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  LITURGIES
PREMIER,DEUXIEME ET TROISIEME DIMANCHE,10H 30(suivie d'agapes)

Samedi 10 mai 2008
publié dans : articles
par Père Jean-Pierre

 

Bien sûr, cette année, Pâques est arrivé bien tard.

Cependant, il y a quelques jours, j'ai encore vue de la neige sur quelques sommets des environs. Alors, je me suis décidé à vous partager cette chanson de Pâques printanière...


En tous lieux, la Bonne Nouvelle résonne,

De toutes les églises le peuple jaillit.

L'aurore apparaît déjà dans le ciel.

Christ est ressuscité !

 

Les champs ôtent leur couverture de neige,

Et les rivières se libèrent de leurs chaînes,

Et la forêt non loin verdit.

Christ est ressuscité !

 

Voilà que se réveille la terre,

et que se rhabillent les champs,
voici le printemps, plein de miracles,

Christ est ressuscité !

Christ est vraiment ressuscité !

 

Et pour l'écouter dans sa version originale, il suffit de cliquer juste en dessous :

 

 

Merci à Tertius, qui a traduit le texte et à Monachus Exiguus qui a fourni la technologie pour l'écouter.

 

Les amateurs éclairés auront reconnu la chanson Христос Воскресе! d'Alexandre et Eléna Mikhaïlov

Vendredi 9 mai 2008
publié dans : articles
par Père Jean-Pierre

De Pâques à la Pentecôte (p. George D. Dragas)

 




1. La période Pentecostale. Le mot "Pentecôte" signifie "cinquantième," et il est utilisé pour désigner le grand événement de la Descente du Saint Esprit (Epiphoitesis) sur les Apôtres et l'Église le 50ème jour après la Résurrection du Christ, et 10ème jour après Son Ascension au Ciel.
Avant Sa Passion, le Seigneur avait parlé à Ses disciples du don du Saint Esprit, qu'ils devaient recevoir après l'Ascension. Les détails sont rapportés dans l'Évangile de saint Jean : "Je demanderai au Père de vous envoyer le Saint Esprit, Qui vous défendra et sera toujours avec vous" (Jn 14,16). Il dit aussi "Le Saint Esprit ne saurait venir avant que Je ne sois parti. Mais après Mon départ, Je vous enverrai l'Esprit" (Jn 16,7). Après Sa Résurrection, le Seigneur apparut aux disciples et leur dit : "Recevez l'Esprit Saint" (Jn 20,22). C'était un avant-goût de la Descente (Epiphoitesis) survenue le Dimanche de Pentecôte.
Vers la fin de l'Évangile de saint Luc, le Christ dit à Ses disciples : "Je vais envoyer sur vous ce que Mon Père a promis. Vous autres, restez en ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus d'une force d'en-haut" (Lc 24,49). C'est cependant dans les Actes d'Apôtres que saint Luc parle de l'accomplissement de cette promesse. "Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous réunis. Soudain retentit du ciel un fracas semblable à celui d'une bourrasque de vent et ce bruit remplit toute la maison où ils étaient assis. Alors ils virent paraître comme des langues de feu qui, se partageant, vinrent se poser sur chacun d'eux. Ils furent tous remplis du Saint-Esprit, et se mirent à parler des langues étrangères selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer" (Actes 2,1-4).
Depuis les temps anciens, la période de 50 jours allant de Pâques à la Pentecôte a été appelée Pentecôte, du fait de ce qui commença avec le Seigneur soufflant le Saint Esprit sur Ses disciples, et qui se consomma avec la pleine descente de l'Esprit sur les disciples et l'Église toute entière. Alors, l'Église était pleinement née et commença à croître.
Pendant cette période, tout jeûne et agenouillement est interdit, comme confession tangible de la Résurrection du Christ. Ce n'est en fait que le jour même de la Pentecôte que l'agenouillement est repris, et il est lié à un Office spécial d'agenouillement (akolouthia gonyklesias), qui consiste en prières pour le don du Saint Esprit, d'où le nom de "Jour de l'Agenouillement" donné à la Pentecôte (tes gonatistes).
Par la suite, une autre semaine fut ajoutée à ces 50 jours, afin de célébrer l'après-fête (methorta) de la Fête de la Pentecôte. Ainsi, de nos jours, la période de Fêtes mobiles après Pâques s'étend sur 8 semaines, pour comprendre le Dimanche de la Toussaint (Agion Panton), et est divisée en 3 parties
a. Les 40 jours de l'après-Fête de Pâques
b. La Fête de l'Ascension, en plus de sa période de post-Fête
c. La Fête de la Pentecôte, avec sa propre période d'après-Fête.
Les hymnes de cette période sont reprises dans un livre spécial, appelé le Pentecostaire ou Pentekostarion.

