LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

Epître pascale 2008 du patriarche Paul de Serbie

L’Eglise orthodoxe serbe à ses enfants spirituels, Pâques 2008.

Paul
Par la grâce de Dieu Archevêque orthodoxe de Pec, Métropolite de Belgrade et de Karlovci et Patriarche de Serbie, avec tous les hiérarques de l’Eglise orthodoxe serbe, aux prêtres, aux moines et à tous les enfants de notre sainte église: bénédiction, miséricorde et paix de Dieu le Père, et de Notre Seigneur Jésus-Christ, et de l’Esprit Saint, avec notre joyeuse salutation pascale:
Christ est ressuscité!
En vérité il est ressuscité!
Aujourd’hui, tout s’emplit de lumière: le ciel, la terre et le monde inférieur. Aussi que toute la création fête la Résurrection du Christ, car c’est par elle qu’elle s’affermit.

Par ces mots du grand poète de l’Eglise, nous vous souhaitons une joyeuse Fête de la Résurrection du Christ et vous saluons, chers enfants spirituels, par cette exclamation toute-joyeuse:
Christ est ressuscité !
Après le Vendredi Saint, jour de la plus grande tragédie de l’humanité, mais également de la gloire de Dieu, où l’homme s’est fait le juge impitoyable de l’Amour Divin, où il a condamné à mort le Dieu-Homme Christ, où le mensonge, la tromperie et l’illusion ont voulu jubiler devant le Christ crucifié, où le ciel, la terre et le monde inférieur ont eu honte des crimes du genre humain et où les ténèbres ont tout envahi — voici le Jour du Passage du Dieu-Homme Christ de la mort vers la vie, de l’obscurité de la tombe à la lumière du Jour. Voici le Jour des jours, le Temps des temps, où le Seigneur Ressuscité a rompu les chaînes du péché, de la mort et du diable, dont l’humanité, et avec elle la nature tout entière, étaient liées! Voici le Jour de notre liberté et de notre joie! La Résurrection du Christ a vaincu l’injustice séculaire que le péché et la mort infligeaient à l’être humain. Le saint apôtre Paul, dans son exaltation pascale, lance la question triomphante: Mort, où est ton aiguillon? Mort, où est ta victoire? Nulle part! Car l’aiguillon de la mort est brisé, l’enfer vidé et ses esclaves libérés.

La Lumière du monde, tel le Soleil de la vie nouvelle, a rayonné du fond de son tombeau, de même qu’avant la Passion elle avait rayonné du Mont Thabor. Que toute la création célèbre la Résurrection du Christ, car le faible et l’impuissant devient fort et puissant, et s’affermit. Dans la Résurrection du Christ, tout l’univers s’est transformé. C’est pourquoi elle est la recréation du monde et la renaissance de l’homme, issue cette fois de la Vie même que le Christ ressuscité offre au monde et aux hommes. «Je suis la Voie, la Vérité et la Vie», dit le Seigneur.

Le Christ Ressuscité s’est manifesté aux femmes myrophores et aux apôtres effrayés, qui s’étaient dispersés par crainte des Juifs, il les a rassemblés autour de soi et les a consolidés dans la foi par ces paroles: «N’ayez crainte! J’ai vaincu le monde!», un monde qui venait, quelques jours plus tôt, de le condamner et de le mettre en croix. De la même manière, aujourd’hui et toujours, il nous rassemble tous autour de Lui et nous parle de même: «N’ayez crainte, car J’ai vaincu le monde!» Voyant et éprouvant Sa gloire de Ressuscité, nous Le célébrons et clamons à la face du monde: «Christ est ressuscité, nations! Christ est ressuscité, célébrez! Christ est ressuscité, croyez!» Car «nous prêchons ce que nos yeux ont vu et que nos mains ont touché», ainsi que le dit le saint apôtre et évangéliste Jean le Théologien, «afin que vous aussi, croyants, ayez la vie éternelle». Notre foi est la foi de l’expérience résurrectionnelle. Nous savons et c’est pourquoi nous croyons. La connaissance acquise par l’expérience est la plus grande confirmation de la foi.

Avant Sa passion, Sa descente au tombeau et Sa Résurrection, le Seigneur a emmené trois de ses disciples sur une haute montagne. C’était le Mont Thabor. Là, dans le mystère de sa Transfiguration, il leur dévoila le secret de Son être divino-humain, que Sa Résurrection allait attester par l’expérience, pour eux et pour le monde entier. La manifestation de la puissance et de la gloire divines s’accompagna de la lumière de la grâce incréée qui est en Christ et que le monde a reçue à travers sa Résurrection. Un monde sans Christ est un monde de ténèbres. Un monde avec le Christ Ressuscité est un monde de lumière éternelle, de lumière qui éclaire chaque recoin de notre âme et de notre être. C’est pourquoi nous sommes les enfants de la lumière. De Lui, Lumière de la Vie, nous avons nous aussi reçu la lumière qui éclaire le monde. C’est pourquoi le Seigneur nous dit: «Que votre lumière éclaire ainsi les hommes, qu’ils voient vos oeuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est aux cieux.»

Le Christ Ressuscité est la Pierre d’angle de notre foi et de notre vie. Il est en même temps la Pierre d’angle et la Tête divino-humaine de notre sainte Eglise. Nul n’a posé d’autre pierre, ni ne peut en poser. Lorsque les disciples demandèrent à saint Jean Baptiste s’il était celui qui devait venir ou s’ils devaient en attendre un autre, il leur répondit: «Je ne suis pas digne de délacer ses sandales!» Ainsi parla le saint Prophète, Précurseur et Baptiste du Seigneur, Jean, qui posa sa main sur la tête du Sauveur. Si lui, le plus grand de ceux qui sont issus d’un ventre de femme, peut parler ainsi, comment est-il possible que quiconque se proclame la tête visible de l’Eglise, le vicaire infaillible du Fils de Dieu sur terre? Dieu nous en garde! Notre sainte Eglise, avec ses prêtres et son peuple de fidèles, demeure ferme dans la foi résurrectionnelle et christique des saints prophètes, apôtres, martyrs et propagateurs de la foi. En même temps, nous sommes une Eglise à qui Dieu donne la force d’être une Eglise du dialogue avec tous les hommes et toutes les nations, les invitant tous à partager l’illumination par la lumière du Christ Ressuscité. Nous ne nous renfermons pas en nous-mêmes, pas plus que nous ne renfermons le Christ dans les bornes étroites de notre raison. Au contraire, nous témoignons de la Lumière devant le monde et devant les autres hommes, nous témoignons de la Vérité à l’instar des saints apôtres, des propagateurs de la foi, des martyrs et des bienheureux. C’est par quoi le monde nous reconnaît comme enfants du Christ, car ainsi que le dit le saint apôtre Paul: «C'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est en Jésus-Christ» (Tim. 2:10)

