|
| Startsy d' Optina ( Icône peinte par Père Cyprien de Jordanville ( USA) |
in
Living without Hypocrisy
Spiritual counsels of the Holy Elders of Optina
Holy Trinity Monastery
Jordanville
NY/USA /2005
Version française Claude Lopez-Ginisty
PATRIARCAT ORTHODOXE DE ROUMANIE
METROPOLE D'EUROPE OCCIDENTALE ET MERIDIONNALE
PAROISSE FRANCOPHONE
SAINT JEAN CASSIEN ET SAINTE GENEVIEVE
PERE YVES DULAC,RECTEUR, 2 RUE BONHEUR,MAGNY LES HAMEAUX,PORT:0684209557
PERE JEAN PIERRE BIGNON ,PORT:0616358959
LIEU DE CULTE:CHAPELLE VIEILLE-CATHOLIQUE,15 RUE DE DOUAI,75009 PARIS
SIEGE DE L'ASSOCIATION CULTUELLE:6 RUE DE LA BELLEFEUILLE,92100,BOULOGNE
LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

Living without Hypocrisy
Spiritual counsels of the Holy Elders of Optina
Holy Trinity Monastery
Jordanville
NY/USA /2005
Version française Claude Lopez-Ginisty
|
| Startsy d' Optina ( Icône peinte par Père Cyprien de Jordanville ( USA) |
in
Living without Hypocrisy
Spiritual counsels of the Holy Elders of Optina
Holy Trinity Monastery
Jordanville
NY/USA /2005
Version française Claude Lopez-Ginisty
La date de sa naissance est diversement rapportée entre 350 et 360. Suivant Gennadius, il serait né en Scythie ( natione Scytha ), mais la confusion pourrait provenir d'un amalgame entre Scytha et le désert de Skété ( heremus Scitii ), là où il séjournera plus tard. De l'avis de beaucoup, il pourrait être né en Provence. Même incertitude et mêmes différences sur l'époque de sa mort. Suivant la légende de saint Prosper, il vivait encore en 433 ; Rivet place sa mort en 434 ou 435 ; d'autres, entre 440 et 458. Baillet et Dupin prétendent qu'il a' vécu quatre-vingt-dix-sept ans.
D'une famille certainement riche, de bonne éducation, sa première jeunesse se passa dans le monastère de Bethléhem. Entre 385 et 390, il obtint la permission d'en sortir pendant sept années, pour aller avec Germain, son ami, de quelques années son aîné, visiter les lieux saints de la Palestine et les anachorètes de la Thébaïde. Après un séjour de sept ans dans ces déserts, principalement à Skété, ils revinrent à Bethléhem, qu'ils quittèrent encore pour un deuxième voyage à Skété.
En 403, on trouve Cassien à Constantinople. Il y reçut les enseignements de saint Jean Chrysostome, qui l'ordonna diacre et lui donna un poste de confiance dans sa cathédrale, la charge des trésors. En 403, après l'exil de Chrysostome, il fut chargé par une partie du clergé de Constantinople d'aller à Rome, pour solliciter l'intercession d'Innocent Ier en faveur de l'évêque persécuté. Cassien parait s'être fixé dès lors en Occident. En 414 ou 415, il fonda à Marseille deux monastères, l'un pour les hommes, l'autre pour les femmes, Saint-Sauveur. Le premier est célèbre sous le nom de Saint-Victor, qu'il prit plus tard.
Selon la tradition, il aurait demandé à l'évêque de Marseille, Proculus, l'autorisation de fonder un monastère près de la grotte où reposaient les reliques de saint Lazare et de saint Victor.
Il aurait même fait construire près de cette grotte, deux églises, l'une dédiée à saint Pierre et saint Paul, l'autre à saint Jean-Baptiste. On assure que cinq mille moines y vivaient sous sa discipline.
Les ouvrages qui lui appartiennent incontestablement sont :
- un traité en douze livres, De Institutis coenobiorum et de octo principalium vitiorum remediis ", écrit vers 420, à la demande de Castor, évêque d'Apt.
Comme son titre l'indique, le traité De Institutis concerne l'institution monastique. C'est un exposé de préceptes sur le costume, la nourriture, les travaux et les exercices religieux des moines. Les quatre premiers livres examinent les règles dirigeant la vie monastique, illustrée par des exemples de l'observation personnelle de l'auteur en Egypte et la Palestine; les huit livres restants sont consacrés aux huit obstacles principaux pour la perfection, rencontrés par les moines : gloutonnerie, impureté, avidité, colère, abattement, ennui (accidia), vanité et fierté. "
- vingt-quatre conférences, " Collationes patrum in Scithico eremo commorantium".
