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  LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

Dimanche 4 mai 2008
publié dans : Saints orthodoxes
par Père Jean-Pierre
04 Mai 2008 

VIE DE S. ALEXIS DE BORTSOURMANA (1762 - 1848) (deuxième partie: fin)

commémoré le 21 avril / 4 mai

http://i48.servimg.com/u/f48/11/68/10/56/th/2-pol-10.jpg

Les propriétaires terriens de la région, et même des provinces voisines, le vénéraient pour sa sainte vie. Ils se rendaient chez lui, lui écrivaient des lettres, demandaient sa bénédiction. A peine après avoir fait sa connaissance, tous le reconnaissaient comme un grand saint, un homme de prière qui avait le don de guérison.

Voici un exemple de ces guérisons. Dans les années quarante du XIXè siècle vivait dans la ville  de Kourmycha la famille Rastriguine.Leur fille Tatienne était paralysée des deux jambes. Ayant entendu parler de las ainteté du père Alexis, les parents décidèrent de se rendre chez lui pour lui demander de prier pour l’enfant. La fillette avait alors six ans. Bien qu’ils eussent les moyens de louer des chevaux, ils décidèrent de se rendre à pied à Bortsurmana, éloignée de vingt cinq verstes, portant l’enfant sur leurs bras.Ils arrivèrent le soir chez le père Alexis qui, dès qu’il vit la fillette,l’appela par son nom, alors qu’il ne l’avait jamais vue auparavant. Il lui posa la main sur sa tête, les bénit tous et pria avec eux. Le lendemain matin, il pria à nouveau et oignit les jambes de la fillette avec de l’huile de la veilleuse qui brûlait devant l’icône. Les bénissant, il les renvoya, disant qu’il prierait pour eux. Lorsque la mère, portant sa fille, avait parcouruvingt verstes depuis Bortsourmana, la fillette demanda qu’on la laissât descendre à terre. La mère savait bien que la fillette ne pouvait point bouger,et sa demande l’attrista à ce point qu’elle pleura. Néanmoins, elle se plia au désir de sa fille. A son grand étonnement, elle vit que celle-ci, rampait et avançait. Elle la prit à nouveau et la laissa encore plusieurs fois descendre à terre suite à sa demande instante, et chaque fois, elle marchait de mieux en mieux. Finalement, arrivée à Kourmycha, la fille, tenant bien sur ses jambes, était entièrement guérie.

Un autre miracle mérite d’être mentionné. Un garçonnet de la paroisse du père Alexis mourut. Tous les villageois l’aimaient. On retarda l’enterrement d’une semaine, jusqu’à ce que se fissent sentir les premiers signes de décomposition du corps.C’est alors que l’on apporta le cercueil à l’église et que l’on commença l’office des funérailles. Le père Alexis, en raison de l’abondance de ses larmes,ne pouvait célébrer. De même, les chantres ne pouvaient chanter. Le père Alexis se tenant dans le sanctuaire face à l’Autel, les bras élevés, et clama versDieu : « Mon Dieu, mon Dieu, Tu vois que je n’ai pas la force de donner à cet enfant le dernier baiser. Ne permets pas que Ton serviteur, un vieillard, un prêtre, sorte honteux de ton église, que l’ennemi du genre humain se moque de Ton Serviteur me voyant interrompre cet office... Sois attentif aux soupirs et aux pleurs de Ton peuple, sois attentif aux souffrances du cœur desparents, sois attentif à la demande d’un vieux prêtre… Ne nous enlève pas cet enfant que Tu nous as donné pour nous corriger, pour nous raisonner, pour glorifier Ton Saint Nom… N’est-ce pas Toi, Seigneur, qui a dit que tous ce que nous Te demanderons avec foi, Tu nous l’accorderas… O Dieu Juste, nul dans cette église ne pourrait aller vers cet enfant pour lui donner le dernier baiser.. Et moi non plus, le vieillard, je n’ai pas cette force. Notre Dieu,aie pitié de nous, exauce-nous, notre Seigneur et Dieu… » Soudain, le calme revint dans le sanctuaire. Quelques instants après, le prêtre tomba à genoux et tous entendirent : « Seigneur, ressuscite cet enfant, car Tu peux tout… j’ose non pas par orgueil, mais par humilité… » Suite à cela,on entendit un cri perçant. Regardant tout autour de lui, le prêtre vit que le garçonnet était assis et regardait de tous les côtés. Le père Alexis s’agenouilla à nouveau devant l’Autel, afin de rendre grâce à Dieu pour le miracle qui s’était accompli, et ensuite, s’appuyant sur le bras du diacre,il s’approcha en silence du cercueil. Donnant la sainte Communion à l’enfant,il le remit à ses parents qui le ramenèrent à la maison. Le père Alexis demanda qu’on lui apportât une chaise au milieu de l’église et, s’étant assis, il célébra un moleben au Sauveur et lut l’acathiste à la Mère de Dieu. En raison du choc et de l’émotion, il ne pouvait plus se tenir debout, ni sortir de l’église. C’est sur cette chaise qu’on le ramena chez lui et on l’étendit sur un lit, où il resta toute la semaine. Après ce miracle, le père Alexis vécut encore trois ans, et l’enfant, six ans.