Nous qui vivons deux mille ans après la Résurrection, que représente à nos yeux la Résurrection du Christ? N’est-ce qu’un souvenir? N’est-ce qu’une simple célébration ou quelque chose de bien plus élevé et de plus profond. La grâce de la Résurrection du Christ est la source intarissable du salut de l’homme et du monde en tout temps et en tout lieu C’est une transformation absolue et totale de l’homme et du monde, apportée par le Dieu-Homme Christ à travers son Avènement et sa Résurrection. La Résurrection du Christ possède donc la même force, la même puissance pour Ses contemporains et pour nous qui Le célébrons vingt siècles plus tard. Le saint apôtre Paul nous convainc qu’avec le Christ nous vivrons éternellement, car «par un seul acte de justice (la Résurrection), la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes.» (Rom. 5:18). «…car Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui… Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.» (Rom. 6:8-11). La Résurrection sauve à la fois le passé, le présent et l’avenir.

*

En ces jours de joie pascale, en ces temps de grâce divine offerte à tous et à chacun, nous ne pouvons oublier l’injustice et la violence infligées par les puissants de ce monde à notre Kosovo-Métochie, à la Serbie et à tout le peuple serbe. Le Kosovo et la Métochie font partie intégrante de la vie de chaque Serbe orthodoxe, de même que chaque Serbe est indéfectiblement lié au Kosovo et à la Métochie. C’est justement en sachant cela que les responsables de cette injustice historique ont voulu nous infliger la blessure la plus profonde, la douleur et la souffrance les plus indicibles — une douleur et une souffrance qui nous renvoient à la passion unique, rédemptrice, de notre Seigneur au Golgotha. Le Kosovo-Métochie n’est pas qu’une question de territoire pour la Serbie. Avant tout, par-dessus tout, c’est la question de notre être spirituel, car nous sommes nés et avons grandi, vécu et mûri en tant que personnes et en tant que peuple avec le Kosovo-Métochie, vivant et mourant avec le testament du Kosovo: «Le royaume terrestre est provisoire, le céleste dure toujours et à jamais!» C’est pourquoi la question du Kosovo-Métochie est aussi profondément liée, existentiellement, psychologiquement et mystiquement, à chacun de nous. Les puissants de ce monde le savent bien, et ils essaient justement de blesser et de châtier collectivement le peuple orthodoxe serbe; ils veulent le briser et le terrasser, en faire une masse informe, lui arracher le coeur de la poitrine... Nous soumettant à la volonté et à l’enseignement du Christ, nous dévoilons leur iniquité, leur hypocrisie, analogues en plus d’un trait au lavage des mains de Pilate dans le sang du Juste.

Ayant le Kosovo-Métochie dans notre coeur, vivant dans le souci permanent de nos frères et soeurs et de tous ceux qui y souffrent, portant le Kosovo-Métochie vivant, jour et nuit, en nous-mêmes, nul ne nous l’a arraché ni ne peut nous l’arracher. La patrie de l’homme est son coeur, dit le poète. Nous avons installé le Kosovo-Métochie dans nos coeurs. Nous appelons tous les Serbes orthodoxes à accomplir dans sa totalité le testament du Kosovo, qui est le testament du saint prince Lazare. Si nous maintenons ce testament, nul ne nous prendra le Kosovo-Métochie, ni en ce monde ni dans l’autre, de même que nul n’a pu prendre au peuple juif sa ville sainte de Jérusalem. Nous exhortons tout le monde, depuis les hommes politiques et les savants jusqu’aux fils et aux filles les plus humbles et les plus jeunes de notre Patrie, à mériter et préserver devant Dieu, par notre travail et notre vie honnête, le Kosovo-Métochie.

Que les savants défendent le Kosovo-Métochie par leurs travaux scientifiques! Que les artistes, par leur créativité, expriment la beauté et l’essence de notre Kosovo-Métochie! Que les sportifs vouent leurs succès au Kosovo-Métochie! Que Kosovo-Métochie soit, pour chaque parent, l’un des premiers mots qu’il murmurera à l’oreille de son enfant nouveau-né! Que chaque laboureur consacre son premier sillon au Kosovo-Métochie! Que chaque ouvrier offre la première heure de son travail au Kosovo-Métochie! Que chaque homme politique consacre sa première pensée et tout son effort sur le plan international à la défense du Kosovo-Métochie! Que chaque pasteur spirituel élève sa première prière à Dieu en l’honneur du Kosovo-Métochie!

C’est l’appel à une lutte incessante qui sera agréable à Dieu, c’est une prière qu’Il exaucera, car nous ne remettons pas la question du Kosovo-Métochie entre les mains des hommes versatiles et de leurs intérêts, mais nous la remettons à Dieu et à Son jugement. De même que le Psalmiste chanta jadis Jérusalem conquise et dévastée, nous chantons dans l’esprit du testament de Kosovo: si je t’oublie, Kosovo, si je t’oublie, Métochie, que la droite de Dieu m’oublie à son tour! Que ma langue adhère à mon palais si je ne pense pas à toi, si je ne mets pas le Kosovo-Métochie au commencement de ma joie.

