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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 12:17
- Publié dans : careme et jeune
Par Père Jean-Pierre
ADDIS ABEBA, 1 juil 2009 (AFP) - Ethiopie: trois morts lors d'une intervention policière contre une église

Deux personnes ont été tuées et six blessées par la police appelée à empêcher la construction d'une église sur un site revendiqué par des musulmans en Ethiopie, a annoncé mercredi un porte-parole du gouvernement.

Des chrétiens orthodoxes s'en sont pris à la police mardi dans la région de Dessie, à 250 km au nord-est d'Addis Abeba, alors qu'elle tentait d'arrêter la construction de l'édifice.

Les chrétiens "ont envahi le site et commencé à apporter des matériaux pour poursuivre illégalement la construction", a indiqué le porte-parole, Bereket Simon.

"Malheureusement, il y a eu trois morts: deux par balles et le troisième tombé d'une falaise", a-t-il précisé.

En 2007, environ 12 personnes sont mortes dans des conflits religieux en Ethiopie.

Selon Bereket, une "recrudescence des actions" pour provoquer des incidents à caractère religieux a été enregistrée ces derniers mois dans le pays.

Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 07:58
- Publié dans : careme et jeune
Par Père Jean-Pierre


Discours catéchétique en ouverture du saint et grand carême 2009.


No de protocole: 94

† Bartholomaios,
par la grâce de dieu archevêque de constantinople,
nouvelle rome et patriarche œcuménique,
que la grâce et la paix de notre seigneur et sauveur jésus christ,
ainsi que notre prière, bénédiction et absolution
soient avec tout le plérôme de l'église

«Venez, tous les peuples, et recevons la grâce du Carême commençant et, comme un don de Dieu, ce temps de pénitence…» (Lundi, 1ère semaine du Carême.)


Frères et enfants bien-aimés en le Seigneur,
Le jeûne que notre sainte Église nous propose n'est pas une privation, mais une grâce. Et la repentance, à laquelle elle nous invite, n'est pas une punition, mais un don divin.
Lorsque l'Église, à travers la péricope d'Évangile que nous venons d'entendre, nous exhorte à ne pas thésauriser sur terre «où les mites et les vers font tout disparaître», mais de rassembler des richesses au ciel où tout risque de corruption est absent, elle nous dit la vérité.
Car, l'Église n'est pas de ce monde, mais elle vit dans ce monde et le connaît.
Elle connaît l'être humain; ses réels besoins et ses tourments.
Elle connaît bien notre époque.  L'époque des grandes évolutions et des hauts débits. L'époque du déluge d'informations et de confusions. L'époque des multiples phobies, menaces et effondrements…
C'est pour cela qu'elle nous invite calmement et fermement au repentir. C'est pour cela qu'elle dissuade ses enfants à choisir un chemin erroné en spéculant sur leur peine et en fondant leurs espoirs sur des bases décrépies. En revanche, elle les exhorte à engranger des richesses au ciel, là où notre cœur se trouve aussi.
Ce trésor qui ne se corrompt pas, l'espoir qui ne trompe pas, c'est l'Amour divin; la force de cohésion de tout. C'est le Verbe Divin incarné qui reste parmi nous pour l'éternité.
C'est Lui la sanctification de nos âmes et de nos corps. Il n'est pas venu pour juger, mais pour sauver le monde. Il n'est pas venu réprimander, mais guérir. «Il fustige en se montrant compatissant, témoignant sa chaleureuse miséricorde.»
«Il a réduit à l'impuissance celui qui détenait le pouvoir de la mort, c'est-à-dire le diable». Il a effacé le rictus de la mort, c'est-à-dire le spectre de la mort, cette présence qui assombrit la vie et empoisonne la joie de l'homme.
C'est pour cela que lorsque notre cœur et notre amour se tournent vers le Seigneur Dieu fait homme, qui détient le pouvoir sur les morts et les vivants, alors tout s'éclaire et se transforme.
L'Apôtre nous ordonne de ne pas mettre notre espoir «dans la richesse incertaine, mais en Dieu, lui qui nous dispense tous les biens en abondance». Ce faisant, il affirme que le vrai plaisir de la vie est celui que Dieu nous dispense et que nous acceptons avec gratitude et remerciement. Le peu devient alors abondant et béni; l'éphémère et le fugace brille alors d'une lumière d'éternité.
Non seulement les joies de la vie présentent alors ce quelque chose qui ne disparaît pas, mais au contraire les épreuves et les afflictions deviennent occasion de consolation divine.
Le plan divin de notre salut est certain. C'est «l'abîme de sagesse qui aime les hommes et dirige toutes choses en vue du salut». Le fruit de notre labeur, notre pécule est assuré, car «nous confions notre vie tout entière et notre espoir» au Seigneur Dieu fait homme.
C'est pourquoi, quand l'Évangile nous renvoie au ciel, c'est au sens propre ; il nous fait atterrir sur la réalité terrestre, transformée en ciel.
C'est cette certitude que l'Église vit et confesse.
«Par ta Croix, ô Christ, les Anges et les hommes ont formé une seule Église, un seul troupeau; le ciel et la terre exultent de joie, Seigneur, gloire à toi».
Elle nous donne la possibilité de vivre le miracle de la terre devenue ciel. Le Royaume de Dieu est en nous.
Les racines de l'homme se trouvent dans le ciel. Sans l'Église, nous sommes sans appui et sans foyer.
L'Église est notre maison. Lorsque l'être humain revient vers elle, il revient à lui, il se retrouve.
Lorsque nous nous approchons de l'Église, nous ressentons ce qui est réellement vrai. Nous voyons le Père céleste nous attendre devant la maison.
Nous sommes convaincus par le sentiment du bien et de la beauté. La présence de son amour puissant qui vainc la mort ; et non pas celle du corruptible et de l'ambigu qui se joue de l'homme.
Écoutons donc la divine invitation et entrons dans l'océan du jeûne pour parvenir au havre de la lumière et de la résurrection en compagnie de tous les Saints.