Les Collationes relatent les souvenirs du séjour de Cassien en Egypte et de ses entretiens avec les pères du désert, sur la perfection ascétique et sur les moyens d'y parvenir. Dans le premier de ces ouvrages, Cassien professe que le genre de vie des anachorètes est le seul qui permette de vaincre les vices. Du second, il semble résulter que, comme beaucoup de ses contemporains, il considérait l'état des solitaires comme plus saint encore que celui des cénobites.
Il a été composé en trois parties. Le premier volet (des Livres I-X) a été adressé à l'Évêque Léonce de Fréjus et un moine (ensuite l'évêque) nommé Helladius; le second (Livres XI-XVII), à Honorat d'Arles et Euchère de Lyon; le troisième (Livres XVIII-XXIV), "aux frères saints" Jovinian, Minervius, Leontius et Théodore. Ces deux travaux, particulièrement le dernier, ont été tenus en grande estime par ses contemporains et par plusieurs fondateurs postérieurs d'ordres religieux.
Saint Benoît a appelé les Collationes un miroir monastique ( speculum monasticum ) et avait ordonné de les lire quotidiennement. Saint Thomas d'Aquin en faisait sa lecture favorite. Les fondateurs des ordres des chartreux et des jésuites les ont tenus pareillement en grande estime. Les jansénistes eux-mêmes : Arnauld d'Andilly a emprunté aux Collationes la plupart des matériaux de son livre sur la Vie des pères du désert. Cependant, la doctrine exposée dans la troisième et la treizième partie des Collationes avait été vivement attaquée par saint Augustin et Prosper d'Aquitaine, car elle contient l'énonciation du semipélagianisme.
Au Moyen Âge, on avait l'habitude de lire les Collationes pendant le repas du soir, qui finit par s'appeler... collation !
- " De incarnatione Domini contra Nestorium ", contre Nestorius, traité composé vers 429, à la demande de Léon Ier, alors diacre de l'église de Rome. Il
semble avoir été écrit à la hâte et n'a pas, par conséquent, autant de valeur que les autres travaux de son auteur. Une grande partie consiste en preuves tirées des Ecritures saintes, de la
divinité du Christ et de la considération de Marie comme Mère de Dieu. L'auteur dénonce au passage le pélagianisme, qu'il décrit comme la source d'une nouvelle hérésie, qu'il considère comme
incompatible avec la doctrine de la Trinité.
D'autres oeuvres lui ont été attribuées, mais avec peu de probabilités : De Spirituali medicina monachi, Theologica confessio, De Contictu virtulumet vitiorum.
Quoiqu'il y ait eu des ermites et même des monastères en Occident, notamment à Ligugé, Marmoutier et Lérins en Gaule, avant la fondation des couvents de Marseille, Cassien est souvent appelé l'organisateur du monachisme en Occident. Il doit ce titre à la valeur de ses ouvrages ascétiques, qui contiennent non seulement l'apologie des monastères, mais des préceptes judicieux sur leur organisation. Il est incontestable qu'ils ont exercé une action très puissante sur le développement du régime monastique. Cassien eut beaucoup de disciples, et un certain nombre fondèrent des abbayes, comme celle de La Celle.
On signale aussi dans les oeuvres de Cassien des indices d'origénisme, à propos de la création des anges et de la nature de l'âme. Le concile romain, sous Gélase, mit tous ces livres au rang des apocryphes, les considérant comme suspects, par le décret "de recipiendis et non recipiendis libris" (début VIe siècle).
Les meilleures éditions qui en ont été faite sont celle d'Alard Gazée ( Alardus Gazaeus, Douai, 1616, 3 vol. in-8 ; Arras, 1618, in-fol.), reproduite avec des notes considérablement augmentées (Paris, 1641, in-fol.), et celle de Petschenig (Vienne, 1886-1888 ).
Jamais officiellement canonisé, Grégoire le Grand le considérait comme un saint. De même, quelques églises ont honoré Cassien comme saint Urbain V (1362-1370), qui avait été un abbé de Saint-Victor, avait les mots Saint Cassien, gravé sur la cassette d'argent qui a contenu sa tête.
À Marseille sa fête est célébrée, avec une octave, le 23 juillet, et son nom figure parmi les saints du Calendrier grec.
Sources
Par ptit moine le lundi 25 février 2008, 06:00 - sentences
L'esprit est parfait, quand grâce à une foi véritable, il possède dans la super-ignorance la
super-connaissance du Super-inconnaissable; quand il saisit dans les créatures leurs raisons universelles; quand, sur l'action en elles de la providence et du jugement divins, il a reçu de Dieu
la connaissance qui comprend tout en soi. Tout cela, bien entendu, autant qu'il est possible à l'homme.
