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  LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

Mercredi 14 mai 2008
publié dans : Lectures liturgiques du dimanche
par Père Jean-Pierre

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-171

 

D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

                                     Union Diocésaine Orthodoxe : Association cultuelle n°3/07320

1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.

Doyen : a.p. (protoiereu) Marc-Antoine Costa de Beauregard

Tél : 01 39 69 73 81 et 06 60 20 41 64 ; courriel : marcantoine.costa@neuf.fr

 

 

 

DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 171

 

Dimanche 18 mai 2008 : Dimanche du Paralytique ; ton 3

 

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

 

Tropaire de la Résurrection en ton 3 : Que les cieux se réjouissent !+ que la terre exulte d’allégresse !+ car le Seigneur a fait merveille par la force de son bras,/ terrassant la mort par sa propre mort et devenant le Premier-né d’entre les morts !// Du sein de l’Enfer, Il nous a tous sauvés,/ accordant au monde la grande miséricorde.// 

 

Tropar Invierii, glasul 3

Să se veselească cele cereşti şi să se bucure cele pământeşti! Că a făcut biruinţă cu braţul Său Domnul, călcat-a cu moartea pe moarte, Cel Întâi-născut din morţi S-a făcut; din pântecele iadului ne-a mântuit pe noi şi a dat lumii mare milă. Gloire…

 

Kondakion du Paralytique en ton 3 : A mon âme tristement paralysée par mes péchés et mes transgressions,+ veuille, ô Christ, comme au Paralytique de jadis,/ en ta divine providence, accorder la guérison,// afin que, délivré, je puisse te chanter:/ « Dieu de tendresse, gloire à ta puissance infinie ! »//

Et maintenant…

 

Kondakion en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrrhophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la Résurrection !//

 

Prokimenon, t. 3 : Chantez un psaume pour notre Dieu, chantez un psaume! Chantez un psaume pour notre Roi, chantez un psaume! V : Toutes les nations, battez des mains ! Acclamez Dieu avec des cris de joie !

 

Epître : Actes des apôtres 9, 32-42

Frères, en ces jours-là, il advint que Pierre parcourait toute la contrée de Galilée et de Samarie ; il s’arrêté également chez les saints qui habitaient Lydda. Il y trouva quelqu’un appelé Enée, gisant sur un grabat depuis huit ans. Pierre lui dit : « Enée, Celui qui te guérit, c’est le Christ Jésus. Lève-toi, et range tes affaires ! » Et aussitôt il se leva. Tous les habitants de Lydda et de la plaine de Saron virent cela et se tournèrent vers le Seigneur. A Joppé, il y avait une certaine disciple nommée Tabitha, ce qui se traduit Dorcas. Cette femme débordait d’œuvres de bien, se signalait par ses bonnes œuvres et pratiquait la miséricorde. Or il advint, en ces jours-là, qu’elle tomba malade et qu’elle mourut. On lui fit sa toilette, et on la déposa dans la chambre haute. Et, puisque Lydda n’est pas loin de Joppé, les disciples, ayant appris que Pierre s’y trouvait, lui dépêchèrent deux hommes, avec la prière de se rendre chez eux sans tarder. Pierre aussitôt se leva et partit avec eux ; et, dès qu’il arriva, on le fit monter à la chambre haute. Là, toutes les veuves l’entourèrent et lui montrèrent en pleurant les tuniques et les manteaux que Dorcas, lorsqu’elle était avec elles, fabriquait en leur compagnie. Pierre fit sortir tout le monde et se mit en prière, à genoux. Puis, se tournant vers le corps, il dit : « Tabitha, lève-toi ! » Elle ouvrit les yeux et, voyant Pierre, elle s’assit. Il lui tendit la main, la fit lever, puis, appelant les veuves et les autres fidèles, la leur présenta en vie. Cela fut connu de tout Joppé, et nombreux furent ceux qui crurent au Seigneur.

 

Alléluia, t. 3: En toi, Seigneur, j’ai mis mon espérance, que je ne sois pas confondu pour l’éternité ! V : Incline vers moi ton oreille, hâte-toi de me délivrer ! Sois pour moi un Dieu protecteur, une maison de refuge, pour me sauver !

Evangile : Jean 5, 1-15 (n.trad.)

En ce temps-là, après la guérison du fils de l’officier, il y avait une fête des Judéens et Jésus monta à Jérusalem. Or il y a à Jérusalem près de la Porte des brebis une piscine, appelée en hébreu Bethzatha, et qui possède cinq portiques. Sous ceux-ci une foule de malades étaient étendus, aveugles, boiteux, sourds, paralytiques, qui attendaient le bouillonnement de l’eau. Car l’ange du Seigneur descendait parfois dans la piscine et l’eau s’agitait ; le premier qui y entrait après le bouillonnement avait alors la santé, quel que fût son mal. Il était là quelqu’un de malade depuis trente-huit ans. Jésus le voyant étendu, et sachant qu’il y avait déjà longtemps, lui dit : « Veux-tu avoir la santé ? » Le malade lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine lorsque l’eau s’agite et quand moi j’y vais, un autre y descend avant moi et reçoit la guérison et moi je m’en vais malade. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche ! » Sur-le-champ cette personne eut la santé : il prit son grabat et il marchait. Ce jour-là était un jour de sabbat. Les Judéens dirent donc à celui qui avait été soigné : « C’est sabbat et il ne t’es pas possible de porter ton grabat. » Mais, il leur répondit : « Celui qui m’a donné la santé, c’est Lui qui m’a dit : Prends ton grabat et marche. » Ils lui demandèrent donc : « Qui est la personne qui t’a dit : Prends et marche ? » Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c’était ; Jésus, en effet, avait disparu, car il y avait foule à cet endroit. Après cela, Jésus le trouve dans le Temple et lui dit : « Vois, tu es devenu en bonne santé; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’advienne pire. » Cette personne partit et dit aux Judéens que c’était Jésus qui lui avait donné la santé.