Chers enfants spirituels, nous vivons les temps difficiles de la mondialisation, des temps où les droits fondamentaux de l’être humain sont foulés aux pieds: le droit de l’humain à vivre, le droit de l’enfant à naître, le droit du parent à éduquer et guider son enfant le droit de la mère à être la mère soucieuse de son enfant et l’épouse de son mari, le droit de l’homme à être humain! Nous voyons se crer une monstrueuse civilisation globale fondée sur une morale pervertie, dépourvue du levain du sens éternel de la vie humaine. Une telle civilisation, aussi longtemps qu’elle sera opposée au Christ Ressuscité et à Sa douce connaissance, ne pourra survivre. Ayant cela en vue, soyons sages et prudents en nous approchant de la table malsaine des mets de ce monde. N’y prenons que ce qui, aux yeux du Christ, est digne de notre vocation et de notre dignité. Rejetons tout ce qui est pseudocivilisé, dévoyé et inhumain, de même que le Christ a rejeté l’offre du tentateur dans la Montagne des tentations: si tu t’inclines devant moi, tout ce que tu vois sera à toi! Nous connaissons la bonne réponse: Il est écrit: tu ne serviras que ton Dieu et ne t’inclineras que devant Lui Seul!

Nous saluons en particulier nos frères en diaspora: aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, en Australie, dans les pays de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe. Nous les saluons et les invitons à s’unir et s’entendre dans Jésus le Christ Ressuscité, et à ne plus jamais permettre qu’on les divise et les dresse les uns contre les autres.

Nous saluons nos frères et soeurs dans la Republika Srpska, en Bosnie-Herzégovine, en Croatie, au Monténégro, en Slovénie et dans l’Ancienne république yougoslave de Macédoine.

Nous saluons toute l’Eglise de Dieu disséminée dans l’oecumène et tous les hommes de bonne volonté. Nous les exhortons tous à la paix, à la concorde et au bon témoignage devant les autres. Renouvelons-nous avec le Christ Ressuscité et illuminons le monde par le bien et la vertu! Rassemblés dans la sainte Liturgie de notre sainte Eglise, dans le bien et le bon témoignage de la Vérité, que le frère embrasse le frère, et saluons-nous les uns les autres, ainsi que le ciel et la terre, par l’exclamation toute-joyeuse:

Christ est ressuscité!
En vérité il est ressuscité!

Délivré au Patriarcat de Serbie, à Belgrade, à Pâques 2008.
Vos prieurs devant le Seigneur Ressuscité:
l’Archevêque de Pec, Métropolite de Belgrade et Karlovci et Patriarche serbe PAUL avec tous les hiérarques de l’Eglise orthodoxe serbe.

Internet : www.egliseorthodoxeserbe.org
E-mail : info@egliseorthodoxeserbe.org
 




Patriarche Alexis II de Moscou et de toutes les Russies: Message pascal aux hiérarques, pasteurs, moines et à tous les enfants fidèles de l'Eglise orthodoxe russe (2008)

Eminents évêques, presbytres et diacres, honorables moines et moniales, pieux fidèles orthodoxes - enfants fidèles de l'Église, bien aimés dans le Seigneur ressuscité!

À l'occasion de la lumineuse Résurrection du Christ - la fête la plus joyeuse pour les chrétiens orthodoxes - de tout mon coeur, je vous adresse, mes très chers, mes meilleurs voeux! À nouveau, nos églises sont emplies de l'allégresse pascale. Encore et encore, nous vivons le grand mystère de la Rédemption qui a libéré du pouvoir du péché et de la mort les êtres humains fidèles au Christ. Selon les paroles du saint apôtre Pierre, notre Seigneur et Sauveur «lui-même, dans son propre Corps, a porté nos péchés sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice» (1 P 2, 24).

Comme il est grand, l'amour de Dieu pour nous! Ceux qui l'ont abandonné, Il ne les a pas abandonnés. Ceux qui se sont éloignés de lui, choisissant une vie selon leurs voluptés, Il les a purifiés en assumant les souffrances et la mort. À ceux qui sont accablés par les péchés, Il a ouvert le chemin du repentir et de la renaissance spirituelle - le chemin menant à la vie éternelle. Rendons grâce au Seigneur pour sa miséricorde et pour son amour pour les hommes! Rendons-lui grâce comme des enfants pleins d'amour qui peuvent se protéger des maux et des malheurs dans la Maison du Père!

Par notre foi, par notre audace, par notre amour pour le Christ et des uns pour les autres, nous est donné le passage de la mort à la vie éternelle, de l'esclavage du péché au libre accomplissement de la volonté de Dieu. D'une semblable façon, ce passage salutaire est accompli par des peuples entiers spirituellement nourris par notre Sainte Église. Des ténèbres de l'incroyance, ils vont vers la lumière du Christ, par la renaissance et la restauration spirituelles. De plus en plus de croyants, dans notre patrie et au-delà de ses frontières, dans la diaspora russe qui rassemble des millions de gens, ont en Christ «la vie.en abondance» (Jn 10, 10) et, par conséquent, le véritable bonheur et la possession de la vraie plénitude de l'être.

Suivons donc avec constance le chemin du Christ, accomplissant le précepte de l'Apôtre : «Redoublez d'efforts pour affermir votre vocation et votre élection; ce faisant, pas de danger de jamais tomber. C'est ainsi, en effet, que vous sera généreusement accordée l'entrée dans le Royaume éternel de notre Seigneur et Sauveur Jésus Christ» (2 P 1, 10-11).

Et quelle que soit pour nous la difficulté de ce chemin, ne cédons pas à l'abattement, «sachant que celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus et nous placera près de lui» (2 Co 4, 14). Cette rayonnante espérance illuminera la vie de nos familles, de nos communautés, de nos peuples, d'une lumière spirituelle, et la paix et le bonheur s'établiront dans nos maisons, dans nos villes et nos villages.

À présent, alors que mon coeur est empli de cette immense joie, je vous adresse à tous, mes très chers, de tout mon coeur mes meilleurs voeux à l'occasion de cette fête de la Sainte Pâque, vous saluant avec les paroles du salut éternel qui remontent aux temps apostoliques, transmis de génération en génération : Le Christ est ressuscité! Il est vraiment ressuscité!

Je m'empresse de partager la jubilation pascale avec tous les orthodoxes du monde, avec chacun de ceux qui invoquent en prière le nom du Christ. Que notre joie atteigne aussi ceux qui, pour l'instant, ne font que rechercher la foi salutaire.

Que la paix, la joie spirituelle, la santé, le salut et le succès en toute bonne chose vous soient donnés à tous par le Christ Sauveur Ressuscité!