Maxime le Confesseur : Troisième centurie
St Maxime, un moine du VI ème siècle, fêté le 13 août, illustre par la profondeur de son expérience spirituelle et les oeuvres théologiques qu'il en tira (la Mystagogie, le Livre ascétique, etc...), lutta avec énergie contre l'hérésie du monothélisme , et fut pour cela persécuté, succombant en exil après avoir eu la langue et la main droite tranchées.Mais ce que sa main a écrit, ce que sa langue a prononcé, l'Eglise l'a précieusement conservé, et les textes qui suivent en témoignent: ils sont tirés d'une Centurie (groupe de cent paragraphes) consacrée au salut de l'homme par le Verbe et éclairent d'une façon particulière certains passages des Ecritures. Les sous-titres ont été ajoutés.
XI Le grain de senevé. Le grain de senevé est le Seigneur, par la foi en l'Esprit semé dans les coeurs de ceux qui Le reçoivent et celui qui Le cultive avec application par les vertus déplace la montagne du sentiment terrestre en repoussant son habitude, difficile à mouvoir, de vie dans le mal, et il fait venir se reposer en lui les principes des commandements et leurs modes, ou aussi bien les puissances divines, comme des oiseaux du ciel (Mat.XIII, 31) .
XXVII Crucifixion et Résurrection. Si le Verbe de Dieu a été crucifié pour nous à cause de notre faiblesse et s'est redressé par la puissance de Dieu, continuellement sans doute il accomplit et souffre cela pour nous, devenant tout pour tous, afin de sauver tous. C'est donc à bon escient que le divin apôtre , pour les Corinthiens , compte tenu de leur faiblesse, juge bon ne rien savoir si ce n'est le Christ, et celui-ci crucifié (1Cor.II, 2).Mais il écrit aux Ephesiens, compte tenu de leur perfection , que Dieu nous a ressuscités et placés ensemble dans les cieux en Jésus-Christ (Eph.II, 6), disant qu'à chacun, selon la puissance correspondante, se donne le Verbe de Dieu. Il est crucifié certes pour ceux qui débutent encore dans la vie pratique pour acquérir la piété, en clouant leurs activités soumises aux passions au moyen de la crainte de Dieu.Il se redresse et s'élève aux cieux pour ceux qui ont complètement dépouillé le vieil homme corrompu par le désir de la faute (Eph, IV, 22-24), qui ont complètement revêtu le nouvel homme créé par l'Esprit à l'image de Dieu, et qui sont auprès du Père de la grâce présente en eux, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance, de toute dignité, de tout nom qui se peut nommer, non seulement dans le siècle présent, mais encore dans le siècle à venir (Eph.I, 21). Car tout ce qui est après Dieu, choses, noms et dignités, sera soumis à celui qui sera en Dieu par la grâce.
XXX Membre du Christ. Tant que je suis, moi, imparfait et insoumis, n'obéïssant pas à Dieu par la pratique des commandements et ne devenant pas parfait en esprit par la connaissance, le Christ aussi sera, selon ma condition, considéré comme imparfait et insoumis à cause de moi.Car je l'amoindris et je le mutile en ne croissant pas avec Lui en esprit , alors que je suis en partie corps et membre du Christ.
LVI Communion. Celui qui prie de recevoir le pain substantiel , ne le prend pas tout entier totalement tel qu'est le pain mais tel que, le recevant, il le puisse recevoir.Car le Pain de vie se donne lui-même à tous, comme ami de l'homme, mais non de la même façon à tous.A ceux qui ont accompli de grandes oeuvres de justice, il se donne davantage.A ceux qui leur sont inférieurs, moins. A chacun selon ce que sa dignité en intelligence permet de recevoir.
XCI Le Royaume proche. La phrase le royaume des cieux est proche (Mt.III, 3) ne désigne pas, je pense, un rétrécissement temporel.Car il ne vient pas de manière à se faire observer; on ne dira point "il est ici" ou "il est là" (LucXVII, 20).Mais elle désigne la relation elle-même qu'ont par tempérament ceux qui en sont jugés dignes.Le royaume des cieux, dit-il en effet, est au milieu de vous.(Ibid.21)
XCII Vie en Christ. Le royaume de Dieu le Père est en puissance dans tous les croyants, et en acte dans ceux qui ont totalement écarté de leur tempérament toute vie selon la nature de l'âme et du corps, qui ne possèdent plus que celle de l'esprit et peuvent dire:Si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi. (Ga.II, 20)
XCVII Garde des pensées.Il nous faut être non seulement les meutriers de nos passions corporelles, mais aussi les destructeurs des réflexions passionnées dans l'âme, selon celui qui dit saintement : Dès le matin je faisais périr tous les pécheurs de la terre, afin d'exterminer de la cité du Seigneur tous ceux qui commettent l'iniquité(Ps.C, 8), c'est à dire les passions du corps et les réflexions de l'âme qui sont iniques.
Commentaires