 

În vremea aceea, dupà acestea era o sàrbàtoare a Iudeilor si Iisus S-a suit la Ierusalim. Iar în Ierusalim, lângà Poarta Oilor, era o scàldàtoare, care se numea pe evreieste Vitezda, având cinci pridvoare. În acestea zàceau multime de bolnavi : orbi, schiopi, uscati, asteptând miscarea apei. Càci un înger al Domnului se cobora la vreme în scàldàtoare si tulbura apa si cine întra întâi, dupà tulburarea apei, se fàcea sànàtos, de orice boalà era tinut. Si era acolo un om, care era bolnav de treizeci si opt de ani. Iisus, vàzându-l pe acesta zàcând si stiind cà este as încà de multà vreme, i-a zis : Voiesti sà te faci sànàtos ? Bolnavul I-a ràspuns : Doamne, nu am om, cas à mà arunce în scàldàtoare, când se tulburà apa ; cà, pânà când vin eu, altul se coboarà înaintea mea. Iisus i-a zis : Scoalà-te, ia-ti patul tàu si umblà ! Si îndatà omul s-a fàcut sànàtos, si si-a luat patul si umbla. Dar în ziua aceea era sâmbàtà. Deci ziceau iudeii càtre cel vindecat : Este zi de sâmbàtà si nu-ti este îngàduit sà-ti iei patul. El le-a ràspuns : Cel ce m-a fàcut sànàtos Acela mi-a zis : Ia-ti patul si umblà ! Ei l-au întrebat : Cine este omul care ti-a zis : Ia-ti patul tàu si umblà ? Iar cel vindecat nu stia cine este, càci Iisus se dàduse la o parte din multimea care era în acel loc. Dupà aceasta Iisus l-a aflat în templu si i-a zis : Iatà cà te-ai fàcut sànàtos. De acum sà nu mai pàcàtuiesti, cas à nu-ti fie ceva mai ràu. Atunci omul a plecat si a spus iudeilor cà Iisus este Cel ce l-a fàcut sànàtos.

 

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce : Réjouis-toi, Vierge très pure, je répète, réjouis-toi ! Ton fils en vérité est ressuscité après trois passés dans le tombeau ; et Il a redressé les morts : fidèles, soyez dans l’allégresse ! Resplendis, resplendis, nouvelle Jérusalem, car sur toi la gloire du Seigneur s’est levée. Réjouis-toi et exulte, Sion, et toi, Mère de Dieu très pure, réjouis-toi, car ton fils est ressuscité ! Alléluia !

 

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)

 

Idées de catéchèse et d’homélie : a) le nom de Bethzatha (Béthesda, Bézatha ou Bethsaïde) veut dire « maison de la miséricorde », on peut y voir une figure de l’Eglise, en ce temps où on lit les Actes des apôtres et se construit l’Eglise par l’Esprit. Elle est une telle « maison » parce que s’y manifeste la puissance de la Résurrection, elle-même puissance de l’Esprit ;  b) maladie et péché : « ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive pire » ; la maladie est non une sanction juridique, mais la conséquence de la maladie de l’âme qu’est le péché ; le Christ, Médecin des âmes et des corps, soigne le péché par le repentir et le pardon, et soulage la corps en signe de la rémission des fautes (cf. Marc 2, 9) ; la santé n’est pas un dû ou un droit : elle est, comme la vie elle-même, un don gratuit de la part de Dieu ; c) l’annonce de la venue de l’Esprit : l’eau bouillonnante ; l’eau du baptême est pleine de l’Esprit ; l’eau, avec le feu et le vent, est un des signes de l’Esprit ; la Résurrection ouvre la voie à l’habitation de l’Esprit en ceux qui croient ; dès le matin de Pâques, l’Eglise entre dans le temps de Pentecôte (lecture du Pentecostaire), ce « carême de l’Esprit », cinquantaine qui répond à la cinquantaine précédant la Résurrection ; la Pâque est non seulement celle du Verbe fait chair et fait Homme, mais encore la Pâque de l’Esprit « issu du Père », par qui le Fils est ressuscité, et que Celui-ci envoie dans le monde pour qu’Il habite personnellement en la personne de chaque croyant. d) le Christ Dieu est le Maître du sabbat puisqu’Il en est l’instaurateur. C’est Lui qui parla à Moïse au désert et sur le mont Sinaï. Il ne relativise ni n’abolit la Loi : Il s’en manifeste (théophanie) comme le Souverain et le Donateur ; Il a donné la Loi écrite, Il donne maintenant la Loi non écrite, celle de l’Esprit, Loi nouvelle et charismatique qui accomplit la première et lui donne sa perfection. C’est la loi de l’amour absolu manifesté sur la Croix.

Mercredi 7 mai 2008
publié dans : Lectures liturgiques du dimanche
par Père Jean-Pierre

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-170

 

D o y e n n é  O r t h o d o x e  R o u m a i n  d e  F r a n c e

                                     Union Diocésaine Orthodoxe : Association cultuelle n°3/07320

1, boulevard du Général Leclerc 91470 Limours Tél : 01 64 91 59 24. F : 01 64 91 26 83.