La traduction française est du père Nicolas Lossky 


Le 23 avril, nous célébrons la mémoire du Saint et glorieux Grand-Martyr GEORGES le TROPEOPHORE et de ses compagnons : ANATOLE, PROTOLEON, ATHANASE, GLYKERIOS1

aaaCe grand et admirable athlète du Christ était issu d'une famille de Cappadoce, riche et de haute condition. Ayant perdu son père à l'âge de dix ans, sa mère Polychronia, qui était devenue chrétienne à l'insu de son mari, retourna dans sa patrie, la Palestine, et éleva son jeune fils dans les vertus évangéliques. De belle apparence, intelligent et de mœurs raffinées, Georges entra dans la carrière militaire à l'âge de dix-huit ans. Il plut à ses supérieurs et fut rapidement élevé au grade de tribun de la garde impériale, puis, semble-t-il, à la dignité de préfet.

aaaDe retour vers la Cappadoce après une campagne victorieuse, passant dans la région d'Attalia en Pamphylie, il délivra la fille du roi, qui avait été livrée en pâture à un redoutable dragon, et mit à mort la bête par la force surnaturelle qu'il tirait de sa foi. Admiratifs devant cette démonstration de la puissance accordée par le Christ à ses fidèles contre les puissances du mal, les païens de l'endroit se convertirent tous au christianisme2.

aaaAu temps de la Grande Persécution déclenchée par Dioclétien (vers 304), comme l'empereur avait convoqué à Nicomédie tous les gouverneurs d'Orient pour leur communiquer ses décrets contre les Chrétiens, Saint Georges, sentant que le moment était venu pour lui de confesser publiquement le Christ, distribua tous ses biens aux pauvres, affranchit ses esclaves et se rendit à la cour. Il se présenta au milieu de l'assemblée et reprocha au souverain de verser injustement le sang innocent des Chrétiens. Stupéfait, Dioclétien chargea son second, Magnence, d'interroger cet insolent sur sa croyance. Georges répondit que c'était parce qu'il croyait au Christ, vrai Dieu, qu'il était venu sans crainte leur adresser ces reproches. Une fois remis de sa stupeur, l'empereur, craignant l'agitation de l'assistance, proposa au Saint de le couvrir d'honneurs à condition qu'il accepte de sacrifier aux dieux de l'Empire. Georges répondit : « Ton règne se corrompra et disparaîtra rapidement, sans te procurer aucun profit; mais ceux qui offrent un sacrifice de louange au Roi des Cieux règneront avec Lui pour l'éternité ! »

aaaSur l'ordre du souverain les gardes frappèrent de leurs lances le Saint au ventre. Le sang se mit à couler à flot, mais, dès les premiers coups, leurs armes se tordirent comme si elles étaient faites de matière molle. Le soldat du Christ fut alors jeté en prison, avec une lourde pierre sur la poitrine. Le lendemain, il comparut de nouveau devant le tyran et montra la même fermeté, aussi l'attacha-t-on à une roue suspendue au-dessus d'instruments tranchants, de sorte que, quand on la faisait tourner, le corps du Saint était progressivement coupé en morceaux. Surmontant la douleur par le débordement de son amour pour Dieu, Saint Georges ne cessait pas de rendre grâce au Seigneur. Une voix se fit alors entendre du ciel, disant : « Ne crains rien, Georges. Je suis avec toi ! » Et un Ange, vêtu d'une robe blanche plus brillante que le soleil, descendit pour le délier et le guérir de ses blessures.
Lorsqu'il se présenta sain et sauf devant l'empereur, deux officiers de la garde, Anatole et Protoléon, confessèrent le Christ à haute voix. Ils furent aussitôt décapités. L'impératrice Alexandra (cf. 21 av.), elle aussi, se déclara chrétienne, mais Magnence la contraignit à se retirer au palais.

aaaOn jeta alors le Saint dans une fosse remplie de chaux vive ; mais, tel les Trois Jeunes Gens dans la fournaise de Babylone, il en sortit sain et sauf au bout de trois jours, salué par la foule qui s'écriait « Grand est le Dieu de Georges ! »
L'empereur, restant toutefois insensible devant toutes ces démonstrations de la puissance du Christ, ordonna de forcer le Martyr à marcher avec des chaussures garnies de pointes rougies au feu. « Cours, Georges, vers l'objet de tes désirs ! » se disait le Saint en invoquant le secours du Seigneur. Et c'est une fois de plus, incorrompu et rayonnant de grâce, qu'il se présenta devant le tyran.

aaaPar la grâce de Dieu, il échappa aussi au poison préparé par un mage nommé Athanase. Comme celui-ci et ses congénères restaient encore incrédules, en pensant que Georges usait de quelque artifice magique, à leur demande il ressuscita un mort enseveli depuis trois cents ans. Celui-ci se prosterna devant le Saint et, déclarant qu'il avait été tiré de l'enfer par sa prière, il confessa le Christ. Le mage vaincu tomba alors aux pieds du serviteur de Dieu, lui demanda pardon et proclama à son tour la vraie foi. Eclatant de fureur Dioclétien ordonna de décapiter sur le champ Athanase et le ressuscité.

aaaNombre de ceux qui avaient cru au Christ à la suite des miracles de Saint Georges trouvèrent le moyen d'aller le visiter dans sa prison afin d'être instruits des vérités évangéliques ou pour recevoir la guérison de leurs maux. Le Saint compatissait à la douleur de chacun et il ressuscita même le boeuf d'un paysan nommé Glykérios. Ce dernier fut ensuite arrêté et décapité sans autre forme de procès.

aaaLe lendemain Dioclétien fit comparaître Georges au temple d'Apollon, en présence d'une foule considérable. Feignant de vouloir sacrifier, le Martyr entra dans le temple et s'adressa à l'idole en faisant le signe de la Croix. Les démons qui habitaient la statue confessèrent alors avec frayeur que seul le Christ est Dieu véritable et ils sortirent dans un grand brouhaha, laissant les statues inertes s'effondrer à terre. Les prêtres et les païens chassèrent alors le Saint à grands cris et le ramenèrent au palais. Attirée par le tumulte, l'impératrice Alexandra sortit, fendit la foule en criant : « Dieu de Georges, viens à mon aide ! » et elle tomba aux pieds du Saint. Ne pouvant plus contenir sa rage le tyran, dont le coeur s'était endurci comme autrefois celui de Pharaon, ordonna de les décapiter tous les deux. Mais, la veille de l'exécution, Alexandra remit paisiblement son âme à Dieu dans la prison.