Saint et Grand Carême 2009
† Bartholomaios de Constantinople,
fervent intercesseur auprès de Dieu pour vous tous.
Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /2009 07:57
- Publié dans : careme et jeune
Par Père Jean-Pierre

Message de Carême 2009 de l’Archevêque Gabriel

Chers frères et soeurs en Christ,

Nous allons entrer dans le carême pascal. Je voudrais partager avec vous quelques réflexions sur le sens de ces semaines de préparation à la lumineuse fête de Pâques, qui en est l’aboutissement.

Le carême est un temps à part, marqué liturgiquement par les textes du Triode, la liturgie des Présanctifiés, les services de la Passion ; il convient d’y préparer à l’avance le chœur, comme les cœurs des fidèles. Le carême est le temps de l’absence de l’époux (Mt 9,15), lorsque ses amis se mettent à jeûner. Il creuse un vide, et ravive notre humilité, par la récitation, par exemple, de la prière de saint Ephrem que l’on peut distribuer aux fidèles. Il est à la fois un temps de repentir, d’affliction, d’attente, et un temps de joie, de plénitude lorsque, l’attente une fois comblée, l’époux reviendra en gloire.

L’Eglise orthodoxe n’aime pas les prescriptions pointilleuses concernant la nourriture. Elle propose un idéal, conçu pour les moines : suppression de tout aliment d’origine animale. Essayons d’approcher de cet idéal au moins pendant la première semaine (la lecture quotidienne du canon de saint André nous sera d’une grande aide), et pendant la dernière, celle de la Passion. L’abstinence de nourriture est nécessaire, même si la privation de viande n’a pas le même sens aujourd’hui qu’autrefois. Elle est nécessaire dans un monde entraîné par la spirale de la consommation où les gens sont gagnés par l’obésité alors qu’ailleurs on crie famine. Il est bon d’organiser des « quêtes de carême », où chacun donne ce qu’il estime avoir économisé en achat de nourriture, le produit étant versé à des œuvres humanitaires.