Doyen : a.p. (protoiereu) Marc-Antoine Costa de Beauregard

Tél : 01 39 69 73 81 et 06 60 20 41 64 ; courriel : marcantoine.costa@neuf.fr

 

 

 

DIMANCHES   ET   FETES                                                                                                          n° 170

 

Dimanche 4 mai 2008 : dimanche des Myrrhophores et des justes Joseph d’Arimathie et Nicodème

 

Après la bénédiction initiale, le tropaire de Pâques, chanté en tout 3 fois, par le prêtre, le chœur et le peuple

 

Antiennes de Pâques (comme dimanche dernier et jusqu’à la clôture de Pâques)

 

Isodikon de Pâques : Dans vos assemblées bénissez le Seigneur, le Dieu de la source d’Israël !

 

Tropaire de la Résurrection en ton 2 : Lorsque Tu es descendu vers la mort,+ immortelle Vie,/ l’enfer fut renversé par la splendeur de ta divinité ;// et, lorsque Tu ressuscitas les morts qui gisaient au fond du tombeau,+ tous les anges dans les cieux se mirent à chanter:/ Gloire à toi, Source de vie, ô Christ notre Dieu !//

 

Tropaire des Myrophores en ton 2 : Le noble Joseph, lorsque de la Croix il eut descendu ton corps immaculé,/ l’enveloppa d’un blanc linceul et l’embauma de précieux parfums ;// et pour sa sépulture il le déposa dans un tombeau tout neuf ;/ mais le troisième jour Tu es ressuscité, Seigneur, accordant au monde la grâce du salut !//  Gloire

 

Kondakion des Myrophores en ton 2 : Ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ Tu as fait cesser les pleurs d’Eve, la première aïeule,/ par ta Résurrection, ô Christ notre Dieu.// Aux apôtres Tu donnas l’ordre de proclamer:/ « Le Sauveur est sorti du tombeau ! »//  Et maintenant…

 

Kondakion en ton 8 : Lorsque Tu gisais dans le tombeau, Seigneur immortel,+ Tu as brisé la puissance de l’enfer./ Et Tu es ressuscité victorieusement, ô Christ notre Dieu ; // ordonnant aux Myrophores de se réjouir,+ visitant tes apôtres et leur donnant la paix,/ Toi qui nous sauves en nous accordant la résurrection !//

 

Prokimenon en ton 2 : Le Seigneur est ma force et mon chant, et Il s’est fait mon salut.

V : Le Seigneur m’a châtié et châtié encore pour m’éduquer, mais Il ne m’a pas livré à la mort.

 

Epître : Actes de apôtres 6, 1-7

En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque murmuraient contre ceux de langue hébraïque, disant que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l’assemblée des disciples et leur dirent : « Il n’est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt parmi vous, frères, sept hommes qui aient l’estime de tous, qui soient remplis de sagesse et de l’Esprit saint, et nous les chargerons de cet emploi. Quant à nous, c’est à la prière et au service de la parole que nous resterons attachés. Cette proposition fut agréée de tout le monde, et c’est ainsi que furent choisis Etienne, cet homme rempli de foi et de l’Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un prosélyte d’Antioche. On les présenta aux apôtres qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. Et la parole du Seigneur se développait, les disciples devenaient de plus en plus nombreux à Jérusalem, un grand nombre de prêtres adhérait à la foi.

 

Alléluia en ton 2 : Que le Seigneur t’exauce au jour de la tribulation ! Que le Nom du Dieu de Jacob te protège ! V : Seigneur, sauve le Roi et exauce-nous, le jour où nous t’invoquerons !

Evangile : Marc 15, 43 à 16, 8

En ce temps-là, la veille du sabbat, arriva Joseph d’Arimathie, membre éminent du conseil, et qui, lui aussi, attendait le règne de Dieu. Il entra courageusement chez Pilate pour réclamer le corps de Jésus. Pilate s’étonna que Jésus fût déjà mort. Il convoqua le centurion et lui demanda s’Il était mort depuis longtemps. Renseigné par le centurion, il accorda le corps à Joseph. Ayant acheté un linceul, celui-ci descendit Jésus, l’enroula dans le linceul, le déposa dans un tombeau creusé dans le roc et roula une pierre à l’entrée du tombeau. Marie de Magdala et Marie, mère de Joseph, regardaient où on avait déposé le corps de Jésus.

Le sabbat passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller embaumer Jésus. De grand matin, le premier jour du sabbat, elles vinrent au tombeau ; le soleil était déjà levé. Elles se disaient entre elles : « Qui roulera pour nous la pierre de l’entrée du tombeau ? » Levant les yeux, elles virent que la pierre avait été roulée ; pourtant elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme revêtu d’un vêtement blanc et elles furent très effrayées. Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ; vous cherchez Jésus, le Nazaréen, le crucifié ; Il a été ressuscité ; Il n’est pas ici, voici l’endroit où on l’avait déposé. Mais allez ; dites à ses disciples et à Pierre qu’Il vous précède en Galilée ; c’est là que vous le verrez comme Il vous l’a dit. » Elles sortirent et s’enfuirent du tombeau, car elles étaient tremblantes et stupéfaites ; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

 