2. Dimanche des Femmes Myrophores. Nous avons déjà parlé de la Semaine Radieuse (Diakainesimos) et du Dimanche de saint Thomas (1er dimanche après Pâques). Le second dimanche après Pâques est appelé Dimanche des Myrophores (Kyriake ton Myroforon). Il est dédié aux femmes qui apportèrent la myrrhe au Tombeau du Christ. Il est aussi dédié aux disciples secrets du Seigneur, Joseph d'Arimathie et Nicodème, qui organisèrent et assistèrent aux funérailles du Seigneur. Ceci est clairement commémoré dans la lecture de l'Évangile du jour (Mc 15,43-16,8).
Les Myrophores, nous les identifions d'après les saints Évangiles comme étant Marie-Madeleine, Marie mère de Jacques et Josué (aussi appelée Marie de Clopas), Jeanne épouse de Chouza, garde d'Hérode Antipas, Salomé, mère des fils de Zébédée, et Suzanne.
Joseph d'Arimathie, une ville de Judée, était riche et noble, et membre du Sanhédrin, le conseil municipal à Jérusalem. Il était un de ceux qui n'avaient pas acquiescé à la décision du conseil contre le Christ. Il fut aussi celui qui osa courageusement demander le Corps du Christ à Ponce Pilate (Mt 27,57-60; Mc 15,42-47; Lc 23,50-56, Jn 19,38-42).
Nicodème était un dirigeant Juif, un Pharisien, qui était fort versé dans les Écritures et avait rendu une visite nocturne au Christ (Jn 3,1-21; Jn 19,39-42).
Toutes ces saintes personnes nous démontrent clairement que des gens de tous les états de vie peuvent être disciples du Seigneur, jusqu'à jouir du privilège de prendre soin de Son Corps et devenir les premiers témoins de la puissante Résurrection du Seigneur.
Jeudi 8 mai 2008
publié dans : articles
par Père Jean-Pierre

Prière pour les ennemis

 



http://www.stvladimirs.ca/library/prayer-enemies.html

Prière traditionnelle, auteur inconnu

Seigneur Jésus-Christ, Qui nous a commandé d'aimer nos ennemis, et ceux qui nous diffament et nous offensent, et de prier pour eux et de leur pardonner; Qui Toi-même pria pour Tes ennemis, qui Te crucifiaient: daigne nous accorder, nous T'en prions, l'esprit de la réconciliation et de la douceur Chrétienne, afin que nous puissions pardonner du fond du coeur toute offense, et être réconciliés avec nos ennemis. Accorde-nous de vaincre la malveillance et les offenses des gens par la douceur Chrétienne et le véritable amour de notre prochain.

De plus, nous Te supplions, Ô Seigneur, d'accorder à nos ennemis la paix véritable et le pardon des péchés; et de ne pas leur permettre de quitter cette vie sans la vraie Foi et une conversion sincère. Et aide-nous à rendre le bien pour le mal, et à rester insensibles face aux tentations du démon, et préserve-nous de tous les périls qui nous menacent, sous la forme d'ennemis visibles ou invisibles.

Amen
.





une autre prière pour les ennemis :
http://orthodoxie.sosblog.fr/Premier-blog-b1/Priere-pour-les-ennemis-Anonyme-b1-p675.htm

Mardi 6 mai 2008
publié dans : articles
par Père Jean-Pierre

06 mai 2008

Stop à la Christianophobie! (ev. Hilarion de Vienne aux dirigeants européens)

 


évêque Hilarion Alfeyev : déclaration à la rencontre des dirigeants de l'Union Européenne avec les reponsables religieux d'Europe
http://southern-orthodoxy.blogspot.com/2008/05/note-to-eu-re-christianophobia.html


Bruxelles, 5 Mai 2008

Parlant au nom de l'Église Orthodoxe de Russie, qui compte plusieurs millions de fidèles vivant sur le territoire de l'Union Européenne, j'aimerais féliciter les dirigeants de l'UE pour avoir rassemblé des responsables des religions du monde. J'applaudis ces efforts des Institutions Européennes qui s'investissent dans la promotion de la tolérance et de la paix entre les représentants des différentes religions et les points de vue du monde. J'apprécie le fait que la direction de l'UE souhaite écouter nos préoccupations, et j'espère que nos discussions de ce jour ne resteront pas au niveau théorique mais auront des conséquences pratiques.
Le dialogue inter-religieux, de même que le dialogue entre religion et idéologies séculières, est une question de nécessité et d'urgence. L'Europe assiste à une réorganisation de sa carte religieuse. Dans certains pays, où jusqu'il n'y a pas si longtemps, une idéologie athée était officiellement imposée à la population toute entière, et où les églises étaient gravement persécutées, nous assistons à présent à un renouveau religieux sans précédent. Dans d'autres pays, cependant, nous voyons un déclin bien manifeste de la pratique religieuse. Le sécularisme prend de l'élan dans des nations qui, il n'y a pas si longtemps, s'identifiaient elles-mêmes comme chrétiennes, cependant que la croissance de l'islam est aussi fort évidente.
Les dirigeants de l'EU font des efforts remarquables pour aider les immigrés de pays islamiques à intégrer les valeurs européennes et à s'intégrer pleinement dans la société européenne. Un environnement de tolérance y est créé, où chaque personne, quelle que soit ses croyances, doit se sentir chez elle.



