rappelle constamment à la Turquie ses obligations de respecter les droits des minorités, surtout les libertés religieuses, et généralement de respecter les droits de l'homme".
Le patriarche a ensuite déclaré : "La Ville et notre Patriarcat œcuménique ont été qualifiés de matrice spirituelle de notre nation. Tous, nous sommes nés spirituellement de l'Eglise de Constantinople, cette Eglise martyre qui, avec la grâce de Dieu, surmonte chaque fois les difficultés, les problèmes, survit et poursuit son témoignage pour ceux qui sont proches et ceux qui sont au loin".
A la fin de son allocution, le patriarche a une fois encore évoqué les gros problèmes du patriarcat : "Le fait que l'Eglise mère porte sa croix et traverse les siècles, cela fait partie des desseins, de la volonté de Dieu, comme le dirait l'apôtre Paul ‘dans la mauvaise et la bonne réputation, tenus pour imposteurs et pourtant véridiques’. Pour nous, en tant qu'Eglise mère, en tant que Patriarcat œcuménique, il y a des hauts et des bas : le côté positif, ce sont les mouvements d'essor, d'élévation ; par contre, malheureusement, nous avons aussi très souvent de grosses contrariétés".

Source : Romfea.gr

Samedi 3 mai 2008

 

Les "abesses", c'est un quartier de Gagny, limitrophe de Chelles, dans la grande banlieue parisienne, que j'ai connu, il y a une dizaine d'années.

Un quartier qui fut marqué, dans les années 20, par l'immigration des Russes blancs fuyant la tourmente bolchévique. Un quartier qui a son histoire, ses hérons, ses champignons, son église russe, et, depuis peu... son blog.

Etonnant, ce blog.

Au milieu d'articles sur la faune et la flore, ou l'histoire du quartier, plusieurs articles sur la culture russe, ou l'Eglise orthodoxe.

En plus de retrouver des visages connus et aimés, j'y ai vu (ce qui devrait intéresser certains) les recettes de la Paskha et du Koulitch.

Et aussi, entrecoupée d'images d'archive, la procession de la Nuit de Pâques !

 

A visiter régulièrement...

 


Une dernière précision : quand j'ai visité ce blog pour la première fois, il a fallu que j'augmente la "taille du texte" à partir de l'onglet "affichage" de mon navigateur, sinon, c'était trop petit...

 

Mercredi 30 avril 2008

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