L’abstinence c’est aussi la suppression, au moins la diminution, de la télévision, du tabac, de l’alcool, des revues frivoles, des divertissements où l’on « tue » le temps au lieu de la « racheter » (Eph 5,16). Accepter un manque dans la vie et apprendre à le combler par la prière, la lecture de l’Evangile, qu’il est bon de relire entièrement, aller visiter les malades, les isolés, assister aux offices qui, malgré une tristesse parfois, nous emplissent de douceur et mènent droit au mystère où se joue le destin du monde.

L’homme est souillé non par ce qui entre en lui mais par ce qui en sort : mauvaises pensées, débauches.. (Mc 7,21). Le carême implique un travail sur nous-mêmes, une maîtrise des pensées et des sentiments, une relation paisible avec notre entourage, le courage de surmonter nos peurs pour acquérir la paix intérieure. Ayons de la compassion envers ceux qui n’entrent pas dans l’esprit du carême, soutenons-les au sein de la communauté. Ravivons notre amour pour l’Eglise qui nous propose, humblement, de transformer notre vie et de goûter à plus de paix et de joie.

Si nous menons le combat contre les forces de ténèbres, Pâques sera l’accomplissement victorieux de nos efforts. Les forces de la Résurrection, à travers nous, rayonneront dans le monde. Dès le premier jour du carême, le dimanche du Pardon, les forces de la Résurrection peuvent faire irruption dans notre vie. Veuillez, tous mes frères et soeurs en Christ, me pardonner, et recevoir ma bénédiction paternelle dans l’amour du Christ.

Mercredi 26 novembre 2008 3 26 /11 /2008 00:00
- Publié dans : careme et jeune
Par Père Jean-Pierre
Catéchèse : l’Avent, un temps pour faire l’expérience de la gratuité et de la générosité
- le statut réel de la richesse : le mauvais riche (5.11) a le cœur incapable de miséricorde et de repentir ; le Samaritain (12.11) montre de l’amour pour le prochain et dépense pour lui (il donne 2 deniers à l’aubergiste et s’engage à le rembourser de ce qu’il aura dépensé). Aujourd’hui, la parabole dénonce l’avarice, l’esprit de possession, qui fait que la personne thésaurise : avoir ! Deux enseignements : la folie (« insensé ») de cette personne qui ne pense pas à la mort ; plus important, l’appel à « s’enrichir en vue de Dieu » - faire provision des biens spirituels, de la grâce divine. Quels sont ces biens ? Saint Paul les nomme dans l’épître de ce jour (donné par erreur dimanche dernier au lieu de Ephésiens 4, 1-7 où il parlait déjà des dons du saint Esprit : paix, unité, dons propres à chaque baptisé) : « les fruits de l’Esprit sont bonté, justice et vérité ». Il traduit « s’enrichir en vue de Dieu » par « se laisser remplir par le saint Esprit » ; et il donne comme méthode la psalmodie et la louange.
Les dons incréés ne doivent pas non plus être « thésaurisés » égoïstement ; ils sont « en vue de Dieu », tournés vers Dieu, rendus à lui puisqu’ils viennent de lui (et l’on « rend grâce » justement). La vie dans l’Esprit et dans ses dons, les charismes innombrables qu’Il communique de la part du Père et que manifeste la vie des saints, est donc circulation eucharistique des biens spirituels. Les biens matériels (créés) comme les spirituels (incréés) nous viennent du Père et constituent une richesse « pour Dieu » : ils sont appelés à obéir à la même loi de générosité. L’aumône fait circuler l’argent ; la louange fait circuler la grâce. Celui qui thésauriserait les biens spirituels (ingratitude, vaine gloire, attribution à soi de ce qui vient de Dieu, « prévarication », « matérialisme spirituel » en quelque sorte, convoitise satanique à l’égard des biens divins…) serait également un « mauvais riche », un avare. Les saints, riches en grâce divine, la dépensent et l’investissent par amour divin en prière et en action. Le carême de Noël consiste à s’appauvrir pour s’enrichir. La pauvreté « dans l’Esprit » est non-possession (matérielle ou spirituelle) : elle est richesse dans l’Esprit (« ils hériteront le Royaume », Matt 5, 3). Saint Jean Chrysostome (13.11), « montrant au monde des trésors où l’avarice n’a point de part », et saint Nicolas, « riche en pauvreté » (tropaires) l’illustrent.
- nos enfants sont maltraités par le matérialisme (convoitise des tout jeunes consommateurs). Comme les aider en ce temps de l’Avent ? La jouissance n’est pas un dû. Le jeûne transforme la nourriture en argent et en aumône. La frustration se mue en générosité. A la maison, on peut avoir, près des icônes, une petite tirelire où l’on placera l’argent des pauvres, pris sur notre plaisir égoïste. A l’église, l’enfant peut apporter des offrandes au Christ et à la Mère de Dieu (argent, pain, huile, vin, encens, cierges, noms des vivants et des défunts) et apprendre ce que veut dire « en vue de » ou « pour Dieu ». Dans la rue, à l’école - dans le monde – il apprendra à faire une offrande au prochain qui est le Christ. Ceci est une thérapeutique pour guérir nous-mêmes et nos petits des maladies spirituelles engendrées par la persécution des richesses et du confort. C’est une ascèse (= exercice) pour acquérir la liberté des enfants de Dieu. C’est une préparation aux temps d’épreuve et de dénuement qui viendront, nous le savons. C’est l’expérience de vivre comme Dieu, d’assimiler le comportement divin, celui des saints qu’aiment nos enfants. Quand nous avons demandé le baptême pour eux, c’était un projet éducatif : les éduquer suivant la richesse de l’Esprit ; les aider à croître dans la liberté et la maturité des enfants de Dieu qu’ils sont – car Dieu est leur Père ; ils ne sont pas à nous ; par le baptême ils sont au Christ et à l’Eglise, citoyens de Royaume. Profitons du temps de l’Avent pour les enrichir des vraies richesses !