Je crois cependant que les idéologies séculières ne devraient pas être considérées comme la base principale pour créer une société de tolérance et de respect mutuel. Une idéologie séculière ou athée ne saurait servir de dénominateur commun pour tous les différents points de vues qui coexistent en Europe.
Je crois aussi que la tolérance ne devrait pas être promue aux dépens des Chrétiens, qui continuent à constituer la majorité de la population de l'Europe. Les cas de
Christianophobie et de discrimination contre les Chrétiens devraient être officiellement condamnés. L'exposition publique de symboles chrétiens ne devraient nulle part être interdite en Europe, et la célébration de fêtes chrétiennes ne devrait nulle part être découragée au nom d'une tolérance mal comprise.






On aimerait voir de la part des autorités de l'EU qu'elles en fassent plus pour protéger l'héritage chrétien de l'Europe. Ceci concerne en particulier la région du Kosovo, où des églises sont brutalement détruites, et des milliers de Chrétiens se retrouvent sans logis, ou sont forcés à l'exil. Cela concerne aussi cette partie de Chypre qui est encore et toujours occupée illégalement par les forces armées Turques, où l'on détruit les églises et où le restant de la population Chrétienne continue de grandement souffrir.
La Turquie aspire à devenir membre de l'Union Européenne, alors que dans le même temps, elle continue de négliger les droits de sa population Chrétienne. Le refus de la Turquie de laisser rouvrir le séminaire théologique d'Halki, malgré des demandes répétées de la part du patriarcat de Constantinople, ne sont qu'un des nombreux exemples de ces manquements. Cette politique largement anti-Chrétienne est actuellement renforcée par le négationisme officiel concernant les atrocités commises contre les Chrétiens dans le passé, tels que les génocides des Arméniens, Grecs et Assyriens. J'espère que l'UE utilisera le mécanisme de négociation avec la Turquie afin de s'assurer que les crimes du passé ne seront pas répétés à l'avenir, et que les minorités religieuses en Turquie seront traitées selon les normes civilisées.
De plus, les dirigeants de l'EU pourraient et devraient en faire bien plus pour protéger les populations Chrétiennes hors d'Europe, en particulier en Irak, Afghanistan, Arabie Séoudite, et tant d'autres pays islamiques. En Irak, le meurtre et l'enlèvement de clergé chrétien est une réalité quotidienne. En Afghanistan, la conversion au Christianisme peut mener à la peine de mort. En Arabie Séoudite, il n'existe pas la moindre église chrétienne, et les ouvriers Chrétiens ne sont pas autorisés à lire la Bible ou à se rassembler pour célébrer. Des nouvelles alarmantes à propos de persécutions et de massacres de Chrétiens arrivent du Pakistan, d'Indonésie, des Philippines, de même que de nombre de pays africains.
J'aimerais conclure ma brève contribution en affirmant que les églises chrétiennes dans l'Union Européenne, et en particulier les Églises Orthodoxes, continueront à pleinement coopérer avec la direction de l'UE afin de créer un monde fondé sur les principes de tolérance, justice et égalité.



*-*-*-*-*


Dimanche 4 mai 2008
publié dans : articles
par Père Jean-Pierre

 
La grande tradition de l'Eglise orthodoxe, en matière de langue, c'est d'utiliser la langue parlée localement.
Aussi, nombreux sont les missionnaires qui - comme Cyrille et Méthode, apôtres des Slaves, Nicolas Kasatkin, apôtre du Japon, ou encore Innocent de Moscou, apôtre des Aléoutes - ont traduit dans les langues de leurs pays de mission les textes bibliques et liturgiques, et ont donné à leurs habitants la parole de Dieu et la prière dans leur langue : tout le support de la foi.
 
Cependant, il faut bien le constater, si les peuples nouvellement évangélisés disposent de traductions modernes, pour d'autre, les traductions se font vieillottes.
Les aléas de l'histoire n'y sont pas pour rien.
 
Cependant, les choses évoluent : ainsi, tandis qu'une traduction de la liturgie en russe (et qui pourrait remplacer le slavon) vient de voir le jour en Russie, un colloque international sur "les orthodoxes et les traductions de la Bible" s'est tenu à Paris.
 
Espérons que le Béotien qui vient d'être élu primat de l'Eglise de Grèce osera, lui aussi, faire entendre la voix du Christ à ses contemporains, dans leur langue d'aujourd'hui.
 
La photo en tête de ce billet se veut symbolique de ce travail permanent : c'est la couverture de la première édition en grec "moderne" du Nouveau Testament, réalisée par Maxime de Gallipoli en 1638 sous le patronage du patriarche de Constantinople.
Un travail toujours à refaire…
 

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