Une autre fois, on amena à Bortsurmana un possédé, en bonne santé, de grande taille, lié aux mains et aux pieds par des chaînes en acier. Ses parents et lui, séjournèrent dans une izba, non loin de la cellule du père Alexis.Alors que le possédé dormait, ses parents, outre les chaînes, le lièrent encore avec des cordes. La nuit, toute la maison fut réveillée par un bruit et des cris terribles. Le possédé avait brisé tous ses liens et c’est à grand peine que quatre personne pouvaient le maîtriser. Le matin, on le conduisit chez le père Alexis, qui l’étendit sur le sol, lui demanda de se lever, et commença à lire les prières sur lui, le bénit, puis le renvoya, demandant qu’on le lui ramenât le lendemain matin. Il sortit de là tout à fait calme, et passa une nuit tranquille. Le lendemain, le père Alexis l’étendit à nouveau sur le sol,mais ne lui lut rien cette fois. Il lui posa sur la poitrine l’icône de la Mère de Dieu de Smolensk, devant laquelle il priait toujours lui-même. Ensuite, il le bénit et le laissa partir en paix. Avant même d’avoir quitté Bortsurmana, on ôta les chaînes de cet homme, et il partit chez lui guéri.

En général, de partout on amenait fous et de possédés chez le père Alexis, et ils recouvraient la santé par ses prières.

Nombreux furent les miracles après sa mort. On posait les malades sur sa tombe, ou bien on célébrait des panyhides pour le saint, et les guérisons s’ensuivaient. En 1908,le fils de Vera Pazoukhine, Alexandre bénéficia de sa prière. Dans la ville où ils vivaient, l’adjoint du confiseur, pour se venger du cuisinier, versa dans le chocolat destiné aux bonbons un poison très violent. Il y eut beaucoup d’empoisonnements dans la ville. La famille de Vera consomma ces bonbons, mais le poison s’étant déversé en quantités inégales, seul son fils Alexandre fut atteint. Le médecin constataque l’état du garçon était désespéré, et dit qu’il viendrait le lendemain et seulement pour soutenir Véra dans son malheur. Celle-ci versa un peu de terre de la tombe du père Alexis dans de l’eau et versa le liquide dans la bouche du petit Alexandre. Le lendemain, le médecin demanda à Véra : « A quelle heure l’enfant est-il mort ? » « Il est vivant », répondit la mère. « C’est un miracle de Dieu », dit à son tour le médecin.

Dans le village de Maïdan vivait Liouba Kouzkine. Depuis sa naissance, sa vue était faible, et ses jambes ne bougeaient pas. Elle avait environ dix ans lorsque l’église de Bortsurmana fut détruite par les bolcheviques. Mais sa mère, Anastasie, ayant entendu les nombreux miracles survenus par les prières du saint, amena sa fille sur la tombe de celui-ci et chanta, comme elle le pouvait, l’office de la panykhide (le prêtre du village ayant été arrêté). Lorsqu’elle revint à la maison, la fille était guérie, elle pouvait marcher, et sa vue était corrigée.

  Après que l’église fût détruite, les miracles et les guérisons non seulement ne cessèrent point, mais se multiplièrent. Les athées tentèrent maintes fois de détruire la tombe, mais la vénération du thaumaturge dans le peuple, l’évidence même des miracles –lorsque les malades d’un cancer incurable étaient guéris – tout cela contraignit le pouvoir à céder.