aaaLe jour venu, Saint Georges se rendit sur les lieux de l'exécution suivi d'une grande foule. Il rendit grâce à Dieu pour tous Ses bienfaits et, demandant Son assistance en faveur de tous ceux qui invoqueront avec confiance son intercession dans la suite des siècles, il inclina la nuque sous le glaive et partit pour remporter au ciel les trophées de la gloire éternelle.

aaaConformément à la recommandation du Saint, son serviteur transporta ensuite sa précieuse relique dans sa patrie, Lydda (Diospolis) en Palestine (cf. 3 nov.), où d'innombrables miracles s'accomplirent dans la vaste église que l'on construisit en son honneur.

aaaLe culte de Saint Georges a connu une immense faveur dans tout le monde chrétien, tant en Orient quen Occident. Il a été choisi pour protecteur de pays comme la Géorgie(3) et la Grande-Bretagne, des milliers d'églises lui ont été consacrées et toute âme chrétienne voit en lui l'incamation des vertus de vaillance, de patience dans les afflictions et de confiance en l'assistance de la Grâce que le Christ, Maître du combat, a recommandées à tous les soldats de la piété.

1). D'autres compagnons de martyre de St. Georges sont commémorés le 24.

2). Bien qu'absent des plus anciennes Passions, ce miracle est devenu le thème le plus célèbre des représentations iconographiques de St. Georges.
3).Cf. la notice de Ste. Nina, 14 janv.

                                     


Vie de Saint Maxime le Confesseur:



"La vraie liberté est un élan total orienté tout entier vers le Bien 
et qui ne connaît aucune interrogation ni hésitation".
Saint Maxime le Confesseur

23 Avr 2008 

Monastère d'Optina Aujourd'hui...( lien ci-dessous pour le site du monastère)

http://optina.info/main/

 

Свято-Введенская Оптина Пустынь
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L'acquisition de la prière intérieure est essentielle.Sans elle, on ne peut pas entrer dans le Royaume des cieux. La prière mentale extérieure est insuffisante, car elle peut être présente même chez une personne dans laquelle demeurent les passions. Quelques uns disent même: " Quel sens a la prière? Quel bénéfice en retire-t-on?" Un grand bénéfice, car le Seigneur, Qui donne à ceux qui prient, donnera la prière à une personne soit avant sa mort, ou même après la mort...Ne cesse simplement pas de prier!

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Afin de toujours garder la mémoire de Dieu, il y a la prière de Jésus.

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Le chemin de la prière de Jésus, est la voie la plus courte et la plus pratique. Mais ne te plains pas, car tous ceux qui cheminent sur cette voie ont des épreuves. Une fois que tu as décidé de cheminer sur cette voie, avance et ne te plains pas, et si tu rencontres des difficultés et des épreuves, tu dois les supporter.

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La prière, le jeûne et la vigilance envers nous-mêmes, c'est-à-dire le fait de surveiller ses pensées et ses sentiments, nous rendent vainqueurs des ennemis de notre salut. La plus difficile de ces trois tâches est la prière- une vertu éternelle qui deviendra une habitude si nous la pratiquons. Mais la prière demandera de notre part que l'on se force à prier, ce sera un combat constant.

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Lorsque la valve du cœur qui est sensée percevoir les réjouissances du monde est fermée, alors une autre valve s'ouvre qui perçoit les réjouissances spirituelles. Mais comment atteindre cela? Avant tout par la paix et l'amour du prochain. Et puis par la patience. Qui sera sauvé? "Celui qui persévèrera jusques à la fin" ( Matthieu 10:22). Et aussi en évitant les plaisirs des pécheurs que sont les jeux de cartes, les danses etc.

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Chacun porte sa croix, et tu portes ta croix toi aussi, même si elle a la taille d'un doigt, tu a portes néanmoins. porter la croix est absolument nécessaire pour le salut de tous les chrétiens, et pas seulement pour celui des moines. Oui, tout le monde porte une croix et a porté une croix, même le Dieu Incarné a porté une croix et Sa Croix était la plus lourde, comme si elle combinait en elle toutes les croix de l'humanité. Et note encore ceci: Dieu porte la Croix et un homme Simon de Cyrène L'aide. Il Lui prend la Croix et la porte lui-même. Cela signifie qu'en portant notre croix, nous aidons le Seigneur à porter la Croix, c'est-à-dire nous nous préparons à être ses serviteurs dans le ciel, dans le chœur des esprits incorporels...Quelle haute vocation!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après Saint Barsanuphe d'Optina 
in 
Living without Hypocrisy:Spiritual counsels of the Holy Elders of Optina 
Holy Trinity Monastery, Jordanville
NY/USA /2005
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Epître pascale 2008 du patriarche Paul de Serbie

L’Eglise orthodoxe serbe à ses enfants spirituels, Pâques 2008.

Paul
Par la grâce de Dieu Archevêque orthodoxe de Pec, Métropolite de Belgrade et de Karlovci et Patriarche de Serbie, avec tous les hiérarques de l’Eglise orthodoxe serbe, aux prêtres, aux moines et à tous les enfants de notre sainte église: bénédiction, miséricorde et paix de Dieu le Père, et de Notre Seigneur Jésus-Christ, et de l’Esprit Saint, avec notre joyeuse salutation pascale:
Christ est ressuscité!
En vérité il est ressuscité!
Aujourd’hui, tout s’emplit de lumière: le ciel, la terre et le monde inférieur. Aussi que toute la création fête la Résurrection du Christ, car c’est par elle qu’elle s’affermit.