În vremea aceea, venind Iosif cel din Arimateea, sfetnic ales, care astepta si el împàràtia lui Dumnezeu, si, îndràznind, a intrat la Pilat si a cerut trupul lui Iisus. Iar Pilat s-a mirat cà a si-murit si, chemând pe sutas, i-a întrebat dacà a murit de mult. Si aflând de la sutas, a dàruit lui Iosif trupul. Si Iosif, cumpàrind giulgiu si coborându-L de pe cruce, L-a înfàsurat în giulgiu si L-a pus într-un mormânt care era sàpat în stincà, si a pràvàlit o piatrà la usa mormântului. Iar Maria Magdalena si Maria, mama lui Iosi, priveau unde L-au pus. Si dupà ce a trecut ziua sâmbetei, Maria Magdalena, Maria, mama lui Iacov, si Salomea au cumpàrat miresme, ca sà vinà sà-L ungà. Si dis-de-dimineatà, în prima zi a sàptàmânii, pe când ràsàrea soarele, au venit la mormânt. Si ziceau între ele : Cine ne va pràvàli nouà piatra de la usa mormântului ? Dar, ridicându-si ochii, au vàzut un tânàr sezind în partea dreaptà, îmbràcat în vesmânt alb, si s-au spàimântat. Iar el le-a zis : Nu và înspàimântati ! Càutati pe Iisus Nazarineanul, Cel ràstignit ? A înviat ! Nu este aici. Iatà locul unde L-au pus. Dar mergeti si spuneti ucenicilor Lui si lui Petru cà merge în Galilea, mai înainte de voi ; acolo Îl veti vedea, dupà cum v-a spus. Si iesind, au fugit de la mormânt, cà erau cuprinse de fricà si de uimire, si nimànui nimic n-au spus, càci se temeau.

 

Mégalynaire : L’ange chanta à la Pleine de grâce…

 

Koinonikon de Pâques (« Recevez le Corps du Christ… ») et du dimanche (« Louez le Seigneur…)

 

Tropaire pascal au lieu de Nous avons vu la lu mière… et après Gloire à toi, Christ notre Dieu…

 

Idées de catéchèse et d’homélie : 1) dimensions historiques du texte : temps absolu (« méta temps », et non éternité : « en ce temps-là », temps actualisé par la Liturgie), temps du mystère (l’ange présent au tombeau) ; temps chronologique (« veille du sabbat », « le sabbat étant passé ») ; personnages (Pilate, Joseph d’Arimathie + précision « membre du conseil », Marie de Magdala, Marie mère de Joseph, Marie mère de Jacques, Salomé) ; vérité psychologique (peur, terreur, stupéfaction) ; précisions concernant les lieux : le tombeau « creusé dans le roc », « une pierre roulée au-devant », « très grande », on peut s’y tenir debout ; les pratiques funéraires des Hébreux (le liceul, ensevelissement du corps, embaumement) . 2) annonce de la Résurrection faite par l’ange ; les femmes, par peur, ne la transmettent pas d’abord, elles l’annoncent plus tard (16, 10) ; la fonction de l’ange est d’être le messager (sens étymologique) des pensées et des actions divines. Après cette vision, viendra la vue corporelle. 3) Eglise : témoignage vivant apporté à l’événement historique de la Résurrection de Jésus Christ : anges, femmes, apôtres, peuple. Cette série se retrouve dans la structure de l’office pascal : « ta résurrection, ô Christ  sauveur, les anges la chantent dans les cieux : accorde à nous qui sommes sur terre de te glorifier avec un cœur pur », puis vient la transmission de la lumière, et la procession à l’extérieur de l’église, c’est-à-dire l’annonce au monde. Expliquer (c’est la catéchèse mystagogique des Pères) ce que nous avons accompli à Pâques.

Mercredi 16 avril 2008
publié dans : Lectures liturgiques du dimanche
par Père Jean-Pierre

7 jours avant Pâques

TROPAIRE
KONDAKION
ÉVANGILE DES MATINES
À LA LITURGIE DE LA FÊTE :
   
ANTIENNES
    ENTRÉE ET PROKIMENON
    ÉPÎTRE ET ALLÉLUIA
    ÉVANGILE
    CHANT DE COMMUNION
MÉDITATION SUR LA FÊTE
    NOTES

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TROPAIRE
(Ton 1)

Pour affermir la croyance en la commune résurrection avant ta Passion, ô Christ notre Dieu, tu as ressuscité Lazare d’entre les morts. Comme les enfants de ce temps, nous portons les symboles de la victoire et te chantons comme au vainqueur de la mort  : Hosanna au plus haut de cieux, béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur.

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KONDAKION
(Ton 6)

Au ciel sur le trône des Chérubins, ici-bas siégeant sur l'ânon, ô Christ notre Dieu, tu reçois la louange des anges et les hymnes des enfants qui chantent au-devant de toi : Béni soit celui qui vient pour tirer Adam du tombeau.

 

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ÉVANGILE DES MATINES
(Mt 21, 1-17)

 

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À LA LITURGIE DE LA FÊTE :

ANTIENNES

PREMIÈRE ANTIENNE

J'aime le Seigneur qui écoute la voix de ma prière.

Refrain : Par les prières de la Mère de Dieu,
ô Sauveur, sauve-nous.

Il incline son oreille vers moi, au jour où je l'appelle. (Refrain)

Les tourments de la mort m'enserraient, les périls de l'enfer m'environnaient. (Refrain)

Peine et misère me tenaient, mais j'invoquais le Nom du Seigneur. (Refrain)

Gloire au Père... Maintenant... (Refrain)

DEUXIÈME ANTIENNE

J'ai gardé ma confiance, lors même que j'ai dit : je suis trop humilié !

Refrain : Sauve-nous, ô Fils de Dieu,
monté sur le petit d'une ânesse,,
nous qui te chantons, alléluia.