  Le père Alexis était non seulement thaumaturge, mais avait également le don de clairvoyance. Une fois,Elisabeth Pazoukhine vint voir le père Alexis, car elle était sans nouvelle de son mari, parti à Moscou. Comme s’il ne l’entendait pas, le père Alexis lui dit : « N’ayez point de chagrin pour Catherine (la sœur cette femme),elle a assez souffert, il est temps qu’elle se repose ». « Pourquoi me parlez-vous de Catherine, comme d’une défunte ? Certes, sa santé est mauvaise, mais elle n’est pas morte, elle est en vie ». Le père Alexis lui répéta : « N’ayez point de chagrin pour elle, elle a beaucoup souffert, et maintenant, elle se repose ». Il s’avéra pas la suite que son mari était en vie et qu’il avait été retenu à Moscou par Catherine, qui mourut,de façon inattendue. Et elle mourut au jour et à l’heure mêmes où le père Alexis avait parlé à sa sœur.

  Une femme du nom de Pélagie Tiourine était battue par son mari. Non seulement la pauvre femme, mais tout son entourage était persuadé qu’un jour, il la tuerait. Une fois, dans un profond désespoir, elle se rendit chez le père Alexis. Priant avec elle, il la renvoya en paix, lui disant que jamais plus son mari ne la toucherait, ne serait-ce qu’avec le petit doigt. A son grand étonnement, il en fut ainsi.

A partir du 1erjanvier 1848, le père Alexis vit ses forces le quitter. Il ne lui était plus possible de célébrer les offices liturgiques, et, à sa demande, ses proches l’emmenaient à l’église. Malgré cela, il considérait comme un grand péché de ne pas recevoir ceux qui venaient à lui, et il acquiesçait à leurs demandes. Ses forces l’abandonnèrent définitivement le Grand Jeudi 1848, et, communiant aux Saints Mystères chaque jour, il acheva sa vie pleine d’épreuves. Le jour de son bienheureux trépas, il s’assit devant sa fenêtre et bénit la foule qui, sur la place, étaient venue lui faire ses adieux. Beaucoup se tenaient agenouillés,d’autres pleuraient calmement. Le père Alexis les bénit jusqu’au moment, où son bras s’abaissa pour ne plus jamais se relever. Jusqu’à ce que ses yeux se ferment, il ne cessa pas de prier pour son troupeau.

Le père Alexis fut enterré dans le jardin de l’église, contre le sanctuaire.

  Selon le prêtre deBortsourmana, il ne se passait pas un dimanche, pas une fête, où l’on ne célébrât pas de panykhide sur la tombe du père Alexis. Presque tous prenaient de la terre de sa tombe.

  Saint Séraphim de Sarov, avait une très haute estime pour les labeurs ascétiques de ce saint de Dieu. Bien qu’il ne l’eût jamais rencontré, il le connaissait bien par son don de clairvoyance et disait de lui les paroles suivantes : « Cet homme,par ses prières, est semblable à un cierge, allumé devant l’Autel de Dieu. Cet homme laborieux, bien que n’ayant point prononcé de vœux monastiques, est plus élevé que beaucoup de moines. Il est comme une étoile qui brille dans l’horizon chrétien ». Lorsque des fidèles de la région où vivait le père Alexis,venait voir le père Séraphim, il les renvoyait chez eux, les persuadant humblement qu’ils avaient leur intercesseur ardent auprès de Dieu, le prêtre du village de Bortsourmana, le père Alexis qui n’était en rien inférieur à lui, le père Séraphim.  

 

Traduction du russe et version française de Bernard Le Caro que nous remercions chaleureusement.

Bernard le Caro est l'auteur d'une excellent biographie de Saint Jean de Changhaï, publiée aux Editions l'Age d'Homme.