Par ces mots du grand poète de l’Eglise, nous vous souhaitons une joyeuse Fête de la Résurrection du Christ et vous saluons, chers enfants spirituels, par cette exclamation toute-joyeuse:
Christ est ressuscité !
Après le Vendredi Saint, jour de la plus grande tragédie de l’humanité, mais également de la gloire de Dieu, où l’homme s’est fait le juge impitoyable de l’Amour Divin, où il a condamné à mort le Dieu-Homme Christ, où le mensonge, la tromperie et l’illusion ont voulu jubiler devant le Christ crucifié, où le ciel, la terre et le monde inférieur ont eu honte des crimes du genre humain et où les ténèbres ont tout envahi — voici le Jour du Passage du Dieu-Homme Christ de la mort vers la vie, de l’obscurité de la tombe à la lumière du Jour. Voici le Jour des jours, le Temps des temps, où le Seigneur Ressuscité a rompu les chaînes du péché, de la mort et du diable, dont l’humanité, et avec elle la nature tout entière, étaient liées! Voici le Jour de notre liberté et de notre joie! La Résurrection du Christ a vaincu l’injustice séculaire que le péché et la mort infligeaient à l’être humain. Le saint apôtre Paul, dans son exaltation pascale, lance la question triomphante: Mort, où est ton aiguillon? Mort, où est ta victoire? Nulle part! Car l’aiguillon de la mort est brisé, l’enfer vidé et ses esclaves libérés.

La Lumière du monde, tel le Soleil de la vie nouvelle, a rayonné du fond de son tombeau, de même qu’avant la Passion elle avait rayonné du Mont Thabor. Que toute la création célèbre la Résurrection du Christ, car le faible et l’impuissant devient fort et puissant, et s’affermit. Dans la Résurrection du Christ, tout l’univers s’est transformé. C’est pourquoi elle est la recréation du monde et la renaissance de l’homme, issue cette fois de la Vie même que le Christ ressuscité offre au monde et aux hommes. «Je suis la Voie, la Vérité et la Vie», dit le Seigneur.

Le Christ Ressuscité s’est manifesté aux femmes myrophores et aux apôtres effrayés, qui s’étaient dispersés par crainte des Juifs, il les a rassemblés autour de soi et les a consolidés dans la foi par ces paroles: «N’ayez crainte! J’ai vaincu le monde!», un monde qui venait, quelques jours plus tôt, de le condamner et de le mettre en croix. De la même manière, aujourd’hui et toujours, il nous rassemble tous autour de Lui et nous parle de même: «N’ayez crainte, car J’ai vaincu le monde!» Voyant et éprouvant Sa gloire de Ressuscité, nous Le célébrons et clamons à la face du monde: «Christ est ressuscité, nations! Christ est ressuscité, célébrez! Christ est ressuscité, croyez!» Car «nous prêchons ce que nos yeux ont vu et que nos mains ont touché», ainsi que le dit le saint apôtre et évangéliste Jean le Théologien, «afin que vous aussi, croyants, ayez la vie éternelle». Notre foi est la foi de l’expérience résurrectionnelle. Nous savons et c’est pourquoi nous croyons. La connaissance acquise par l’expérience est la plus grande confirmation de la foi.

Avant Sa passion, Sa descente au tombeau et Sa Résurrection, le Seigneur a emmené trois de ses disciples sur une haute montagne. C’était le Mont Thabor. Là, dans le mystère de sa Transfiguration, il leur dévoila le secret de Son être divino-humain, que Sa Résurrection allait attester par l’expérience, pour eux et pour le monde entier. La manifestation de la puissance et de la gloire divines s’accompagna de la lumière de la grâce incréée qui est en Christ et que le monde a reçue à travers sa Résurrection. Un monde sans Christ est un monde de ténèbres. Un monde avec le Christ Ressuscité est un monde de lumière éternelle, de lumière qui éclaire chaque recoin de notre âme et de notre être. C’est pourquoi nous sommes les enfants de la lumière. De Lui, Lumière de la Vie, nous avons nous aussi reçu la lumière qui éclaire le monde. C’est pourquoi le Seigneur nous dit: «Que votre lumière éclaire ainsi les hommes, qu’ils voient vos oeuvres et qu’ils glorifient votre Père qui est aux cieux.»

Le Christ Ressuscité est la Pierre d’angle de notre foi et de notre vie. Il est en même temps la Pierre d’angle et la Tête divino-humaine de notre sainte Eglise. Nul n’a posé d’autre pierre, ni ne peut en poser. Lorsque les disciples demandèrent à saint Jean Baptiste s’il était celui qui devait venir ou s’ils devaient en attendre un autre, il leur répondit: «Je ne suis pas digne de délacer ses sandales!» Ainsi parla le saint Prophète, Précurseur et Baptiste du Seigneur, Jean, qui posa sa main sur la tête du Sauveur. Si lui, le plus grand de ceux qui sont issus d’un ventre de femme, peut parler ainsi, comment est-il possible que quiconque se proclame la tête visible de l’Eglise, le vicaire infaillible du Fils de Dieu sur terre? Dieu nous en garde! Notre sainte Eglise, avec ses prêtres et son peuple de fidèles, demeure ferme dans la foi résurrectionnelle et christique des saints prophètes, apôtres, martyrs et propagateurs de la foi. En même temps, nous sommes une Eglise à qui Dieu donne la force d’être une Eglise du dialogue avec tous les hommes et toutes les nations, les invitant tous à partager l’illumination par la lumière du Christ Ressuscité. Nous ne nous renfermons pas en nous-mêmes, pas plus que nous ne renfermons le Christ dans les bornes étroites de notre raison. Au contraire, nous témoignons de la Lumière devant le monde et devant les autres hommes, nous témoignons de la Vérité à l’instar des saints apôtres, des propagateurs de la foi, des martyrs et des bienheureux. C’est par quoi le monde nous reconnaît comme enfants du Christ, car ainsi que le dit le saint apôtre Paul: «C'est pourquoi je supporte tout à cause des élus, afin qu'eux aussi obtiennent le salut qui est en Jésus-Christ» (Tim. 2:10)

Nous qui vivons deux mille ans après la Résurrection, que représente à nos yeux la Résurrection du Christ? N’est-ce qu’un souvenir? N’est-ce qu’une simple célébration ou quelque chose de bien plus élevé et de plus profond. La grâce de la Résurrection du Christ est la source intarissable du salut de l’homme et du monde en tout temps et en tout lieu C’est une transformation absolue et totale de l’homme et du monde, apportée par le Dieu-Homme Christ à travers son Avènement et sa Résurrection. La Résurrection du Christ possède donc la même force, la même puissance pour Ses contemporains et pour nous qui Le célébrons vingt siècles plus tard. Le saint apôtre Paul nous convainc qu’avec le Christ nous vivrons éternellement, car «par un seul acte de justice (la Résurrection), la justification qui donne la vie s'étend à tous les hommes.» (Rom. 5:18). «…car Christ ressuscité des morts ne meurt plus; la mort n'a plus de pouvoir sur lui… Ainsi vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ.» (Rom. 6:8-11). La Résurrection sauve à la fois le passé, le présent et l’avenir.