Que rendrai-je au Seigneur pour tout le bien qu'il m'a fait ? (Refrain)

J'élèverai la coupe du salut, j'invoquerai le Nom du Seigneur. (Refrain)

Gloire au Père... Maintenant...

Fils unique et Verbe de Dieu...

TROISIÈME ANTIENNE

Rendez grâce au Seigneur, car il est bon, car éternel est son amour.

Refrain : Pour affermir la croyance en la commune résurrection avant ta Passion, ô Christ notre Dieu, tu as ressuscité Lazare d’entre les morts. Comme les enfants de ce temps, nous portons les symboles de la victoire et te chantons comme au vainqueur de la mort  : Hosanna au plus haut de cieux, béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur.
(Le Tropaire)

La maison d'Israël peut le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)

La maison d'Aaron peut le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)

Ceux qui craignent le Seigneur peuvent le dire : car il est bon, car éternel est son amour. (Refrain)

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ENTRÉE ET PROKIMENON

CHANT D'ENTRÉE

Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
(nous vous bénissons depuis sa maison),
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu.

Sauve-nous, ô Fils de Dieu,
monté sur le petit d'une ânesse,,
nous qui te chantons, alléluia.

PROKIMENON

Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu.

Verset : Rendez grâce au Seigneur,
car il est bon, car éternel est son amour.

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ÉPÎTRE ET ALLÉLUIA

ÉPÎTRE (Ph 4, 4-9)

 

ALLÉLUIA

Chantez au Seigneur un chant nouveau, car il a fait des merveilles.

Verset : Tous les lointains de la terre ont vu le salut de notre Dieu.

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ÉVANGILE
(Jn 12, 1-18)

 

 

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CHANT DE COMMUNION

Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur,
le Seigneur est Dieu, il nous est apparu. Alléluia.

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MÉDITATION SUR LA FÊTE
AVEC LE PÈRE LEV GILLET

 

Le samedi de Lazare occupe une place très spéciale dans le calendrier liturgique. Il est en dehors des quarante jours de pénitence du Carême ; il est aussi en dehors des jours douloureux de la semaine-sainte, – ceux inclus entre le lundi et le vendredi. Avec le dimanche des Rameaux, il forme un court prélude joyeux aux jours douloureux. Un lien topographique l’unit au dimanche des Rameaux : Béthanie est le lieu de la résurrection de Lazare et aussi le point de départ de l’entrée de Jésus à Jérusalem [1]. (… )

Nous entrons maintenant dans la semaine la plus sacrée de l’année [3]. Elle débute par la fête de l’entrée de Jésus à Jérusalem qui, nous l’avons déjà dit, forme avec la résurrection de Lazare, un prélude joyeux et glorieux aux douloureuses humiliations qui vont suivre. (…)

" Voici que ton roi vient "

Dès le premier jour de la semaine-sainte, nous devons " recevoir " Jésus-Christ et accepter comme souveraine sa volonté sur nous. Cet accueil fait au Christ qui vient à nous est le sens du Dimanche des Rameaux [7].

Aux vêpres du dimanche, célébrées le samedi soir, nous lisons trois leçons de l’Ancien Testament. La première, tirée de la Genèse (49, 1-2, 8-12), contient les derniers avis de Jacob à ses fils ; ce passage a été choisi parce qu’il fait, en quelques paroles, allusion au " sceptre ", à " l’âne ", au " sang de la vigne " qui lave les vêtements, – toutes choses auxquelles l’entrée de Jésus à Jérusalem avant sa Passion donnent un sens nouveau : " Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda… jusqu’à la venue de celui à qui il est, à qui obéiront les peuples. Il lie à la vigne son ânon, au cep le petit de son ânesse, il lave son vêtement dans le vin et son habit dans le sang des raisins ". La deuxième leçon, tirée du prophète Sophonie (3, 14-19), annonce elle aussi la présence consolante du roi : " Pousse une clameur d’allégresse, Israël… Le Seigneur roi d’Israël est au milieu de toi. Tu n’as plus de malheur à craindre ". La troisième leçon est la prophétie de Zacharie (9, 9-15) qui trouva son accomplissement le jour des Rameaux : " Exulte de toutes tes forces, fille de Sion.. Voici que ton roi vient à toi. Il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, sur un ânon, petit d’une ânesse [8] ".

Les chants de matines nous invitent à aller, nous aussi, au-devant du Roi qui vient : " Venons avec des branches louer le Christ, notre Maître… Le Seigneur notre Dieu nous est apparu ; célébrons la fête. Réjouissons-nous et exaltons le Christ. De même que les rameaux et les branches, élevons nos voix vers lui dans la louange… Nous portons aussi des branches d’olivier et des rameaux, criant vers toi avec reconnaissance : " hosanna au plus haut des cieux. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". L’évangile lu à matines (Mt 21, 1-11, 15-17) décrit l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem [9]. Vers la fin des matines, l’évêque ou le prêtre prononce une prière de bénédiction sur les palmes ou rameaux qui sont ensuite distribués aux fidèles.

À la liturgie [10], l’épître de Saint Paul aux Philippiens (4, 4-9) nous annonce la proximité du Seigneur : " Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le répète, réjouissez-vous. Le Seigneur est proche ". L’évangile (Jn 12, 1-18) raconte la dernière onction sur les pieds de Jésus accomplie à Béthanie par Marie – L’Église rappellera notre attention sur cet épisode le matin du mercredi-saint – puis l’entrée à Jérusalem. La bénédiction finale commence ainsi : " Ô toi qui, pour notre salut, a voulu être assis sur un ânon, le fils d’une ânesse… etc. ".