Jdc

 

Bernard Le CaroSaint Jean de Changhaï, Lausanne, L’Âge d’Homme, 2006, 318 p. (collection « Grands spirituels orthodoxes du XXe siècle »)
Monseigneur Jean Maximovitch (1896-1966), canonisé par l’Église Russe hors-frontières en 1993 sous le nom de saint Jean de Changhaï, est aujourd’hui reconnu bien au-delà des frontières de son Église comme l’un des grands spirituels orthodoxes du siècle dernier. Pour lire l'article de M. Jean-Claude Larchet consacré à ce livre, utilisez le lien suivant:
(Cliquez sur le site ci-après, pour voir une icône de saint Alexis)  

 

   


 


 

Dimanche 23 mars 2008
publié dans : Saints orthodoxes
par Père Jean-Pierre
23 Mar 2008 
Monastère d'Optina
благословенная оптина
Comme les médecins du corps, les médecins de l'âme n'agissent pas de la même façon. 
Certains vont permettre au patient de manger et de boire de tout tandis ue d'autres vont leur demander de respecter un régime strict. Il en va de même avec les pères spirituels. Il y a ceux qui absolevent qt qui pardonnent tout, tandis que d'autres vous posent des questions et vous imposent une pénitence pour tout. Mais le but de tous deux est la guérison.
&&&&&&&
Les affaires de ce monde sont si nombreuses qu'elles peuvent difficilement être achevées dans une centaine d'années, et elles sont si importantes qu'elles ne souffre aucune sorte de délai. Pour notre malheur, seules les œuvres qui plaisent à Dieu peuvent être mises de côté sans crainte, quelques unes jusques au matin, d'autres jusques à l'année prochaine et certaines mêmes jusques à la vieillesse, c'est la raison pour laquelle elles ne sont jamais accomplies.
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Je te demande de prier pour ceux qui t'ont offensé en disant: " Seigneur qui aime le genre humain, pardonne à ceux de Tes serviteurs...............( Noms) qui nous haïssent et nous offensent, car ils ne savent pas ce qu'ils font, et réchauffe leur cœur pour qu'ils nous aiment nous qui en sommes indignes!"
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Quand tu pèches, tourne-toi immédiatement vers Dieu et entre dans le repentir, c'est une très bonne chose à faire. Et tu dois le faire. Et le Seigneur pardonne! mais après cela, parles-en à ton père spirituel ou à ton staretz si c'est un péché grave.
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&&&
&
Saint Antoine d'Optina
in
Living without Hypocrisy
Spiritual counsels of the Holy Elders of Optina 
Holy Trinity Monastery
Jordanville
NY/USA /2005
Version française Claude Lopez-Ginisty 
Samedi 15 mars 2008
publié dans : Saints orthodoxes
par Père Jean-Pierre
15 Mar 2008 

Icône de Saint Nectaire, Évêque de Pentapole

 

 

 

La Prière.

La prière véritable est sans distraction, prolongée, faite avec un cœur contrit et un esprit alerte. Le véhicule de la prière est partout l'humilité, et la prière est une manifestation d'humilité. Car étant conscient de notre propre faiblesse, nous invoquons le pouvoir de Dieu. 

La prière unit à Dieu, c'est une conversation divine et une communion spirituelle avec l'Etre le plus beau et le plus Elevé.

La prière est l'oubli des choses terrestres...

L'ascension vers Dieu...

Par la prière, nous volons vers Dieu.

La prière est véritablement une armure céleste, seule capable de protéger ceux qui ont décidé de se vouer à Dieu. La prière est la médecine commune qui nous permet de nous purifier de nos passions, pour entraver le péché et guérir nos  fautes. La prière est un trésor inextinguible, un havre paisible, le fondement de la sérénité, la racine et la mère de myriades de bénédictions.

 

La Tradition.

La Tradition sacrée est l'Eglise-même. Sans la Tradition sacrée, l'Eglise n'existe pas. Ceux qui nient la Tradition sacrée, nient l'Eglise et la prédication des Apôtres.

Avant que la Sainte Ecriture ne soit écrite, c'est-à-dire avant que les textes sacrés des Evangiles, des Actes et des Epitres des Apôtres n'existent, l'Eglise était basée sur la Sainte Tradition... Les textes saints en relation avec la Tradition Sacrée, ce que la partie est au tout.