(Père Marc-Antoine Costa de Beauregard)
Vendredi 30 novembre 2007 5 30 /11 /2007 18:11
- Publié dans : careme et jeune
Par Père Jean-Pierre

Le Cycle de la Nativité – prêtre Alexander Schmemann
http://www.schmemann.org/byhim/servicesofchristmas.html
En tant que Chrétiens Orthodoxes, nous commençons la célébration de la Nativité du Christ – le 25 décembre – par un temps de préparation. Quarante jours avant la Fête de la naissance de notre Seigneur, nous entrons dans la période du Jeûne de Noël : pour nous purifier tant l'âme que le corps afin d'entrer convenablement et de participer à la grande réalité spirituelle de la Venue du Christ. Cette période de jeûne ne constitue pas la période liturgiquement intense qui est caractéristique du Grand Carême; au contraire, le Carême de Noël est plutôt de nature "ascétique" que "liturgique". Cependant, la période du jeûne de Noël se reflète dans la vie de l'Église dans un certains nombre de notes liturgiques qui annoncent la Fête à venir.
Au cours des 40 jours de préparation, le thème de la Nativité qui approche est introduit dans les offices et commémorations liturgiques, petit à petit. Si le début du jeûne le 15 novembre n'est pas marqué liturgiquement par le moindre hymne, 5 jours plus tard, la veille de la Fête de l'Entrée de la Mère de Dieu dans le Temple, nous entendons la première annonce des 9 hirmi du Canon de Noël : "Christ est né, glorifiez-Le!"
Avec ces paroles, quelque chose change dans notre vie, dans l'air même que nous respirons, dans toute l'atmosphère de la vie de l'Église. C'est comme si nous percevions, loin, très loin, la première lumière de la plus grande des joies possibles – la venue de Dieu dans Son monde! Dès lors, l'Église annonce la venue du Christ, l'Incarnation de Dieu, Son entrée dans le monde afin de le sauver. Ensuite, durant les 2 dimanches précédant Noël, l'Église commémore les Ancêtres et les Pères: les prophètes et les saints de l'Ancien Testament qui ont préparé cette venue, qui ont amené l'histoire elle-même à être dans l'expectative, dans l'attente pour le salut et la réconciliation de l'humanité avec Dieu. Pour finir, le 20 décembre, l'Église entame l'Avant-Fête de la Nativité, dont la structure liturgique est similaire à la Semaine Sainte qui précède Pâques (Pascha) – car la naissance du Fils de Dieu en tant qu'enfant est le début du ministère salvateur qui va Le mener, pour notre salut, jusqu'à l'ultime sacrifice de la Croix.