Essayons maintenant de recueillir quelques-uns des enseignements de ce dimanche.

" Voici que ton Roi vient à toi… " Jésus vient aujourd’hui à nous comme notre roi. Il est plus que le Maître instruisant ses disciples. Il réclame de nous que nous acceptions en toutes choses sa volonté et que nous renoncions à nos désirs propres. Il vient à nous pour prendre solennellement possession de notre âme, pour être intronisé dans notre cœur.

" À toi… ". C’est non seulement vers l’humanité en général que Jésus vient. Il vient vers chacun de nous en particulier. " Ton Roi ". Jésus veut être mon roi. Il est le roi de chacun de nous dans un sens unique, entièrement personnel et exceptionnel. Il demande une adhésion, une obéissance intérieures et intimes.

Ce roi est " humble ". Il vient à nous sur un pauvre animal, symbole d’humilité et de douceur. Un jour il reviendra dans sa gloire pour juger le monde. Mais aujourd’hui il écarte tout appareil de majesté ou de puissance. Il ne demande aucun royaume visible. Il ne veut régner que sur nos cœurs : " Mon fils, donne-moi ton cœur " (Pr 23, 26).

Et cependant la foule avait instinctivement raison quand elle acclamait Jésus comme le roi visible d’Israël. Jésus est le roi non seulement des individus, mais des sociétés humaines. Sa royauté est sociale. Elle s’étend au domaine politique et économique aussi bien qu’au domaine moral et spirituel. Rien n’est étranger à la seigneurie de Jésus [12].

La foule qui acclamait Jésus portait des palmes et des branches. Ces branches étaient probablement des rameaux d’olivier, – l’arbre que l’on rencontre le plus fréquemment près de Jérusalem. Les palmes et les rameaux d’olivier ont chacun leur signification symbolique. La palme exprime la victoire, l’olivier exprime la paix et l’onction. Allons au-devant de Jésus en rendant hommage à la fois à sa force et à sa tendresse, en lui offrant à la fois nos victoires (qui sont ses victoires) sur nous-mêmes et sur le péché et notre paix intérieure (qui est sa paix).

" Les gens, en très grande foule étendirent leurs manteaux sur le chemin… " Jetons aux pieds de Jésus nos vêtements, nos possessions, notre sécurité, nos biens extérieurs, et aussi nos fausses apparences et par-dessus tout nos idées, nos désirs, nos sentiments. Que le roi triomphant foule à ses pieds tout ce qui est à nous. Que tout ce qui nous est précieux lui soit soumis et offert.

La foule criait : " Hosanna ! [13] Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ". Si je suis capable de prononcer cette phrase en toute sincérité et en toute soumission, si elle exprime un élan de tout mon être vers le Roi que désormais j’accepte, je me suis, à cette seconde même, détourné de mes péchés et j’ai reçu en moi Jésus-Christ. Qu’il soit donc bienvenu et béni, celui qui vient à moi !

 

 

NOTES

 

[1] Au IVe siècle, la célébration de la semaine-sainte à Jérusalem s’ouvrait le samedi, veille du Dimanche des Rameaux, par un service dans le sanctuaire dit " Lazarium ", à Béthanie.

[3] La semaine qui précède le dimanche de la Résurrection est appelée par les Grecs la " sainte et grande semaine ", par les Latins " grande semaine " (hebdomada major) ou " semaine sainte " (hebdomada sancta). Les Russes l’appellent " semaine de la Passion " ; ce nom prête à confusion, car les Latins nomment " semaine de la Passion " (hebdomada Passions) la semaine qui précède le dimanche des Palmes et que les Grecs appellent " semaine des rameaux ". Il ressort des documents historiques que la semaine-sainte était célébrée dans presque tout le monde chrétien à la fin du IVe siècle, avec des offices spéciaux et des jeûnes particulièrement stricts. Nous avons de nombreux et précieux renseignements sur la célébration de la semaine-sainte à Jérusalem à cette date, grâce au récit que nous en a laissé vers 388 un témoin oculaire, la pèlerine Etheria.

[7] À la fois les Grecs et les Latins donnent ce nom au dimanche qui précède Pâques. Nous savons que, dès 397, des palmes étaient, ce dimanche, bénies dans les églises de Mésopotamie. À Jérusalem, vers la même date, le dimanche des Rameaux était célébré comme il suit. Les fidèles se réunissaient au lever du jour dans l’Anastasie (église du Saint Sépulcre) ; de là, ils se rendaient au Martyrium (église du Golgotha) où était célébré le service ordinaire du dimanche. Au début de l’après-midi, une procession allait au mont des Oliviers où un office avait lieu. Vers trois heures, la procession se transportait à l’Imbomon, lieu où, selon une tradition, se serait accomplie l’Ascension de Notre-Seigneur. Un autre office y était célébré. Vers cinq heures la procession descendait à Jérusalem, les enfants portant des palmes et des branches d’olivier, et l’on chantait les vêpres dans l’Anastasie. Des prières au Martyrium achevaient la journée.

[8] Le prophète veut opposer à l’image classique des rois montant sur des chariots ou des chevaux une image nouvelle : un roi dont l’entrée dans sa propre capitale est une manifestation d’humilité. L’âne est le contraire du cheval qui suggère guerre et conquête.