*

En ces jours de joie pascale, en ces temps de grâce divine offerte à tous et à chacun, nous ne pouvons oublier l’injustice et la violence infligées par les puissants de ce monde à notre Kosovo-Métochie, à la Serbie et à tout le peuple serbe. Le Kosovo et la Métochie font partie intégrante de la vie de chaque Serbe orthodoxe, de même que chaque Serbe est indéfectiblement lié au Kosovo et à la Métochie. C’est justement en sachant cela que les responsables de cette injustice historique ont voulu nous infliger la blessure la plus profonde, la douleur et la souffrance les plus indicibles — une douleur et une souffrance qui nous renvoient à la passion unique, rédemptrice, de notre Seigneur au Golgotha. Le Kosovo-Métochie n’est pas qu’une question de territoire pour la Serbie. Avant tout, par-dessus tout, c’est la question de notre être spirituel, car nous sommes nés et avons grandi, vécu et mûri en tant que personnes et en tant que peuple avec le Kosovo-Métochie, vivant et mourant avec le testament du Kosovo: «Le royaume terrestre est provisoire, le céleste dure toujours et à jamais!» C’est pourquoi la question du Kosovo-Métochie est aussi profondément liée, existentiellement, psychologiquement et mystiquement, à chacun de nous. Les puissants de ce monde le savent bien, et ils essaient justement de blesser et de châtier collectivement le peuple orthodoxe serbe; ils veulent le briser et le terrasser, en faire une masse informe, lui arracher le coeur de la poitrine... Nous soumettant à la volonté et à l’enseignement du Christ, nous dévoilons leur iniquité, leur hypocrisie, analogues en plus d’un trait au lavage des mains de Pilate dans le sang du Juste.

Ayant le Kosovo-Métochie dans notre coeur, vivant dans le souci permanent de nos frères et soeurs et de tous ceux qui y souffrent, portant le Kosovo-Métochie vivant, jour et nuit, en nous-mêmes, nul ne nous l’a arraché ni ne peut nous l’arracher. La patrie de l’homme est son coeur, dit le poète. Nous avons installé le Kosovo-Métochie dans nos coeurs. Nous appelons tous les Serbes orthodoxes à accomplir dans sa totalité le testament du Kosovo, qui est le testament du saint prince Lazare. Si nous maintenons ce testament, nul ne nous prendra le Kosovo-Métochie, ni en ce monde ni dans l’autre, de même que nul n’a pu prendre au peuple juif sa ville sainte de Jérusalem. Nous exhortons tout le monde, depuis les hommes politiques et les savants jusqu’aux fils et aux filles les plus humbles et les plus jeunes de notre Patrie, à mériter et préserver devant Dieu, par notre travail et notre vie honnête, le Kosovo-Métochie.

Que les savants défendent le Kosovo-Métochie par leurs travaux scientifiques! Que les artistes, par leur créativité, expriment la beauté et l’essence de notre Kosovo-Métochie! Que les sportifs vouent leurs succès au Kosovo-Métochie! Que Kosovo-Métochie soit, pour chaque parent, l’un des premiers mots qu’il murmurera à l’oreille de son enfant nouveau-né! Que chaque laboureur consacre son premier sillon au Kosovo-Métochie! Que chaque ouvrier offre la première heure de son travail au Kosovo-Métochie! Que chaque homme politique consacre sa première pensée et tout son effort sur le plan international à la défense du Kosovo-Métochie! Que chaque pasteur spirituel élève sa première prière à Dieu en l’honneur du Kosovo-Métochie!

C’est l’appel à une lutte incessante qui sera agréable à Dieu, c’est une prière qu’Il exaucera, car nous ne remettons pas la question du Kosovo-Métochie entre les mains des hommes versatiles et de leurs intérêts, mais nous la remettons à Dieu et à Son jugement. De même que le Psalmiste chanta jadis Jérusalem conquise et dévastée, nous chantons dans l’esprit du testament de Kosovo: si je t’oublie, Kosovo, si je t’oublie, Métochie, que la droite de Dieu m’oublie à son tour! Que ma langue adhère à mon palais si je ne pense pas à toi, si je ne mets pas le Kosovo-Métochie au commencement de ma joie.

Chers enfants spirituels, nous vivons les temps difficiles de la mondialisation, des temps où les droits fondamentaux de l’être humain sont foulés aux pieds: le droit de l’humain à vivre, le droit de l’enfant à naître, le droit du parent à éduquer et guider son enfant le droit de la mère à être la mère soucieuse de son enfant et l’épouse de son mari, le droit de l’homme à être humain! Nous voyons se crer une monstrueuse civilisation globale fondée sur une morale pervertie, dépourvue du levain du sens éternel de la vie humaine. Une telle civilisation, aussi longtemps qu’elle sera opposée au Christ Ressuscité et à Sa douce connaissance, ne pourra survivre. Ayant cela en vue, soyons sages et prudents en nous approchant de la table malsaine des mets de ce monde. N’y prenons que ce qui, aux yeux du Christ, est digne de notre vocation et de notre dignité. Rejetons tout ce qui est pseudocivilisé, dévoyé et inhumain, de même que le Christ a rejeté l’offre du tentateur dans la Montagne des tentations: si tu t’inclines devant moi, tout ce que tu vois sera à toi! Nous connaissons la bonne réponse: Il est écrit: tu ne serviras que ton Dieu et ne t’inclineras que devant Lui Seul!

Nous saluons en particulier nos frères en diaspora: aux Etats-Unis d’Amérique, au Canada, en Australie, dans les pays de l’Asie, de l’Afrique et de l’Europe. Nous les saluons et les invitons à s’unir et s’entendre dans Jésus le Christ Ressuscité, et à ne plus jamais permettre qu’on les divise et les dresse les uns contre les autres.