Les Pères de l'Eglise considère la Tradition Sacrée comme le guide sûr pour l'interprétation de l'Ecriture et absolument nécessaire pour comprendre les vérités contenues dans l'Ecriture Sainte. L'Eglise a reçu beaucoup de traditios des Apôtres: La constitution des offices , et plus spécialement la Divine Liturgie, les Saints Mystères eux-mêmeset la manière de les célébrer, certaines pèrières et certaines institutions de l'Eglise datent de la Tradition Sacrée des Apôtres. Dans leurs assemblées, les saints synodespuisaient non seulement dans les Saintes Ecritures, mais aussi dans la Tradition Sacrée comme dans une source pure. Ainsi le septième concile œcuménique dit dans son huitième décret: "Si quelqu'un viole une partie de la Tradition de l'Eglise qu'elle soit écrite ou non, qu'il soit anathème! "

Saint Nectaire d'Egine

in 

Writings of Saint Nectarios of Aegina

compiled by Father Demetrios Serfes

Version Française Claude Lopez-Ginisty

Source de la version anglaise:

 

Missionary Leaflet # EA40

Copyright © 2004 Holy Trinity Orthodox Mission

466 Foothill Blvd, Box 397, La Canada, Ca 91011

Editor: Bishop Alexander (Mileant)

http://www.fatheralexander.org/booklets/english/saint_nektarios_egina_e.htm 

 
15 Mar 2008 
Picture of Father Seraphim Rose on Mount Yolla Bolly (Oct. 11, 1981), holding an Icon of the Holy Trinity.
Photo de Père Seraphim Rose sur le Mont Yolla Bolly le 11 Octobre 1981
 
http://video.google.com/videoplay?docid=2286166261206295215&q=Father+Seraphim+Rose&total=1&start=0&num=10&so=0&type=search&plindex=0
Jeudi 13 mars 2008
publié dans : Saints orthodoxes
par Père Jean-Pierre
Archimandrite Moïse du Monastère d'Optina
Existe-t-il un orgueil qui soit noble? Non, il n'existe qu'un orgueil démoniaque.
*
Nous savons par la Sainte Ecriture que nous n'avons pas été créés pour manger de la nourriture qui ait un bon goût et pour mener une vie agréable. nous avons été créés pour accomplir de bonnes œuvres, afin que dans cette vie brève, nous puissions obtenir la béatitude éternelle, à laquelle tous les hommes sont appelés par la Grâce de Dieu. Ainsi dans cette vie présente qui est nôtre, c'est pour nous le temps des œuvres physiques et spirituelles, tandis que dans la vie future, nous serons récompensés selon nos œuvres.

*
Une bonne œuvre ne s'accomplit pas facilement, mais tout se fait avec labeur et patience.

*
Ne désespère pas! Le Seigneur est proche. Dis-Lui toutes tes peines et ta confusion. Quand les moyens humains sont insuffisants et vains, alors l'aide de Dieu donne immédiatement des pensées bénéfiques, lorsque nous nous tournons vers Lui comme des enfants vers leur Père.
 
Saint Moïse d'Optina
in
Living without Hypocrisy
Spiritual counsels of the Holy Elders of Optina 
Holy Trinity Monastery
Jordanville
NY/USA /2005
,
Dimanche 2 mars 2008
publié dans : Saints orthodoxes
par Père Jean-Pierre

Instructions pour la fin des temps,
par saint Ambroise d'Optina

http://molonlabe70.blogspot.com/2008/02/end-times-by-elder-ambrosy-of-optina.html
saint Ambroise d'Optina, livre


SOURCE: St. Ambrosy, Elder of Optina, "End Times and Now Collection of Writings"
Saint Ambroise d'Optina, aussi appelé le staretz Ambroise, est aussi un des plus célèbres Anciens d'Optina Pustin. L'Église Orthodoxe de Russie a proclamé sa sainteté en 1988, et on le commémore le 10 octobre.