[9] Le récit de Matthieu reproduit, avec de légères retouches le récit de Marc (11, 1-11). Matthieu fait de Bethphage le point de départ de l’entrée à Jérusalem, tandis que Marc mentionne à la fois Bethphage et Béthanie. Bethphage signifie " maison des figues vertes ". Y a-t-il un lien entre ce nom et la malédiction du figuier stérile, au début de la dernière semaine d’enseignement de Jésus ?

[10] La liturgie de ce dimanche est celle de Saint Jean Chrysostome.

[11] Proverbes 23 : 26.

[12] Certaines Églises – surtout qui s’appuyaient sur l’État (et particulièrement les Églises orthodoxe et luthérienne) – ont trop souvent accepté l’autorité de l’État comme suprême et indiscutée en matière d’éthique sociale, nationale et internationale. On voit même telle ou telle de ces Églises acclamer et bénir un État que maintenant combat et opprime le christianisme. L’Église romaine prêche le Christ-Roi et a institué une fête de la royauté du Christ ; mais ses silences, en certains cas récents, ont affligé beaucoup d’âmes qui attendaient d’elle certaines paroles précises. À Byzance, le césaro-papisme s’épanouissait au moment même où les décorateurs des églises se plaisaient à représenter le Christ avec les attributs de la souveraineté : Hérode aussi couronnait Jésus et l’habillait de pourpre, à sa manière…

[13] Au temps du Christ, parmi une population qui ne parlait plus l’hébreu, le mot hébreu Hosannah avait perdu sa force et son sens primitif. Il était devenu simplement une sorte d’acclamation, un cri d joie ou de bienvenue. C’est dans ce sens qu’on l’employait le septième jour de la fête des Tabernacles, appelé " jour de l’hosannah " ou le " grand hosannah ". Mais, originellement, le mot Hosannah avait un sens très fort : " sauve maintenant, prie. " Les implications du terme étaient nettement messianiques. C’est dans ce sens profond que le Saint-Esprit, lors de l’entrée de Jésus à Jérusalem, a mis ce mot sur les lèvres de la foule, – sans que celle-ci en eût conscience.

 

Extrait du livre L'An de grâce du Seigneur,
signé « Un moine de l'Église d'Orient »,
Éditions AN-NOUR (Liban) ;
Éditions du Cerf, 1988.

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Le lendemain, la foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : " Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur et le roi d'Israël ! " Jésus, trouvant un petit âne, s'assit dessus selon qu'il est écrit : Sois sans crainte, fille de Sion : Voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse. Cela, ses disciples ne le comprirent pas tout d'abord ; mais quand Jésus eut été glorifié, alors ils se souvinrent que cela était écrit de lui et que c'était ce qu'on lui avait fait. La foule qui était avec lui, quand il avait appelé Lazare hors du tombeau et l'avait ressuscité d'entre les morts, rendait témoignage.C'est aussi pourquoi la foule vint à sa rencontre : parce qu'ils avaient entendu dire qu'il avait fait ce signe. Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare, que Jésus avait ressuscité d'entre les morts. On lui fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l'un des convives. Alors Marie, prenant une livre d'un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux ; et la maison s'emplit de la senteur du parfum. Mais Judas l'Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit : " Pourquoi ce parfum n'a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu'on aurait donnés à des pauvres ? "Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu'il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu'on y mettait. Jésus dit alors : " Laisse-la : c'est pour le jour de ma sépulture qu'elle devait garder ce parfum. Les pauvres, en effet, vous les aurez toujours avec vous ; mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. " La grande foule des Juifs apprit qu'il était là et ils vinrent, pas seulement pour Jésus, mais aussi pour voir Lazare, qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Les grands prêtres décidèrent de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient et croyaient en Jésus.Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous. Que votre modération soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche. N'entretenez aucun souci ; mais en tout besoin recourez à l'oraison et à la prière, pénétrées d'action de grâces, pour présenter vos requêtes à Dieu. Alors la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, prendra sous sa garde vos cœurs et vos pensées, dans le Christ Jésus. Enfin, frères, tout ce qu'il y a de vrai, de noble, de juste, de pur, d'aimable, d'honorable, tout ce qu'il peut y avoir de bon dans la vertu et la louange humaines, voilà ce qui doit vous préoccuper. Ce que vous avez appris, reçu, entendu de moi et constaté en moi, voilà ce que vous devez pratiquer. Alors le Dieu de la paix sera avec vous.Quand En ce temps-là, ils s'approchèrent de Jérusalem et arrivèrent en vue de Bethphagé, au mont des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples en leur disant : " Rendez-vous au village qui est en face de vous ; et aussitôt vous trouverez, à l'attache, une ânesse avec son ânon près d'elle ; détachez-la et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous direz : "Le Seigneur en a besoin, mais aussitôt il les renverra". " Ceci advint pour que s'accomplît l'oracle du prophète : Dites à la fille de Sion : Voici que ton Roi vient à toi ; modeste, il monte une ânesse, et un ânon, petit d'une bête de somme. Les disciples allèrent donc et, faisant comme leur avait ordonné Jésus, ils amenèrent l'ânesse et l'ânon. Puis ils disposèrent sur eux leurs manteaux et Jésus s'assit dessus. Alors les gens, en très nombreuse foule, étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d'autres coupaient des branches aux arbres et en jonchaient le chemin. Les foules qui marchaient devant lui et celles qui suivaient criaient : " Hosanna au fils de David ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! " Quand il entra dans Jérusalem, toute la ville fut agitée. " Qui est-ce ? " disait-on, et les foules disaient : " C'est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. " Puis Jésus entra dans le Temple et chassa tous les vendeurs et acheteurs qui s'y trouvaient : il culbuta les tables des changeurs, ainsi que les sièges des marchands de colombes. Et il leur dit : " Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites un repaire de brigands ! " Il y eut aussi des aveugles et des boiteux qui s'approchèrent de lui dans le Temple, et il les guérit. Voyant les prodiges qu'il venait d'accomplir et ces enfants qui criaient dans le Temple : " Hosanna au fils de David ! ", les grands prêtres et les scribes furent indignés et ils lui dirent : " Tu entends ce qu'ils disent, ceux-là ? " - " Parfaitement, leur dit Jésus ; n'avez-vous jamais lu ce texte : De la bouche des tout-petits et des nourrissons, tu t'es ménagé une louange ? " Et les laissant, il sortit de la ville pour aller à Béthanie, où il passa la nuit.
Mercredi 9 avril 2008
publié dans : Lectures liturgiques du dimanche
par Père Jean-Pierre
 

Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale-165

 

D o y e n n é O r t h o d o x e R o u m a i n d e F r a n c e

Union Diocésaine Orthodoxe : Association cultuelle n°3/07320

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DIMANCHES ET FETES n° 165

 

Dimanche 13 avril 2008, 5ème de Carême (t.5), mémoire de ste Marie l’Egyptienne. Divine liturgie selon saint Basile. 

 

Tropaire de la Résurrection, t. 5 : Verbe coéternel au Père et à l’Esprit,+ Toi qui es né de la Vierge pour notre salut,/ nous te chantons, nous les fidèles, et t’adorons, Seigneur ;// car Tu as bien voulu souffrir en montant sur la Croix pour y subir la mort en ta chair/ et ressusciter les morts en ta sainte et glorieuse Résurrection.//

 

Troparul, glasul al 5-lea: Pe Cuvântul Cel împreună fără de început cu Tatăl şi cu Duhul, Carele S-a născut din Fecioara spre mântuirea noastră, să-L lăudăm, credincioşii, şi să I ne închinăm; că bine a voit a Se sui cu trupul pe Cruce şi moarte a răbda şi a scula pe cei morţi, întru slăvită Învierea Sa.

 

Tropaire de sainte Marie l’Egyptienne, t.8 : En toi, vénérable Mère, la divine image se reflète exactement. Afin de lui ressembler, tu as pris ta croix et tu as suivi le Christ ; et par ta vie tu nous apprends à mépriser la chair, qui passe et disparaît, pour nous occuper plutôt de l’âme, qui vit jusqu’en la mort et au-delà. C’est ainsi que ton esprit se réjouit, sainte Marie, avec les anges dans le Ciel.

 

Kondakion de la Résurrection en ton 5 : Des enfers où Tu descendis, ô mon Sauveur, Tu as brisé les portes, ô Tout-puissant, pour ressusciter les morts, ô Créateur ! Tu brisas l’aiguillon de la mort, Adam fut délivré de la malédiction, et nous, Seigneur, nous te crions : Sauve-nous, dans ton amour pour les hommes ! Gloire…

 

Kondakion de la sainte, t.3 : Celle qui d’abord s’adonna au vice et aux passions, par la conversion devient en ce jour une épouse du Christ, émule des angespar son genre de vie, destructrice dees démonspar les armes de la Croix. C’est pourquoi tu apparus, ô Marie, comme une épouse glorieuse au Royaume des cieux. Et maintenant…

 

Kondakion de la Mère de Dieu, t. 6 : Protectrice assurée des chrétiens…

 

Prokimenon dominical, t.5 : C’est Toi, Seigneur, qui nous garderas,/ qui nous préserveras de cette génération pour l’éternité ! V/ : Sauve-moi, Seigneur, car il n’y a plus de saint, car les vérités ont diminué chez les fils des hommes. Et de la sainte, t. 4 : Dieu est admirable dans ses saints, Lui, le Dieu d’Israël !

 

Epîtres du dimanche et de la sainte: Héb. 9, 11-14 et Galates 3, 23-29 (si deux prokimena)

Frères, le Christ a paru comme grand prêtre des biens à venir ; Il a traversé un tabernacle plus grand et plus parfait, celui qui n’est pas fait de main d’homme, c’est-à-dire qui n’appartient pas à cette création, et ce n’est pas avec le sang des boucs et des jeunes taureaux, mais avec son propre sang, qu’Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, nous ayant acquis une éternelle rédemption. Si le sang des taureaux et des boucs, si la cendre des génisses, en effet, sanctifient par leur aspersion ceux qui sont souillés, et leur procurent la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui par l’éternel Esprit s’est Lui-même offert à Dieu comme victime sans tache, purifiera-t-il notre conscience de ses œuvres de mort, pour nous permettre de rendre un culte au Dieu de vie ! Frères…

 

Alléluia du dimanche, t.5 : Tes miséricordes, Seigneur, éternellement je les chanterai ! De génération en génération, ma bouche annoncera ta vérité ! - Car Tu as dit : « La miséricorde est un édifice éternel ». Dans les cieux est préparée ta vérité. Et de la sainte, t. 7: Il est bon de rendre grâce au Seigneur, de chanter pour ton Nom, Dieu très haut ! – Plantés dans la maison du Seigneur, ils fleuriront dans les parvis de notre Dieu.

Evangiles du dimanche et de la sainte : Mc 10, 32-45 et Luc 7, 36-50 (si deux alléluias…)

En ce temps-là, les disciples étaient en route montant vers Jérusalem et Jésus les conduisait, et i