Nous saluons nos frères et soeurs dans la Republika Srpska, en Bosnie-Herzégovine, en Croatie, au Monténégro, en Slovénie et dans l’Ancienne république yougoslave de Macédoine.

Nous saluons toute l’Eglise de Dieu disséminée dans l’oecumène et tous les hommes de bonne volonté. Nous les exhortons tous à la paix, à la concorde et au bon témoignage devant les autres. Renouvelons-nous avec le Christ Ressuscité et illuminons le monde par le bien et la vertu! Rassemblés dans la sainte Liturgie de notre sainte Eglise, dans le bien et le bon témoignage de la Vérité, que le frère embrasse le frère, et saluons-nous les uns les autres, ainsi que le ciel et la terre, par l’exclamation toute-joyeuse:

Christ est ressuscité!
En vérité il est ressuscité!

Délivré au Patriarcat de Serbie, à Belgrade, à Pâques 2008.
Vos prieurs devant le Seigneur Ressuscité:
l’Archevêque de Pec, Métropolite de Belgrade et Karlovci et Patriarche serbe PAUL avec tous les hiérarques de l’Eglise orthodoxe serbe.

Internet : www.egliseorthodoxeserbe.org
E-mail : info@egliseorthodoxeserbe.org

Communiqué sur le séminaire orthodoxe russe à Paris



 
Le Saint-Synode de l'Église orthodoxe russe a béni le 15 avril 2008 le projet de fondation d'un séminaire à Paris. Ce projet entend être placé sous le patronage de l'Assemblée des évêques orthodoxes de France et se réaliser en collaboration avec l'Institut de théologie orthodoxe Saint-Serge et d'autres établissements universitaires religieux et publics de Paris. Il a par ailleurs reçu l'assentiment des autorités civiles françaises et de l'archidiocèse catholique de Paris.

L'idée de cette fondation, qui, depuis la fin de l'URSS, sera le premier séminaire de l'Église orthodoxe russe à l'étranger, voudrait répondre à un double besoin. D'une part, l'Église orthodoxe russe, qui a ouvert plusieurs dizaines de séminaires ces quinze dernières années, a grand besoin d'enseignants et de ministres bien formés. D'autre part, un grand nombre de séminaristes orthodoxes russes étudient actuellement en Occident dans divers établissements religieux ou publics, sans bénéficier d'un cadre canonique et spirituel approprié.

L'objectif du séminaire orthodoxe russe à Paris est de permettre à de futurs prêtres de l'Église russe profiter du cadre universitaire, interorthodoxe et interchrétien de la capitale française, ainsi que de la vie intellectuelle française. Les étudiants accueillis par le séminaire seront destinés à retourner en Russie pour enseigner dans des établissements supérieurs, à exercer des responsabilités pastorales dans divers diocèses au service de l'orthodoxie locale et à travailler aux relations extérieures de l'Église orthodoxe russe.

La capitale française a été retenue par le patriarcat de Moscou en raison des liens historiques rattachant la Russie à la France, notamment sur le plan culturel et religieux, comme l'a rappelé la visite du patriarche Alexis II à Paris le 3 octobre dernier.

Une quinzaine de séminaristes, ayant déjà suivi en Russie deux ou trois ans de séminaire, seront accueillis dès la rentrée 2008. Ils suivront l'essentiel de leurs cours dans divers établissements d'enseignement supérieurs parisiens (notamment l'Institut Saint-Serge, l'Institut catholique, la Sorbonne…), mais également en interne sur leur lieu de résidence. Leur cursus sera validé par un diplôme canonique de l'Église orthodoxe russe.

Le patriarcat de Moscou espère que ce projet contribuera à renforcer, dans le cadre européen, les liens entre les diverses Églises orthodoxes, à faire tomber les craintes et les préjugés entre les chrétiens d'Europe de l'Est et les chrétiens occidentaux, pour un service commun du Seigneur.

Mardi 22 Avril 2008

Pas de bain traditionnel dans le Jourdain hier

Hier, des milliers de pèlerins orthodoxes, « de Grèce, d'Europe de l'Est, de Russie et d'autres parties du monde chrétien orthodoxe », après une procession, n’ont pu se baigner dans le Jourdain à l’endroit où, selon la tradition, le Christ a été baptisé. Seul un prêtre a réussi à déjouer les forces de sécurité et a pu entrer dans les eaux du fleuve.

Source : 7s7-Israël-Palestine

Fonction publique (France) : autorisations d’absence qui peuvent être accordées pour la participation à des fêtes religieuses

Dans son dernier numéro (n°16 du 17 avril 2008), le Bulletin officiel de l’éducation nationale évoque (p.807) les « autorisations d’absence pouvant être accordées à l’occasion des principales fêtes religieuses des différentes confessions - année 2008 ». Pour les orthodoxes, parmi les fêtes qui restent à venir, il s’agit du vendredi 25 avril (Pâques) et du jeudi 5 juin (Ascension).

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Le métropolite Ignace d’Afrique centrale parmi les survivants du crash aérien de Goma en République démocratique du Congo

Le métropolite Ignace d’Afrique centrale est l’un des rescapés (1) du crash aérien de Goma (1), en République démocratique du Congo, le 15 avril dernier, qui a fait une cinquantaine de victimes (photographies).

Un département des relations extérieures et une maison d’édition pour l’Eglise orthodoxe d’Ukraine

L’Eglise orthodoxe ukrainienne – Eglise autonome au sein du Patriarcat de Moscou- a décidé, le 18 avril, de créer un département des relations extérieures, qui sera confié à l’hégoumène Cyrille Hovorun, et une maison d’édition qui aura pour responsable l'hégoumène Séraphima Chevtchik.

Source : Eglise russe


 
Ethique et solidaire, voici un voyage à la découverte des
trésors spirituels et culturels de la Roumanie.
 
" Pèlerinage du nord de l'Olténie au sud de la Transylvanie "
 
L'association NEPSIS,( associationaxios@free.fr  vous propose une expérience spirituelle au cœur de la Roumanie. Durant 11 jours, vous aurez l'occasion de rencontrer des moines et des moniales dans un quotidien simple, de vous rapprocher de la nature, de prendre du temps pour cultiver votre vie intérieure.