tableau de saint Ambroise d'OptinaIl écrit :
"Mon enfant, sache que dans les derniers jours, surviendront des temps difficiles; et comme l'a dit l'Apôtre, à cause du manque de piété, des hérésies et des schismes apparaîtront dans les Églises; et comme les saints Pères l'ont prédit, sur les trônes des hiérarques et dans les monastères, on ne trouvera plus d'hommes éprouvés et expérimentés dans la vie spirituelle. A cause de ça, des hérésies se répandront partout et en tromperont beaucoup. L'ennemi de l'humanité agira avec beaucoup d'habileté, et à chaque fois que ce sera possible, il mènera les élus vers l'hérésie. Il ne commencera pas en supprimant les dogmes de la Sainte Trinité, de la divinité de Jésus-Christ, ou de la Théotokos, mais discrètement, il commencera en déformant les enseignements des saints Pères, en d'autres termes, la doctrine de l'Église elle-même. La ruse de l'ennemi et ses manigances ne seront remarquées que par peu de gens – uniquement ceux qui sont les plus expérimentés dans la vie spirituelle. Des hérétiques s'empareront de l'Église, partout, et ils y nommeront leurs serviteurs, et la vie spirituelle sera négligée. Mais le Seigneur ne laissera pas Ses serviteurs sans protection.
En vérité, la vraie mission des hérétiques sera la persécution et l’emprisonnement des vrais pasteurs; car sans cela, ils ne sauraient pas s'emparer du troupeau spirituel. C’est pourquoi, mon fils, quand tu verras dans les Églises se moquer de l'acte Divin, de l’enseignement des saints Pères et de l’ordre établi par Dieu, sache que les hérétiques sont déjà présents. Sois aussi conscient que pendant quelque temps, ils pourraient dissimuler leurs mauvaises intentions, ou déformer secrètement la Foi divine, pour arriver à tromper ou duper plus facilement ceux qui manquent d’expérience.
Ils persécuteront de même les pasteurs et les serviteurs de Dieu, car le diable qui dirige l’hérésie ne supporte pas l’Ordre divin. Tels des loups sous une peau de brebis, ils seront reconnaissables à leur vaine gloire, leur amour du plaisir, et leur soif du pouvoir. Tous ceux-là seront des traîtres qui engendreront partout la haine et la méchanceté; et c’est pour cela le Seigneur a dit qu’on les reconnaîtra facilement à leurs fruits. Les vrais serviteurs de Dieu sont humbles, aiment leur prochain et sont obéissants à l’Église (ordre, traditions).
En ce temps-là, les moines endureront de terribles pressions de la part des hérétiques, et la vie monastique sera bafouée. Les communautés monastiques seront appauvries, le nombre des moines diminuera. Ceux qui resteront seront violentés. Ces gens détestant la vie monastique, qui n’auront que l’apparence de la piété, s’efforceront d’attirer les moines de leur côté, en leur promettant protection et biens terrestres (confort), mais menaceront d’exil ceux qui ne se soumettront pas. Chez ceux qui sont faibles de coeur, ces menaces causeront beaucoup de tourments.
Si tu vis pour voir ce temps, réjouis-toi, car en ce temps-là, les fidèles qui ne possèderont d'autres vertus [que leur fidélité] recevront des couronnes, rien que pour être restés fermes dans la Foi, selon la Parole du Seigneur, "Celui qui Me confessera devant les hommes, Je le confesserai devant mon Père céleste." Crains le Seigneur, mon fils, et ne perds pas cette couronne, pour ne pas être rejeté dans les ténèbres extérieures et la souffrance éternelle. Demeure courageusement dans la Foi, et si nécessaire, endure joyeusement persécutions et autres troubles, car c’est seulement alors que le Seigneur Se tiendra près de toi... et les saints martyrs et confesseurs contempleront joyeusement ta lutte.
Mais en ces jours-là, malheur aux moines attachés aux biens et aux des richesses, et à ceux qui, pour l’amour du confort, se soumettent aux hérétiques. Ils flatteront leur conscience en disant : nous sauverons le monastère, et le Seigneur nous pardonnera. Malheureux et aveuglés, ils ne pensent même pas que par ces hérésies et ces hérétiques, le diable entrera au monastère, et alors il ne sera plus un saint monastère, mais des murs vides que la Grâce abandonnera à jamais.
Mais Dieu est plus puissant que le diable, et Il n’abandonnera jamais Ses serviteurs. Il y aura toujours de vrais Chrétiens, jusqu’à la fin des temps, mais ils choisiront des lieux solitaires et déserts. Ne crains pas les troubles, mais crains l’hérésie pernicieuse, car elle chasse la Grâce, et nous sépare du Christ; c’est pourquoi le Christ nous a ordonné de considérer l’hérétique comme un païen et un publicain.
Dès lors, mon fils, fortifie-toi dans la Grâce du Christ Jésus. Avec joie, empresse-toi à confesser la Foi et supporte la souffrance comme un bon soldat de Jésus Christ, à qui il a été dit : "Sois fidèle jusqu’à la mort, et Je te donnerai la couronne de vie."

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