Pourquoi jeûner avant la Nativité?
http://www.oca.org/QA.asp?ID=231&SID=3

QUESTION:
Je me demandais pourquoi nous jeûnons avant la Nativité. Les raisons du jeûne du Grand Carême me semblent plus évidentes. De plus, de quelles nourritures devons-nous normalement nous abstenir durant le jeûne de la Nativité?


RÉPONSE:
Nous jeûnons avant la Grande Fête de la Nativité afin de nous préparer pour la célébration de la naissance de Notre Seigneur. Comme dans le cas du Grand Carême, le jeûne de la Nativité est une préparation, durant laquelle nous nous concentrons sur la venue du Sauveur, concentration par le jeûne, la prière et l'aumône.
En jeûnant, nous "déplaçons notre centre d'intérêt" de nous-mêmes vers les autres, passons moins de temps à nous soucier de ce que nous mangerons, de quand nous mangerons, de quelle quantité nous mangerons, et ainsi de suite, et cela afin de voir notre temps s'accroître pour la prière et pour le soin des pauvres. Nous apprenons par le jeûne que nous pouvons prendre le contrôle de choses auxquelles parfois nous laissons latitude de prendre contrôle de nous – et pour nombre de gens, la nourriture est un élément contrôlant. Nous vivons dans
la seule société dans laquelle existe un réseau de télévision entièrement dévoué à la nourriture! Pendant que nous jeûnons de la nourriture, cependant, nous avons aussi à relever le défi de jeûner du péché, des commérages, de la jalousie, de la colère, et de toutes ces autres choses que, bien que nous pourrions souvent les contrôler, bien trop souvent, nous les laissons, elles, nous contrôler.
De même que nous nous abstiendrions de manger beaucoup avant d'aller dîner dans un restaurant de classe – si nous "ruinons notre appétit", nous apprécierons moins le restaurant – de la même manière, nous jeûnons avant la Nativité, afin de fêter plus complètement la Fête et de célébrer la Nativité elle-même.
Durant le Carême de la Nativité, nous sommes appelés à nous abstenir de viande, produits laitiers, poisson, vin et huile d'olive. En même temps, dans ce cadre, nous sommes mis au défi de jeûner du mieux de nos possibilités, et de le faire de manière constante. Si nous sommes amenés à devoir modifier l'étendue de notre jeûne, dans ce cadre-ci, c'est bien entendu possible, mais en tout cas, notre jeûne devrait être régulier et homogène, car le Christ ne voit pas le jeûne comme une option mais comme un "devoir." Dans l'Évangile selon saint Matthieu, le Christ dit "Lorsque vous jeûnez, ne soyez pas comme les hypocrites", Il ne dit pas "SI vous jeûnez" ou "SI VOUS CHOISISSEZ de jeûner".
Pour finir, c'est tout de même étrange que dans notre société – une société dans laquelle des gens dépensent librement et joyeusement des sommes énormes d'argent pour des régimes, nombre desquels prescrivant de s'abstenir de viande et de produits laitiers – malgré cela, le jeûne n'est pas plus largement suivit. Qu'il est étrange que le moindre Régime Montignac ou le moindre gourou du régime ou le moindre médecin nous dit de nous abstenir de manger de la viande ou du fromage ou du beurre, et nous le ferons avec joie – et paierons même cher pour son conseil, alors que lorsque l'Église offre ce même conseil (gratuitement!), nous avons tendance à rechigner, comme si on nous demandait l'impossible.

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